les gaz à effet de serre -Ecologie, science


L’effet de serre additionnel

Ce sont les activités humaines, principalement par l’exploitation massive de combustibles fossiles et la modification de la couverture des terres (notamment pour l’élevage), qui entraînent une augmentation des concentrations atmosphériques en Gaz à Effet de Serre (GES), ce qui modifie les bilans radiatifs et réchauffe l’atmosphère.

Ce phénomène naturel de piégeage par l’atmosphère de la fraction du rayonnement solaire ré-émis par la Terre, l’effet de serre, est amplifié par les rejets excessifs de gaz majeur : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4), protoxyde d’azote ou d’oxyde nitreux (N2O), d’ozone (O3) et de gaz mineurs comme l’hexachlorofluorocarbone (HCFC), les perfluorocarbures (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6). Ou, les concentrations des trois gaz majeurs « ont crû de façon notable du fait des activités humaines depuis 1750 » (GIEC, 02/2007).

Pour obtenir des éléments de comparaison, les chercheurs ont obtenu par l’analyse de multiples carottes glaciaires des bornes trés précis quant aux teneurs « normales observées » sur plus de 800 000 ans pour le CO2 et le CH4.

Responsabilité des différents gaz dans l’effet de serre additionnel

Les différents gaz responsables plus ou moins à l’effet de serre via leur pouvoir de réchauffement et leur durée de vie. Ainsi, même des gaz émis en très petite quantité peuvent augmenter nettement et durablement l’effet de serre.

Concentrations passées (avant 1750) et actuelles des principaux gaz à effet de serre d’origine anthropique

© C. Magdelaine / notre-planete.info d’après : GIEC, CITEPA, OMM, GPC, WDCGG.
ppm = parties par million, ppt = partie par billion
Images : Galerie ChemTube3D de structures rotatives par Nick Greeves et OUP, licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.
Gaz Partie du forçage radiatif Concentration
préindustrielle
(t1)
Concentration
actuelle
(t2)
Variation
(t2-t1)
Pouvoir de réchauffement global (PRG)
(base 1 = CO2)
Durée de vie moyenne Équivalent carbone
(en kg)
CO2
CO2
65 % 278 ppm 410 ppm + 47 % 1 5 à 200 ans 0,2727
CH4
CH4
17 % 730 ppb 1869 ppb + 156 % 28 10 ans 2,3
N2O
N2O
6 % 270 ppb 331 ppb + 23 % 265 131 ans 81,3
SF6
SF6
? ? 7,9 points ? 22 800 3 200 ans
PFC ? ? 83 points ? entre 2 000 à 50 000 ans ?
HFC / HCFC 11 % ? 123 points de 1,4 à 14 800 entre 0,1 et 270 ans ?
NF3
NF3
12 % 0,02 ppb
en 1978
0,454 points 2170 % 17 200 500 ans

Le Pouvoir de réchauffement global (PRG)

Cet indicateur synthétique vise à regrouper sous une seule valeur l’effet ajouté de tous les polluants qui contribuent à l’augmentation de l’effet de serre. Cet indicateur est exprimé en « équivalent CO2 » du fait que par définition l’effet de serre attribué au CO2 est fixé à 1 et celui des autres substances relativement au CO2 (CITEPA).
Du fait de leur différent temps de séjour dans l’atmosphère, ces PRG vont varier suivant les échéances considérées : par exemple, l’effet d’un kg de méthane à 100 ans est estimé comme étant 23 fois celui d’un kg de CO2 , alors que sur 50 ans son effet est 46 fois celui d’un kg de CO2. En règle générale, le pas de temps considéré est fixé à 100 ans.

Si l’on l’ensemble des gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère, leur concentration est équivalente à
ppm équivalent CO2 fr , contre 385 ppm en 1980.
L’évolution des concentrations en gaz à effet peut être suivie sur la page de la NOAA dédiée à l’indice annuel des gaz à effet de serre.

Les principaux gaz à effet de serre additionnels (GES)

Le dioxyde de carbone (CO2)

Le dioxyde de carbone (CO2) contient du carbone (C). Ce carbone prend différentes formes et circule entre les organismes vivants, la matière organique du sol, les océans, les gisements de combustibles fossiles et l’atmosphère. Lors de la combustion des énergies fossiles, le carbone se transforme immédiatement en CO2. Inversement, l’accumulation de carbone à partir de la matière organique créée par la photosynthèse, s’est produite au Carbonifère, il y a plus de 300 millions d’années.

L’augmentation de la teneur de l’atmosphère en CO2 est corrélée avec l’exploitation de combustibles fossiles comme le prouve la diminution de la teneur en radiocarbone du CO2 atmosphérique, radiocarbone que l’on ne trouve pas dans les matières végétales formées il ya des millions d’années.

Le CO2 provient principalement des émissions de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz). Il est également question de certains procédés industriels, la déforestation et l’agriculture intensive.
Les secteurs les plus émetteurs sont l’industrie, la production énergétique et les transports. La consommation des ménages (cuisson, chauffage, électricité) contribue aussi significativement aux émissions de CO2.
Le CO2 est également émis par l’activité naturelle de notre planète : éruptions volcaniques, respiration des plantes et des animaux.

Selon l’indice annuel d’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère (AGGI) publié par la NOAA, le forçage radiatif de l’atmosphère induit par les gaz à effet de serre persistants s’est accumulé de 43 % entre 1990 et 2018, le CO2 étant à l’origine d’environ 80 % de cette augmentation.

Le cycle du carbone

Le carbone est présent dans tous les grands milieux de notre planète (biomes) :

  • Océans 37 000 Gt (Gigatonnes c’est à dire milliards de tonnes de carbone). On distingue deux réservoirs océaniques :
    1. les eaux de surface (1 700 Gt), sur une centaine de mètres, où s’opèrent les échanges avec l’atmosphère. Les eaux de surface, grâce au phytoplancton absorbant une quantité importante de carbone.
    2. les eaux profondes (35 300 Gt) où le carbone est présent sous forme de carbone inorganique dissous. (G.Jacques, H. Le Treut, 2004)

    Toutefois, le puit océanique n’est pas sans limites et cette absorption peut entraîner de graves conséquences pour la vie marine à moyen terme.

  • La biomasse vivante (600 Gt) dont 283 Gt pour les forêts (FAO – FRA 2005) ; le carbone organique mort (2 600 Gt).
  • Les sédiments calcaires (66 000 000 à 100 000 000 Gt)
  • L’atmosphère

Les échanges annuels de carbone entre l’atmosphère et la surface de la Terre sont de 105 Gt entre la végétation et l’atmosphère et 90 Gt entre l’océan de surface et l’atmosphère.

A la fin du XIXème siècle, l’atmosphère contenait environ 235 Gt de carbone. A partir de 1950, la combustion d’énergies fossiles émettait 1,5 Gt de carbone par an, 4,5 Gt en 1970, 6,4 Gt en 1990 et 7,9 Gt en 2007.
La moitié environ des émissions de carbone est absorbée par les puits naturels de carbone comme les océans (1/4), la végétation et les sols (1/4), l’autre moitié s’accumule dans l’atmosphère. Ou, il est indispensable de diminuer au moins de moitié ces émissions… La civilisation industrielle a donc déjà perturbé le cycle du carbone à l’échelle planétaire. Et ces émissions pourraient être multipliées par 5 jusqu’à 2 100 à un tel rythme.

budget CO2Représentation schématique de la perturbation du cycle global de carbone à cause des activités humaines de 2002 à 2011. océans le séquestre. Les unités sont en milliards de tonnes par an.
Source : GIEC, 2013

Suivi des émissions globales de CO2 d’origine anthropique

Le suivi détaillé des émissions de CO2 est disponible dans nos indicateurs.

Les concentrations en dioxyde de carbone (CO2)

concentration-CO2-histoire
Concentrations en CO2 depuis 800 000 ans
Auteur : Climat Central – Licence : DR

Les concentrations en CO2 sont comprises entre 190 ppm (ères glaciaires) et 260 ppm (périodes chaudes). Les mesures effectuées à l’observatoire de Mauna Loa et l’étude des bulles d’air emprisonnées dans les calottes polaires, constaté que la concentration est passée d’environ 280 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 400 ppm en 2014 : le taux de CO2 atmosphérique est plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été au cours des 2 derniers millions d’années…
A titre de comparaison, il avait fallu plus de 5 000 ans pour que la concentration en CO2 augmente de only 80 ppm à la fin du dernier âge glaciaire… (GIEC, 2007)
Notons qu’il existe une oscillation annuelle normale des concentrations de CO2 qui s’explique par le cycle végétatif.

concentration Mauna LoaConcentrations moyennes mensuelles (en rouge) et corrigées (sans l’effet saisonnier – en noir) de CO2 relevées à l’observatoire de Mauna Loa – Hawaii
© NOAA ; 08/2021

Le danger des puits de carbone

L’évolution du taux de CO2 est compliquée par son cycle qui touche tous les milieux : océans, sols, faune, flore, air. Ainsi, la moitié seulement du CO2 rejetée par les activités humaines s’accumule dans l’atmosphère, l’autre moitié associée à un puits de carbone que sont les océans, les sols, la faune et la végétation déjà bien menée.

Le protocole de Kyoto prévoit la possibilité d’attendre aux puits de carbone pour obtenir des permis d’émissions. Ou, vu les niveaux de CO2 observés et surtout les changements climatiques enclenchés, il est envisageable que les puits de carbone que sont les arbres, en disparaissant, libèrent le gaz carbonique qu’ils contiennent portant les émissions de 35 à 40 milliards de tonnes ! En effet, selon une étude de l’institut britannique de météorologie Hadley  » la biosphère terrestre intervient comme un puits de carbone jusqu’en 2050 environ, puis se transforme en source  » d’émission, car à terme les végétaux rejettent le CO2 au préalable stocké. De plus, des études françaises et britanniques craignent que les océans et les forêts émergents… Sur ce point, les océans qui participent aussi massivement à l’absorption de CO2 grâce aux courants marins et au plancton, seront moins efficaces.
Dans tous les cas, aucun plan réaliste de sylviculture ne pourrait compenser les rejets de CO2 des sociétés humaines.

La séquestration du carbone dans les couches géologiques profondes ou dans les fonds marins est également en expérimentation tout en posant des problèmes techniques et écologiques.

Le méthane (CH4)

Le méthane provient de la dégradation de la matière végétale par des bactéries méthanogènes, dans un milieu pauvre en oxygène.

Ce gaz est à 60% émis par l’élevage intensif des bovins, les déjections animales, les cultures (comme le riz), la fermentation des déchets organiques, les feux de forêts, l’utilisation du bois pour le chauffage et la cuisson, l’inondation de vallées lors de la mise en eau des barrages (avec la décomposition de la biomasse noyée), lors du transport et de l’exploitation du gaz et du pétrole (fuites de grisou dans les mines de charbon, de gaz avec les gazoducs, torchères…) et enfin dans les milieux humides, compacts et mal drainés.
40% des émissions de méthane sont imputables à des processus naturels tels que ceux liés aux terres humides et aux termites.

Le méthane contribue à hauteur de 20 % au forçage radiatif direct induit par les gaz à effet de serre et ses émissions d’émissions une forte augmentation depuis 2007.

Notons enfin que le CH4 s’oxyde en CO2.

Les concentrations en méthane (Ch4)

Le CH4 fluctue entre 320 (périodes froides) et 790 ppb (périodes chaudes), ou nous avons dépassé les 1800 ppb. Notons que les activités humaines ont modifié les concentrations en méthane depuis plus de 2 000 ans (Université du Colorado – J.White, 09/2005)

Le CH4 contribue à hauteur de quelque 17 % au forçage radiatif.

Le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O)

Le protoxyde d’azote (N2O) ou gaz hilarant est un composant du cycle de l’azote (N). L’azote est présent dans le sol, les végétaux et dans l’atmosphère principalement sous sa forme gazeuse, le N2.
Les micro-organismes qui réalisent la nitrification et la dénitrification de l’azote dans les sols et les fumiers sont responsables des émissions de N2O en milieu agricole. Ces émissions sont stimulées par l’épandage d’engrais minéraux azotés et d’engrais organiques, et par l’excès d’azote minéral provenant d’engrais organiques et de synthèse dans un milieu faible en oxygène, tel que les sols compacts et mal drainés (Nature Québec, 2011)

Le protoxyde d’azote est le 3e plus important gaz à effet de serre après le CO2 et le CH4 et contribue à hauteur de 6,2 % au forçage radiatif direct induit par les gaz à effet de serre. 1/3 des émissions de N2O sont liées aux activités humaines.

Ses sources d’émission sont à la fois naturelles (océans, sols) et anthropiques : agriculture intensive (décomposition des engrais, déjections), combustion de la biomasse, procédés industriels chimiques (production d’acide nitrique et d’acide adipique), combustion des carburants pour l’aviation et aérosols.

Depuis le début des années 2000 et plus particulièrement 2009, les pratiques agricoles ont fortement augmenté les émissions de protoxyde d’azote dans l’atmosphère (Thompson R, et al ; 2019). L’accélération est mêem bien plus importante que les estimations du GIEC.

Le protoxyde d’azote est également le premier responsable de la destruction de l’ozone troposphérique depuis que les émissions de composés halogénés sont maîtrisées.

L’ozone (O3)

Ce gaz résulte de réactions chimiques de divers polluants primaires comme les oxydes d’azote (NOx), le CO et les Composés Organiques Volatils non-Méthaniques (COVNM) sous l’effet du rayonnement solaire. La production d’ozone est fortement liée au trafic automobile dans des conditions de températures supérieures à 25°C. L’ozone troposphérique représenterait 17 à 20% de l’effet de serre additionnel (Planète Environnement, 2004).
Pourtant, ce gaz n’est pas pris en compte dans les accords internationaux.

Les HydroFluoroCarbones (HFC)

Les HFC sont des gaz qui ne contiennent pas d’atomes de chlore ou de brome connus pour leur atteinte grave à la couche d’ozone. Ils se susbstituent aux CFC qui ont été utilisés massivement dans les systèmes de réfrigération, de conditionnement d’air et comme gaz propulseur dans les aérosols. Le protocole de Montréal, un accord international signé en 1987, a progressivement permis l’abandon des CFC et leur remplacement par les HFC. Si cela est bénéfique pour le rétablissement de la couche d’ozone, les HFC ont contribué de plus en plus au réchauffement climatique, notamment dans la chaîne du froid.

Répartition des émissions mondiales des émissions de gaz à effet de serre par secteur

secteur GESRépartition des émissions mondiales de GES par secteur en 2010
Source : GIEC, 2014

La vapeur d’eau (H2O), un gaz à effet de serre ?

La vapeur d’eau est le principal gaz à effet de serre naturel et y contribue à hauteur de 55 %. Elle joue un rôle complexe dans le cycle climatique de la voiture et ses réponses sont très rapides (quelques semaines au plus) en fonction des conditions météorologiques, du changement aux autres GES dont la durée de vie et l’inertie sont beaucoup plus importantes. En effet, le temps moyen de résidence d’une molécule d’eau dans l’atmosphère est d’environ 10 jours contre environ 100 ans pour une molécule de CO2.

Ce temps de résidence très court et le fait que les activités humaines influencent peu sa concentration dans l’atmosphère n’en font pas un gaz à effet de serre additionnelle problématique.
Cependant, c’est la température de l’atmosphère qui détermine sa teneur : plus il fait chaud, plus l’air contient de vapeur d’eau. Ainsi, en réchauffant l’atmosphère, nos activités pourraient augmenter autant la quantité de vapeur d’eau dans l’air, augmenter d’autant plus l’effet de serre : sur ceci une réaction positive.
Cette conséquence est prise en compte dans les modèles climatiques.


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Éthologie — Wikipédia -Ecologie, science


L’éthologie est l’étude scientifique du comportement des espèces animales, y compris l’humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, par des méthodes scientifiques d’observation et de quantification des comportements animaux.

Aristote étudiait déjà le comportement animal avant que le terme « éthologie » ne soit défini par le naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en 1854. Des scientifiques tels que Charles Darwin, Oskar August Heinroth, Jean-Henri Fabre, Charles Otis Whitman, Jakob von Uexküll ont ensuite marqué l’étude du comportement animal en biologie.

Les bases formelles de l’éthologie ont été posées à partir des années 1940 par les travaux des Autrichiens Karl von Frisch et Konrad Lorenz et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen, considérés comme les fondateurs de l’éthologie moderne et récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1973. Au cours du XXe siècle l’éthologie est influencée par plusieurs courants de pensée scientifiques, dont un courant américain de psychologie behavioriste et un courant européen de naturalistes objectivistes.

Cette branche zoologique de la biologie possède des sous-disciplines telles que l’éthologie humaine, l’éthologie appliquée ou la neuroéthologie, et est apparentée à d’autres champs de recherche, comme la biologie du comportement, l’écologie comportementale, la génétique du comportement ainsi que la psychologie animale et, pour le versant humain, la psychologie du développement, la psychologie cognitive, la psychologie sociale et l’anthropologie.

En France, les éthologues, ou scientifiques du comportement animal, ont obligatoirement suivi une formation universitaire de 5 ans[[1] composée d’une licence scientifique, généralement en biologie ou psychologie et d’un master d’éthologie. Les éthologues peuvent aussi être chercheurs[[2] après obtention d’un doctorat

.

Le terme « éthologie » signifie étymologiquement « étude des mœurs » où ce terme dans le sens de « comportement »[[3]. Les premières contributions qu’il est possible de verser au patrimoine de cette science datent du XVIIe siècle[réf. nécessaire]. Le mot n’est employé qu’en 1854 par le Français Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1805-1861) dans son sens actuel[[4].

L’éthologie se définit comme l’étude du comportement animal, ayant pour but d’étudier le comportement sous quatre aspects : sa fonction adaptative, ses mécanismes, son développement au cours de la vie d’un individu et son évolution au niveau phylogénétique[[5]. Cette discipline fait appel à des méthodes d’observation et de mesure des comportements, notamment définies par Altmann (1974), ainsi qu’à des méthodes issues d’autres domaines permettant une approche intégrative[[6] (analyses génétiques, immunologie…). Les espèces étudiées peuvent être sauvages comme domestiques, et observées dans leur milieu naturel ou en captivité, que ce soit dans un environnement expérimental ou non.

Plusieurs sous-disciplines s’en détachent. Par exemple, l’éthologie appliquée vise à étudier les comportements afin d’améliorer les relations entre l’humain et l’animal, ainsi qu’à conserver des espèces et à améliorer le bien-être animal. L’éthologie cognitive se concentre sur l’étude des facultés psychologiques animales, sur les états mentaux et les conduites, notamment en matière d’apprentissage, de reconnaissance, de discrimination, etc. La neuroéthologie se concentre sur les aspects neurologiques qui sont à l’origine des comportements. L’éthologie humaine consiste à étudier les êtres humains dans leur environnement selon les mêmes méthodes biologiques d’observation du comportement que celles employées pour les espèces non-humaines, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective[[5],[[7],[[8]. L’éthologie comparée ou comparative se concentre sur la comparaison des comportements entre différentes espèces. Ce terme n’est cependant plus utilisé en raison de l’approche comparative similaire déjà adoptée dans les autres disciplines biologiques[[8].

L’éthologie ne doit cependant pas être confondue avec le behaviorisme, courant de psychologie américain qui a marqué le début du XXe siècle et dont l’approche est centrée sur la thématique de l’apprentissage, notamment via des expérimentations de laboratoire.

Prémices[[modifier | modifier le code]

Le comportement animal fait déjà l’objet de descriptions dans l’Antiquité grecque, notamment par Aristote ainsi que par Théophraste[[9]. Certaines œuvres d’Aristote sont même parfois qualifiées comme relevant de l’éthologie[[10]. Dans sa série de livres intitulée L’Histoire des animaux, Aristote décrit des comportements exprimés par certaines espèces animales dans un but de classification, réalisant ainsi la première taxonomie animale[[4]. Il y fait également des rapprochements entre l’humain et les autres animaux. Pour Aristote, les humains et les autres animaux partagent une « âme sensible » tandis que seul l’humain dispose d’une « âme pensante »[[4]. L’influence d’Aristote se poursuit au Moyen Âge ainsi que dans l’étude des sciences naturelles.

Plusieurs naturalistes, zoologues et philosophes s’intéressent entre autres au comportement animal et le décrivent. Au XVIIIe siècle, Buffon au sein de son Histoire naturelle décrit de nombreux comportements, en se penchant sur les capacités comportementales, l’intelligence, l’instinct et les prédispositions à la domestication de plusieurs espèces. Réaumur dans ses Mémoires pour servir à l’histoire des insectes décrit plus particulièrement les insectes sociaux. Leroy, dans Lettres sur les animaux, souhaite réaliser une description complète de chaque espèce animale, en décrivant et en discutant les comportements comme révélateurs de compétences, de capacités ou de fonctions spécifiques. Leroy distingue instinct et intelligence[[4].

Au XIXe siècle, Lamarck introduit dans Philosophie zoologique la théorie du transformisme chez les espèces, idée selon laquelle l’usage et le non-usage de traits modifient l’expression de ceux-ci, et selon laquelle les traits acquis se transmettent également de manière héréditaire à la descendance. Dans cette perspective, le comportement de l’animal s’adapte à l’environnement, ce qui influence directement l’évolution de l’espèce[[4].

Cependant, les premières véritables recherches dédiées au comportement animal datent du XIXe siècle, bénéficiant de l’essor des travaux en sciences naturelles de cette époque[réf. nécessaire], et plus tard, des travaux en psychologie, l’éthologie ne devenant une discipline à part entière qu’au XXe siècle[[7]. Gilbert White et Charles-Georges Leroy font partie des précurseurs[[11]. Charles Darwin est parfois considéré comme le père de l’étude du comportement animal[[11]. Il y consacre certains de ses ouvrages, comme The Expression of the Emotions in Man and Animals, dans lequel il établit des rapprochements entre comportements humains et comportements animaux, inscrivant l’humain dans une continuité évolutive[[11].

Parallèlement, le comportement animal est aussi étudié sous l’angle de la psychologie comparée, dont René Descartes fut un précurseur. Deux écoles s’affrontent[réf. nécessaire], les vitalistes comme George John Romanes face aux mécanistes tel Lloyd Morgan, qui introduit le principe de parcimonie ou « canon de Morgan ». L’étude du comportement animal bénéficie aussi des avancées de la physiologie animale, et des travaux du Russe Pavlov portant sur les réflexes conditionnés ou le conditionnement classique, puis, à partir de la première moitié du XXe siècle, de l’approche objective de l’école de psychologie behavioriste, courant fondé par John Watson qui influence considérablement la psychologie américaine[[11]. Les apports des behavioristes se concentrent principalement sur la thématique de l’apprentissage et des notions de stimulus-réponse, supposées expliquer les comportements plus complexes[[5]. Ainsi, Skinner met en évidence le conditionnement opérant et les lois générales de l’apprentissage, tandis que Thorndike démontre la loi de l’effet et la loi de l’exercice. Fondé sur une vision expérimentale, la plus objective possible, le behaviorisme consiste à étudier uniquement les comportements observables, et non à interpréter des processus mentaux ou internes chez les animaux[[5]. Cette approche est critiquée par des éthologues européens à l’approche plus naturaliste tels que Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen[[11], Lorenz jugeant l’approche behavioriste trop éloignée des sciences de la nature et du comportement en milieu naturel[[5].

Naissance de l’éthologie classique ou objectiviste[[modifier | modifier le code]

L’éthologie moderne est l’héritière des travaux de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen et Karl von Frisch (qui reçurent le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973). Cette partie en présente les principes en suivant la démarche exposée par Konrad Lorenz dans son ouvrage Les fondements de l’éthologie.

L’éthologie est l’étude des comportements communs à une espèce, indépendants de l’apprentissage par imitation entre congénères de la même espèce.

À l’époque où il élabore sa théorie, Konrad Lorenz distingue deux grandes écoles de pensée qui s’opposent radicalement[[12] :

  • l’école behavioriste, qui insiste sur l’adaptation des animaux à leur environnement et l’acquisition de leurs comportements par l’apprentissage (certains behavioristes nient l’existence de comportements innés) ;
  • la pensée de l’éthologie naturaliste, selon laquelle les comportements des animaux sont entièrement instinctifs, ceux-ci poursuivant néanmoins un objectif « supra-naturel » fixé par un instinct infaillible.

Le point de départ de Konrad Lorenz est de faire une étude anatomique comparée du comportement des animaux (ce qui était inédit), tout comme on faisait à la même époque une étude des caractères morphologiques. Il constate alors qu’il existe des comportements moteurs (par exemple des mouvements de parades) dont les similitudes ou les différences d’une espèce à l’autre se présentent exactement de la même manière que les caractères morphologiques, en dépit des différences environnementales ou des effets de la vie en captivité. Selon Konrad Lorenz, ces comportements moteurs constituent des caractères spécifiques d’une espèce et leurs similitudes ou différences ne peuvent être expliquées autrement que par leur descendance d’une forme ancestrale commune.

Il en arrive donc à la conclusion que certains comportements sont inscrits dans le génome des animaux ; ils sont instinctifs, et même si l’animal est en mesure de poursuivre un certain objectif par un comportement adapté et variable (généralement la survie), cela n’a rien à voir avec une signification téléonomique telle que la concevaient les finalistes. Mais il ne résume pas non plus le comportement d’un animal à un enchaînement de réflexes qui seraient des réactions instinctives à des stimuli externes. Konrad Lorenz met en évidence le fait que les comportements ont un fondement physiologique indépendant. Selon lui, ils reposent sur un mécanisme de coordination centrale et une production endogène d’excitation qui permettent de répondre sélectivement aux stimuli de l’environnement en les filtrant. Tant qu’un comportement n’est pas utilisé, il est inhibé par l’appareil physiologique, ce que l’on représente sous la forme d’un « seuil d’activation ». Un comportement ne se déclenche que par la conjonction d’une excitation interne élevée et d’un stimulus externe correspondant qui provoque le dépassement de ce seuil d’activation. C’est le mécanisme inné de déclenchement co-découvert avec Nikolaas Tinbergen.

À cela s’ajoutent des mécanismes d’apprentissage qui modifient ces seuils. En effet, Konrad Lorenz constate que les animaux parviennent à une amélioration adaptative de leurs mécanismes comportementaux. L’explication qu’il propose est que la réaction conditionnée à un stimulus fait partie d’un cycle régulateur, dans lequel la réussite ou l’échec du comportement conditionné agissent sur son facteur déclencheur, le seuil d’activation. Cela permet ainsi la vérification de sa valeur adaptative (est-il favorable ou non à la conservation de l’espèce ?) et par suite son encouragement ou sa suppression par modification du seuil d’activation.

Le comportement des animaux est donc très complexe et son étude ne doit pas se baser sur une opposition entre les notions d’inné (ce dont un être dispose à sa naissance) et d’acquis (ce qui est appris après la naissance) comme le supposaient la plupart des éthologistes, mais sur leur coexistence au sein du psychisme de l’animal.

En plus de son aspect fondamental, l’éthologie est employée dans plusieurs contextes et a plusieurs champs d’application, notamment en éthologie appliquée. Cette sous-discipline se concentre sur les relations entre l’homme et les animaux non humains, particulièrement domestiques, sur le bien-être des animaux sauvages, de rente et domestiques, ainsi que sur la conservation des espèces. Les connaissances développées dans cette discipline permettent de prendre des mesures influant sur le bien-être animal. Par exemple, l’amélioration des conditions d’élevage a des conséquences sur les performances zootechniques des espèces domestiques[[13]. Dans les parcs zoologiques ou animaliers, des enrichissements naturels ou instrumentaux adaptés à la biologie de l’espèce peuvent être mis en place dans l’environnement des animaux afin de stimuler leur activité, de favoriser l’apparition de comportements naturels et de limiter l’apparition ou la manifestation de stéréotypies.

Dans une optique de conservation, l’observation d’une espèce dans des conditions naturelles ou quasi naturelles peut être effectuée afin d’optimiser sa réintroduction, comme dans le cas du cheval de Przewalski étudié à la station biologique de la Tour du Valat[[14]. L’approche éthologique est également employée en écologie, par exemple dans l’étude de l’impact de la présence du loup sur les populations d’orignaux et de caribous au Canada[[15]. Des tests de personnalité chez le cheval sont élaborés dans le but d’optimiser l’adéquation entre le tempérament d’un cheval et son utilisation[[16].

Scientifiques étudiant le comportement animal[[modifier | modifier le code]

  1. « Devenir éthologue », sur ethobiosciences.com, (consulté le 1er janvier 2018)
  2. « Ethologue », sur phosphore.com, (consulté le 4 septembre 2010)
  3. (en) Irenaus Eibl-Eibesfeldt, Ethology, the biology of behavior, Holt, Rinehart and Winston, , 530 p. (ISBN 978-0-03-073130-3), p. 530.
  4. a b c d et e Raymond Campan et Félicita Scapini, Éthologie : Approche systémique du comportement, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Ouvertures psychologiques », , 1re éd., 737 p. (ISBN 2-8041-3765-1).
  5. a b c d et e Darmaillacq et Lévy 2015, ch.1.
  6. Darmallaicq et Lévy 2015, ch.2.
  7. a et b Odile Petit, « ÉTHOLOGIE », Encyclopædia Universalis (consulté le 9 janvier 2017).
  8. a et b Klaus Immelmann (trad. de l’allemand par Anne Ruwet), Dictionnaire de l’éthologie, Bruxelles, P. Mardaga, , 293 p. (ISBN 2-87009-388-8, lire en ligne).
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  12. Raymond Campan et Felicita Scapini, Éthologie : approche systémique du comportement, De Boeck, (lire en ligne), p. 26-27.
  13. Bien-être et zootechnie.
  14. « Martine Hausberger » (sur l’Internet Archive).
  15. « L’importance du facteur éthologique dans les fonctionnements des systèmes écologiques ».
  16. Tempérament du cheval et utilisation.

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Bibliographie[[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[[modifier | modifier le code]

Liens externes[[modifier | modifier le code]


Certaines des plus appréciées de pays, comme le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin, mais aussi d’innombrables autres espèces moins connues, tel que la roussette à grandes oreilles de Virginie et le scarabée d’Amérique, ont été ramenées du bord de l’extinction ou monde ont été stabilisées. Ces succès sont le résultat d’efforts fructueux de reproduction en captivité, de méthodes de réintroduction et d’une meilleure compréhension des espèces, en partie grâce à la recherche écologique.

Libérer Britney nécessite de reconsidérer la manière dont la société envisage la capacité de prise de décision -Ecologie, science


Les remarques passionnées de Britney Spears devant le tribunal ont soulevé de nombreuses questions sur tutelles, y compris lorsqu’elles sont nécessaires et si elles protègent efficacement les meilleurs intérêts de quelqu’un.

Lorsqu’une personne perd la capacité de prendre des décisions par elle-même, le tribunal nomme un tuteur ou conservateur, pour prendre ces décisions. Nommer quelqu’un pour prendre des décisions concernant des questions personnelles et financières au nom d’un autre fait partie de la société civile depuis les anciens Grecs. Aujourd’hui, toutes les juridictions des États-Unis avoir des lois sur la tutelle pour protéger les personnes qui n’ont pas la capacité de prendre leurs propres décisions.

Comme un éminent professeur de droit à l’Université de Californie du Sud, et en tant que personne qui était diagnostiqué il y a plus de quatre décennies de schizophrénie chronique, J’ai un intérêt personnel et professionnel pour les questions à l’intersection du droit, de la santé mentale et de l’éthique. Je crois que les tutelles sont justifiées dans certains cas rares, comme quelqu’un qui éprouve de graves délires qui les exposent à des risques financiers et corporels. Mais parce que les tutelles sont une grave intrusion dans le sens de soi d’une personne, elles ne sont peut-être pas toujours la meilleure option.

Voici quatre mythes sur la capacité de prise de décision et les moyens de les combattre.

Mythe 1 : L’incapacité à prendre un type de décision signifie une incapacité à prendre n’importe quel type de décision

Historiquement, le manque de capacité de décision a été pensé dans un manière globale. Autrement dit, l’incapacité de prendre une seule décision importante signifiait qu’une personne n’avait pas la capacité de prendre toutes les décisions importantes.

Aujourd’hui, la loi américaine tend à visualiser la capacité de prise de décision de manière plus granulaire. Différents types de décisions nécessitent des capacités distinctes. Par exemple, le fait que les gens soient capables de prendre des décisions concernant leurs finances est considéré comme juridiquement distinct et distinct de leur capacité à prendre la décision de se marier ou de refuser un traitement médical. Ne pas être capable de prendre un type de décision peut révéler peu de choses sur le fait que quelqu’un n’a pas la capacité de prendre d’autres décisions importantes.

Prendre de « mauvaises » décisions, ou des décisions avec lesquelles les autres ne sont pas d’accord, n’est pas la même chose que prendre des décisions incompétentes. Les gens, en particulier ceux qui disposent de ressources considérables, ont souvent membres de la famille et associés qui sont désireux de fournir à un tribunal des exemples de mauvaise prise de décision d’un individu qui peuvent ne pas être pertinents pour déterminer la compétence.

Les gens prennent parfois des décisions avec lesquelles les autres sont fortement en désaccord. C’est leur prérogative.

Mythe 2 : Une fois que quelqu’un perd sa capacité de prise de décision, elle ne revient jamais

En tant que personne qui vit avec la schizophrénie, je peux dire par expérience personnelle que la capacité de décision augmente et diminue. Parfois, je n’ai incontestablement pas la capacité de prendre certaines décisions parce que j’ai de fausses croyances, ou illusions, sur le monde et son fonctionnement. Heureusement, ces états psychotiques ne sont pas permanents. Avec un traitement approprié, ils passent et je retourne bientôt à mon moi habituel.

Bien que certaines conditions, comme démence sévère, peut rendre définitivement un individu incapable de prendre des décisions, de nombreuses conditions ne. La recherche démontre de plus en plus qu’il existe des moyens d’aider les gens à retrouver leur capacité de prise de décision plus rapidement, y compris psychothérapie et des médicaments.

Mythe 3 : Les personnes déclarées incompétentes sont indifférentes à ce qu’on leur retire leurs capacités de décision

Comme Spears a été puissamment clair devant le tribunal, être privé de la capacité de prendre des décisions importantes concernant sa propre vie peut être l’une des circonstances les plus pénibles qu’une personne puisse endurer. Cela laisse un sentiment d’impuissance et d’incompréhension, et peut renforcer et prolonger la maladie mentale.

Réfléchissez à ce que cela peut ressentir de ne pas pouvoir faire un chèque ou utiliser votre carte de crédit sans demander la permission. Ou réfléchissez à la réaction d’un parent lorsqu’un enfant adulte enlève les clés de la voiture. À la faculté de droit, j’ai rédigé un article sur l’utilisation des contentions mécaniques dans les hôpitaux psychiatriques en me basant sur mes propres expériences atroces en tant que patient. En lisant mon article, un professeur de psychiatrie bien connu a involontairement remarqué que « ces gens » ne subiraient pas de contraintes comme lui et moi le ferions. J’ai toujours regretté de ne pas lui avoir dit à ce moment-là que mon article parlait de moi.

Illustration d'une femme rouge assise avec les bras sur les genoux à l'intérieur d'une maison noire recouverte de lignes de quadrillage.
Dépouiller les gens de leurs capacités de prise de décision peut les faire se sentir impuissants et piégés.
julymilks/iStock via Getty Images Plus

Pour la plupart des personnes en âge de procréer, la capacité de prendre des décisions concernant la reproduction est souvent un partie importante de leur identité. UNE action de l’État privant quelqu’un de la capacité de se reproduire est incroyablement intrusif, et le stress que cela provoque peut lui-même exacerber les conditions qui interfèrent avec la capacité de prise de décision.

Il y a autres options qui assurent la satisfaction des besoins de l’enfant tout en respectant l’autonomie du parent. Une possibilité consiste à demander au parent d’identifier les personnes qui peuvent s’occuper de l’enfant jusqu’à ce que la capacité de prise de décision revienne.

Mythe 4 : La maladie mentale ou l’engagement involontaire dans un hôpital psychiatrique indique un manque de capacité de prise de décision

Sous la loi, ni une maladie mentale ni un engagement psychiatrique involontaire rend une personne incapable de prendre des décisions. Les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques majeurs peuvent être parfaitement capables de gérer leur personnel et financier et seraient à juste titre indignés s’ils étaient déclarés incapables de le faire.

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Ceux dont la capacité à prendre des décisions semble se détériorer peuvent désigner une personne de confiance pour prendre des décisions en leur nom. Prise de décision assistée permet aux individus de choisir qui ils veulent pour les aider dans la prise de décision tout en conservant le dernier mot. De même, un directive préalable en psychiatrie documente les préférences d’un individu en matière de traitement de la santé mentale et fait appel à un mandataire en cas de perte de capacité décisionnelle à l’avenir.

Respect de l’autonomie

La loi américaine honore l’autonomie individuelle en présumant que tout le monde a une compétence décisionnelle sauf preuve contraire. Il y a certainement des cas où la capacité de quelqu’un à prendre des décisions est tellement compromise que d’autres doivent intervenir. Les conservatoires sont un moyen de le faire. Mais il existe aussi des alternatives moins contraignantes qui prennent en compte le fait que la capacité de décision augmente et diminue. Assurer la sécurité de Britney et des autres ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas être libres de prendre des décisions concernant leur propre vie.

Exemples de métaphores étendues de la littérature -Ecologie, science


Exemples de métaphores étenduesUne métaphore est une figure de style qui fait une comparaison entre deux objets ou concepts apparemment différents. En décrivant une personne, un lieu, une chose ou une action comme étant autre chose, une métaphore incite le lecteur à acquérir une compréhension plus profonde ou une description plus vivante du texte. Les métaphores sont efficaces en écriture car elles permettent la créativité et animent le langage. En tant que dispositif littéraire, les métaphores encouragent le lecteur à penser et à interpréter divers éléments littéraires de manière significative à travers le développement des personnages, de l’intrigue, des décors et des images. Pour plus d’exemples de langage figuratif, lisez cet article. En établissant des liens et en mettant en relation des expériences personnelles avec les objets comparés, le public acquiert une compréhension plus approfondie du texte à portée de main. Si vous souhaitez améliorer vos compétences en écriture, l’utilisation de dispositifs littéraires tels qu’une métaphore étendue améliorera l’écriture créative. Le cours, Écriture créative : Transformez vos idées en pages, fournit un guide de base pour transformer vos idées en une œuvre littéraire.

Qu’est-ce qu’une métaphore étendue ?

Une métaphore étendue est une comparaison qui se poursuit dans un morceau de littérature pour plus d’une seule référence. Il peut être contenu dans quelques phrases, un paragraphe, une strophe ou une pièce littéraire entière. Un auteur utilise une métaphore étendue pour établir une comparaison plus large entre deux choses. Cette comparaison crée une description riche et unique pour améliorer l’imagerie dans la poésie ainsi que la prose et créer une comparaison intense dans l’esprit du lecteur. Les métaphores étendues peuvent également être appelées le terme littéraire vanité et sont souvent utilisées pour enseigner une leçon de morale au lecteur à travers une anecdote. Si vous êtes intéressé par la poésie, consultez ce cours qui explore la poésie de l’époque romantique.

Exemples de la littérature

Espérer par Emily Dickenson

Dans Espérer, Dickenson compare l’idée abstraite d’espoir à un oiseau.

L’espoir est la chose avec des plumes

Qui se perche dans l’âme,

Et chante l’air – sans les mots,

Et ne s’arrête jamais du tout,

Et le plus doux dans le vent se fait entendre;

Et la tempête doit être douloureuse

Cela pourrait déconcerter le petit oiseau

Cela a gardé tant de gens au chaud.

Je l’ai entendu dans le pays le plus froid,

Et sur la mer la plus étrange ;

Pourtant, jamais, à l’extrême,

Il m’a demandé une miette.

Dans le poème de Dickenson, l’oiseau (qui réside dans l’âme) ne s’arrête jamais de chanter. Cette image capture l’idée qu’un espoir inébranlable est une belle chose. Gardant espoir dans des moments difficiles tels que la «terre la plus froide» ou la «mer la plus étrange», le chant d’un oiseau reste résistant et éternel et n’est pas affecté par la peur. S’accrocher à l’espoir n’enlève rien et n’a jamais « demandé une miette » au narrateur malgré avoir tenu « autant au chaud » avec sa chanson.

La route non prise par Robert Frost

Dans son célèbre poème, The Road Not Taken, Robert Frost utilise une métaphore étendue pour comparer deux routes à différents chemins de vie et la lourde décision de la direction à suivre.

Deux routes divergeaient dans un bois jaune,

Et désolé je n’ai pas pu voyager les deux

Et être un voyageur, je suis resté longtemps

Et j’ai regardé aussi loin que je pouvais

Là où il se penchait dans les broussailles ;

Puis prit l’autre, tout aussi juste,

Et ayant peut-être la meilleure revendication

Parce qu’il était herbeux et voulait porter,

Quoique quant à ça le passage là

Les avait portés vraiment à peu près pareils,

Et tous les deux ce matin-là gisaient également

Dans les feuilles aucun pas n’avait foulé le noir.

Oh, j’ai gardé le premier pour un autre jour !

Pourtant, sachant comment le chemin mène au chemin

Je doutais de revenir un jour.

je vais le dire avec un soupir

Quelque part des âges et des âges:

Deux routes divergeaient dans un bois, et moi,

J’ai pris celui le moins fréquenté,

Et cela a fait toute la différence.

Frost compare les parcours et les expériences de la vie aux routes empruntées ou contournées. Un embranchement sur la route représente deux décisions de vie entre lesquelles il faut choisir. Grâce à l’utilisation d’une métaphore étendue, Frost explique que le chemin le plus difficile détient une plus grande récompense. Il a pris la route qu’il « voulait porter » et peu l’avaient suivi. Il poursuit en expliquant que prendre la route « moins fréquentée… a fait toute la différence ». Parfois, il est facile d’aller avec la foule ou de suivre les traces de ce que d’autres ont déjà fait. Cependant, si vous tracez votre propre chemin, les récompenses pourraient être plus importantes. Frost réfléchit à cette décision monumentale plus tard dans la vie et « des âges et des âges » depuis qu’il a fait son choix. Cela montre que la sagesse a confirmé que le choix de son chemin affectera le reste de sa vie, car emprunter la route la moins usée l’a énormément affecté.

Mère à fils par Langston Hughes

Langston Hughes compare la vie à un escalier de cristal dans son poème Mother to Son.

Eh bien, mon fils, je vais te dire :

La vie pour moi n’a pas été un escalier de cristal.

Il y a des punaises dedans,

Et des éclats,

Et des planches déchirées, Et des lieux sans tapis au sol —

Nu.

Mais tout le temps

J’ai grimpé dessus,

Et atteindre l’atterrissage,

Et tourner les coins,

Et parfois aller dans le noir

Où il n’y a pas eu de lumière.

Alors mon garçon, ne te retourne pas.

Ne t’installe pas sur les marches

Parce que tu trouves que c’est plus dur.

Ne tombe pas maintenant –

Car je vais toujours, chérie,

Je grimpe toujours,

Et la vie pour moi n’a pas été un escalier de cristal.

Cette métaphore étendue est un peu différente du reste de mes exemples, car le narrateur explique en quoi la vie n’est PAS comme un escalier de cristal et utilise des images très opposées au cristal pour créer un message. La mère détaille ses expériences et ses luttes en décrivant son escalier comme étant entaché d’« éclats » avec des « planches déchirées » et « nues ». Cependant, elle a « grimpé » et continue de « grimper », ce qui élève la métaphore de l’escalier comme moyen d’aller quelque part plus haut ou mieux. En détaillant ses difficultés à son fils, elle donne des conseils et de l’inspiration.

Roméo et Juliette (Acte 3, Scène 5)

Comment maintenant! un conduit, fille? quoi, toujours en larmes ?

Toujours plus de douche ? Dans un petit corps

Tu contrefaits une barque, une mer, un vent ;

Car encore tes yeux, que j’appellerai la mer,

Faites couler et refluer les larmes ; l’écorce de ton corps est,

Naviguer dans cette inondation de sel ; les vents, tes soupirs ;

Qui, rageant de tes larmes, et eux avec elles,

Sans un calme soudain, va déborder.

Dans cette scène, Juliette pleure alors que Roméo vient de partir et qu’elle doit épouser Paris, un homme qu’elle n’aime pas. Voyant sa fille en larmes, le père de Juliette la compare à un bateau en pleine tempête. Ses yeux sont la « mer », et son corps est le bateau ou « l’écorce ». Ses larmes sont le « flux et reflux » d’une « mer déchaînée ». Les soupirs de Juliette sont les « vents » de la tempête.

Habitation par Margaret Atwood

Margaret Atwood utilise une métaphore étendue dans son poème Habitation pour décrire le mariage.

Le mariage n’est pas

une maison ou même une tente

c’est avant ça, et plus froid :

La lisière de la forêt, la lisière

du désert

les escaliers non peints

à l’arrière où nous nous accroupissons

dehors, manger du pop-corn

où douloureusement et avec émerveillement

d’avoir survécu même

aussi loin

nous apprenons à faire du feu.

Atwood utilise la métaphore de l’habitation ou du lieu de résidence pour décrire le mariage. Elle ne croit pas que le mariage soit un abri stable tel qu’une « maison ou même une tente », mais décrit un « bord » instable d’un désert ou d’une forêt. Le poème décrit le couple « apprenant à faire du feu » ensemble tout en essayant de survivre à la fois « douloureusement et avec émerveillement ». Cette métaphore étendue suggère que le mariage est un travail difficile, mais qu’il se fonde essentiellement sur la construction d’une vie ensemble, généralement à partir de zéro.

Gatsby le magnifique par F. Scott Fitzgerald (passage du chapitre 2)

Dans son roman, The Great Gatsby, F. Scott Fitzgerald utilise une métaphore étendue pour décrire la « Valley of Ashes », une zone apparemment désespérée et frappée par la pauvreté.

« C’est une vallée de cendres – une ferme fantastique où les cendres poussent comme du blé dans des crêtes, des collines et des jardins grotesques ; où les cendres prennent la forme de maisons et de cheminées et de fumées qui s’élèvent et, enfin, avec un effort transcendant, d’hommes gris cendré, qui se déplacent faiblement et déjà en train de s’effondrer dans l’air poudreux. De temps en temps, une file de voitures grises rampe le long d’une piste invisible, émet un craquement épouvantable et s’immobilise, et immédiatement les hommes gris cendré fourmillent de bêches de plomb et soulèvent un nuage impénétrable, qui masque leurs obscures opérations à votre vue. . … La vallée des cendres est bordée d’un côté par une petite rivière immonde, et, lorsque le pont-levis est levé pour laisser passer les péniches, les passagers des trains en attente peuvent regarder la scène lugubre pendant une demi-heure.

Nick Caraway, le narrateur, décrit cette étendue de terre désolée comme une zone entourée de cendres ou de fumée. Ces cendres, et le pouvoir qui y est attaché, se sont transformées en « jardins grotesques » qui semblent avoir dépassé la population lugubre. Les cendres semblent avoir tout envahi : les maisons, les hommes, les voitures. Ces cendres créent un « nuage impénétrable » suggérant que soit les riches ignorent ou ne voient pas le sort des moins fortunés, soit les gens qui vivent ici se cachent derrière pour couvrir des « opérations » corrompues.

Les métaphores étendues créent des personnages plus forts, des images plus fortes et des histoires plus fortes. Que vous soyez un lecteur engagé ou un écrivain essayant de faire passer un point, les métaphores feront passer votre écriture ou votre analyse au niveau supérieur. En tant qu’étudiant ou écrivain en herbe, la connaissance de divers procédés littéraires et l’utilisation du langage figuré vous aideront à améliorer votre travail. Si vous entrez à l’université et cherchez à améliorez vos compétences en écriture, consultez ce cours proposé par Udemy. Si vous avez une idée avec laquelle courir mais ne savez pas par où commencer, explorez Atelier d’écrivain débutant qui détaille comment transformer votre idée de roman, de nouvelle, de pièce de théâtre ou de scénario en réalité. Vous manquez d’inspiration quand vient le temps d’écrire ? L’article suivant comprend des idées d’écriture créative pour faire couler le jus.

Dernière mise à jour de la page : Février 2020

Alors que la flambée des terres amazoniennes sous embargo, des liens avec l’industrie de la viande émergent -Ecologie, science


  • Une analyse des incendies sur des terres sanctionnées pour déforestation illégale montre que le nombre d’incendies majeurs a augmenté sous l’administration de Jair Bolsonaro.
  • Les plus grands transformateurs de viande du Brésil se sont procurés des centaines de têtes de bétail auprès d’un agriculteur de l’État du Mato Grosso, liés à des cas répétés de déforestation entraînant de multiples embargos et des incendies ultérieurs.
  • Publiés en coopération avec le Bureau of Investigative Journalism, ces résultats soulèvent de sérieuses questions sur l’efficacité et l’application du système d’embargo brésilien et sapent les revendications de « sans déforestation » des entreprises multinationales de la viande et de leurs clients internationaux.

Des incendies dévastateurs sur des terres légalement protégées dans la forêt amazonienne se sont multipliés sous le président brésilien Jair Bolsonaro, selon un nouveau rapport du Bureau of Investigative Journalism.

La cartographie satellite des incendies et les données sur la déforestation illégale montrent que le nombre d’incendies majeurs sur les terres rurales sous embargo est passé de 77 en 2018, juste avant la prise de fonction de Bolsonaro, à 124 en 2020.

L’enquête du Bureau a également révélé que le bœuf provenant d’agriculteurs accusés de déforestation illégale – et par la suite sanctionné par des embargos – faisait toujours son chemin dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, y compris celles desservant au moins deux des plus grandes entreprises de viande au monde, JBS et Marfrig.

Les embargos imposés par l’agence de l’environnement du Brésil, connue sous son acronyme IBAMA, visent à pénaliser les propriétaires fonciers et à permettre aux zones forestières défrichées illégalement de se reconstituer. JBS et d’autres grands producteurs de viande brésiliens se sont engagés à ne pas acheter de bétail provenant de terres protégées.

Mais dans un cas impliquant un agriculteur faisant des affaires avec les entreprises, plusieurs incendies ont été enregistrés sur des terres qui avaient fait l’objet d’un embargo après une déforestation antérieure.

Le Bureau a suivi le bétail fourni par l’agriculteur impliqué dans cette déforestation aux abattoirs gérés par JBS et Marfrig. L’abattoir de Marfrig a exporté du bœuf vers le Royaume-Uni. Les résultats soulèvent de sérieuses questions sur l’efficacité et l’application du système d’embargo et sapent les revendications « sans déforestation » des entreprises multinationales de la viande et leurs clients internationaux.

L’incendie de l’Amazonie est devenu un problème politique mondial, le Brésil s’engageant à renforcer l’application de la loi sur l’environnement sous la pression du gouvernement américain. Au Royaume-Uni, le projet de loi sur l’environnement soumis au parlement exigera des entreprises qu’elles s’assurent que leurs chaînes d’approvisionnement ne sont pas liées à la déforestation.

Bolsonaro, qui a pris ses fonctions en 2019, a soutenu l’exploitation commerciale de la plus grande forêt tropicale du monde.

Sous son administration, l’IBAMA a émis moins d’embargos, ne sanctionnant que 385 zones en Amazonie en 2020, contre plus de 2 500 en 2018. La superficie des terres sous embargo est restée à peu près la même.

Le nombre d’amendes prononcées pour brûlage illégal et déforestation en Amazonie a chuté, passant d’une moyenne de 4 600 par an entre 2012 et 2018 à 2 600 par an en 2019 et 2020.

Zone jouxtant les frontières du territoire indigène Kaxarari, à Labrea, dans l’État d’Amazonas. Prise le 17 août 2020. Image de Christian Braga / Greenpeace.

Même avant l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro, les incendies sur les terres sous embargo étaient un problème. Il y a eu 243 incendies majeurs dans les zones sous embargo de l’Amazonie en 2015 – la pire année récente.

Le nombre de ces incendies a diminué par la suite, mais la destruction s’est à nouveau accélérée. Les experts disent que le temps sec de cette année pourrait augmenter le risque de graves incendies lorsque la saison des incendies culmine en août et septembre.

Le Bureau a établi que les géants brésiliens de la viande s’approvisionnaient en centaines de bovins auprès de Vilymar Bissoni, un agriculteur lié à des cas répétés de déforestation entraînant de multiples embargos dans l’État du Mato Grosso, un important centre de production de bœuf et de soja.

Les dossiers consultés par le Bureau et Repórter Brasil montrent qu’à eux deux, JBS et Marfrig ont acheté près de 1 000 têtes de bétail à Bissoni sur 15 mois en 2018 et 2019. Bissoni possède une société avec une participation dans le groupe agroalimentaire Bissoni Agropecuária.

Bissoni Agropecuária et des sociétés liées gèrent un vaste réseau de fermes dans la municipalité de Gaúcha do Norte, avec plus de 350 kilomètres carrés (135 milles carrés) de terres produisant du soja et d’autres cultures et une entreprise bovine avec au moins 7 000 têtes de bétail.

Bissoni et d’autres membres de la famille liés à l’entreprise ont fait l’objet de cinq embargos environnementaux émis entre 2009 et 2017, selon les archives publiques. Au moins trois, couvrant plus de 26 km2 (10 mi2), étaient liés à la déforestation illégale.

La compensation illégale liée à l’entreprise familiale a également entraîné des amendes totalisant plus d’un million de dollars.

Le Bureau a établi qu’au moins trois incendies – en 2015, 2018 et 2020 – ont brûlé dans le périmètre de deux de ces zones sous embargo, après l’imposition des sanctions.

Lorsqu’elle a été approchée par le Bureau, l’entreprise a nié que les incendies avaient été délibérément allumés.

Images satellites récentes révéler comment 6 km2 (2,3 mi2) de forêt ont été détruits à proximité d’une autre ferme, Fazenda Vó Jovita, liée à Bissoni Agropecuária, en septembre 2020. Des incendies ont été enregistrés dans cette propriété, qui n’est actuellement pas sous embargo, le même mois.

Des images satellites montrent des incendies sur Fazenda Vó Jovita. Image reproduite avec l’aimable autorisation de Planet Labs Inc

L’entreprise a déclaré au Bureau : « Il y a eu un incendie sur les terres indigènes et dans les zones voisines. Nous avons réussi à combattre l’incendie avant qu’il ne pénètre dans notre propriété.

Les dossiers consultés par le Bureau révèlent que du bétail a été transporté à plusieurs reprises de Fazenda Vó Jovita aux abattoirs fournissant Marfrig et JBS entre 2018 et 2019. L’usine de viande de Marfrig qui a abattu le bétail Bissoni avait exporté vers le Royaume-Uni, soulignant comment la consommation britannique de bœuf brésilien pourrait par inadvertance aider à conduire la destruction de la forêt tropicale à des milliers de kilomètres.

Les clients de JBS et de Marfrig au Royaume-Uni comprennent Sainsbury’s, Asda, Lidl et d’autres grandes chaînes de supermarchés, ainsi que des grossistes, dont certains approvisionnent le National Health Service (NHS) du pays.

JBS n’a pas nié avoir fait affaire avec Vilymar Bissoni, mais a déclaré que Fazenda Vó Jovita ne correspondait à aucune ferme répertoriée dans son système de fournisseurs. La société a déclaré : « JBS ne tolère aucune déforestation illégale en Amazonie ou dans d’autres biomes. »

Marfrig a confirmé que Bissoni avait été un fournisseur de l’un de ses abattoirs, mais a déclaré que l’agriculteur ne figurait plus sur sa liste de fournisseurs. La société a déclaré que l’agriculteur était « pleinement conforme » à ses règles pour les fournisseurs au moment des transactions.

La société a déclaré qu’elle s’était engagée à éliminer la déforestation dans le biome amazonien d’ici 2025 et avait mis en place un système de surveillance des fournisseurs de bétail pour réduire la possibilité de transférer du bétail de zones « irrégulières » vers des zones conformes.

En réponse aux informations fournies sur ces liens de la chaîne d’approvisionnement, un représentant d’Asda a déclaré qu’il cesserait de stocker du bœuf brésilien JBS dans ses conserves « nouvellement achetées ». « Nous avons travaillé avec notre fournisseur pour nous assurer que les produits en conserve nouvellement achetés ne contiennent pas de bœuf brésilien de JBS d’ici la fin de 2021 », a déclaré un porte-parole d’Asda, ajoutant que l’entreprise s’était engagée à arrêter la production alimentaire liée à la déforestation.

Un porte-parole de Sainsbury’s a déclaré : « Sainsbury’s s’engage à s’approvisionner de manière durable et à travailler avec Global Witness et l’ensemble de l’industrie pour lutter contre la déforestation et préserver les écosystèmes essentiels de l’Amazonie et du Cerrado.

Lidl a fait référence à une déclaration du secteur de la vente au détail, qui disait : « Nos membres mettent tout en œuvre pour s’assurer que les produits qu’ils vendent n’ont aucun lien avec la déforestation. »

Le NHS a déclaré que ses achats de nourriture suivaient les normes gouvernementales en matière de protection de l’environnement et que depuis l’année dernière, il a demandé des stratégies de développement durable à tous les fournisseurs pour ses achats.

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Les dirigeants du conseil d’administration peuvent aider à prévenir la prochaine catastrophe de style Surfside en mettant de côté plus d’argent -Ecologie, science


Lorsque les gens achètent une maison, ils se concentrent souvent sur les apparences – ce que les agents immobiliers appellent « freiner l’appel.  » Quand cela vient à acheter des copropriétés – des unités individuelles privées dans un grand complexe immobilier – je pense que les Américains doivent prendre d’autres facteurs en considération.

Les autorités ont déterminé qu’un total de 98 personnes sont décédées lors de l’effondrement du 24 juin 2021 à Surfside, en Floride, du Tours Champlain Sud imeuble. La calamité a déplacé des dizaines d’autres. Des centaines de copropriétaires supplémentaires dans la région de Miami ont depuis été contraints d’évacuer leurs immeubles de grande hauteur, les autorités étant de plus en plus préoccupées par les dangers structurels et l’entretien dangereusement différé.

J’appartiens à une association de copropriétés de 40 unités où tout le monde réside dans l’un des cinq immeubles d’habitation de Louisville, Kentucky, construits en 1943 et 1954. En plus d’être président de mon association au cours des trois dernières décennies, j’ai enseigné à plus de 700 membres du conseil d’administration et des cours de leadership pour les propriétaires de condos et a rédigé un guide sur le processus de gouvernance de la copropriété.

Pour moi, ce qui s’est passé lorsqu’une tour résidentielle de Floride s’est effondrée au milieu de la nuit illustre à quel point les pièges de la propriété et de la gestion d’un condominium peuvent littéralement tuer des gens.

Déterminer le coût des réparations

Quelque 30 millions d’Américains vivent dans des immeubles en copropriété, estime le Community Associations Institute.

Ces propriétés sont construites dans un premier temps par des promoteurs immobiliers puis gérées par la suite par associations de propriétaires, qui à leur tour sont dirigés par des conseils entièrement bénévoles. Les membres de ces conseils sont des résidents élus par leurs copropriétaires et n’ont besoin d’aucune expertise en construction, en finances ou en gestion immobilière. Les associations collectent de l’argent auprès de tous les propriétaires, avec frais mensuels ce vont généralement de 200 $ US à 600 $ US.

Ces fonds paient pour le remplacement du toit, les assurances, certains services publics et l’entretien extérieur. Certaines associations bien gérées mettent de l’argent de côté chaque mois dans un compte de réserve pour couvrir de futures dépenses importantes ou une urgence.

Il y a directives empiriques, tel que mettre de côté 10 % ou 25 % du budget annuel.

Mais, comme toutes les règles empiriques, celle-ci peut être trompeur.

Au lieu de cela, je recommande que les associations embauchent un consultant professionnel et indépendant pour développer un plan de financement basé sur une analyse détaillée de leurs propriétés. Connu comme un « étude de réserve», ce document peut aider les conseils à décider combien d’argent mettre de côté chaque année.

Ces études Estimer les besoins de financement d’une association de copropriétaires pour les réparations majeures et les dépenses de remplacement pour tout, des toits aux infrastructures de plomberie en passant par les piscines et les garages de stationnement.

En règle générale, les études sur les réserves comprennent des estimations annuelles des dépenses. La plupart comprennent également des projections pour les 30 prochaines années, ainsi que des résumés des différentes options de paiement pour ces réparations, remplacements et mises à niveau.

À compter du moment où le promoteur cède la propriété à l’association de copropriété, je recommande que le premier conseil d’administration embauche un ingénieur pour une analyse structurelle et mécanique. Si des préoccupations majeures concernant le bâtiment surviennent au cours de ce processus, cela peut parfois aider à résoudre les différends de construction avec le développeur – ou devenir la base d’un litige. Le conseil initial devrait également commander une étude des réserves pour évaluer les besoins de trésorerie à long terme.

UNE rapport d’ingénierie structurelle peut évaluer l’état physique des bâtiments et doit être fait par un ingénieur qualifié, qui peut ouvrir les murs et inspecter le état de la plomberie, du câblage et des autres systèmes.

La tour Surfside s’est effondrée trois ans après qu’un rapport d’ingénierie a demandé une une analyse plus approfondie de ce qu’il en coûterait pour assurer la sécurité des résidents. Le rapport a été commandé pour une certification exigée par le comté une fois que les immeubles en copropriété ont atteint la barre des 40 ans, et la construction sur les tours Champlain Sud a été achevé en 1981. Entre autres choses, le rapport appelait à réparer ou à remplacer le béton et les barres d’armature endommagés après des années de fuites d’eau persistantes.

Les études sur les réserves sont généralement mises à jour tous les trois à cinq ans. Cependant, il n’y a pas de consensus sur la fréquence à laquelle engager un ingénieur en structure.

L'effondrement d'un condo à Surfside en Floride a laissé des décombres à côté de tours résidentielles
L’effondrement partiel de l’immeuble de condos de grande hauteur Champlain Towers South le 24 juin 2021 à Surfside, en Floride, a réduit en ruines des dizaines de condos.
Joe Raedle/Getty Images

Prévoir les déficits de trésorerie

Que les propriétaires dans ces arrangements vivent dans des immeubles à plusieurs étages, des maisons de ville ou des maisons unifamiliales, les réserves de leurs associations peuvent être insuffisantes pour couvrir le coût d’un besoin urgent. Les condos de grande hauteur ont une infrastructure partagée, comme les toits, les systèmes de plomberie, le câblage et les bâtiments eux-mêmes.

Le plus probable, très peu les immeubles en copropriété sont sur le point de s’effondrer littéralement. Mais de nombreuses associations de copropriétés manquent d’argent pour effectuer des travaux de rénovation et d’entretien indispensables.

Ce genre de déficit s’accumule souvent avec le temps. Mais j’ai souvent vu cela commencer lorsque les promoteurs immobiliers ont initialement fixé des frais d’entretien mensuels à des niveaux irréalistes, car cela facilite la vente de ces maisons.

Des décennies plus tard, le conseil d’administration composé uniquement de bénévoles doit faire face aux conséquences lorsque ses membres doivent persuader leurs voisins de payer des frais mensuels plus élevés ou cotisations spéciales pour couvrir le coût des rénovations majeures urgentes.

En avril 2021, deux mois avant l’effondrement meurtrier, le Association de condos des Tours Champlain Sud a approuvé une évaluation de 15 millions de dollars pour payer – clairement – ​​des réparations indispensables. Des exemples de ce travail, énoncés dans le rapport 2018, inclus la reconstruction et l’imperméabilisation des balcons, le remplacement de toutes les fenêtres et la reconstruction en profondeur de la piscine et du garage.

Les propriétaires étaient censés payer n’importe où de 80 190 $ pour les unités d’une chambre à 336 135 $ pour un penthouse de quatre chambres, soit immédiatement, soit moyennant des frais mensuels pour les 15 prochaines années.

Tout le monde ne peut pas se permettre de faire des paiements aussi importants. Les propriétaires peuvent finir perdre leur maison par forclusion quand ils font face à d’énormes évaluations.

Patrick Hohman partage des stratégies que les membres du conseil d’administration de la copropriété peuvent utiliser pour persuader leurs copropriétaires lorsque des décisions difficiles sont nécessaires.

Tenir compte des signes avant-coureurs

En 2020, la Californie a commencé à exiger des inspections périodiques des condos, y compris celles qui peuvent détecter des dommages structurels. Ce changement a répondu à une catastrophe alarmante : en 2015, un balcon effondré sur un immeuble du quatrième étage à Berkeley qui n’avait que neuf ans. Six personnes sont mortes et sept ont été blessées.

L’effondrement de Surfside a été enregistré sur une caméra de surveillance nocturne et regardé par d’innombrables personnes dans le monde entier. Les législateurs de l’État de Floride et ailleurs sommes réclamer de nouvelles mesures cela resserrerait le réglementation sur les associations de copropriétaires dans le but d’éviter des tragédies similaires.

David B. Haber, un avocat spécialisé en droit immobilier de Floride, appelle à de nouvelles programmes de prêts fédéraux et étatiques pour permettre aux propriétaires de condos à court d’argent de payer plus facilement la facture des grosses cotisations spéciales requises pour des raisons de santé et de sécurité.

Je conseillerais à tous les acheteurs de condos de s’assurer qu’une association supervisant une propriété qui a attiré votre attention est bonne pour la planification à long terme. Essayez de déterminer si le conseil d’administration de l’association veille à ce que les structures qu’elle entretient, y compris les systèmes de plomberie et d’électricité, soient solides et que les réserves financières de la propriété correspondent aux niveaux recommandés par des professionnels indépendants.

Et j’encourage tous les membres du conseil d’administration de copropriété à communiquer souvent et ouvertement avec tous leurs copropriétaires. Cette approche les aidera à gagner et à conserver la confiance de leurs voisins alors qu’ils plaident pour une augmentation des frais mensuels et pour aller de l’avant avec des réparations et des rénovations souvent coûteuses, peu pratiques mais essentielles.

Critique : Un roman de science-fiction sur la crise climatique qui offre de l’espoir -Ecologie, science


Chaque automne, j’enseigne un cours sur la vocation à un groupe d’étudiants talentueux et enthousiastes du programme de base intensif en sciences humaines de mon université. J’ai du mal à savoir comment aborder ce qui sera la réalité déterminante de leur vie : le changement climatique. Comment puis-je communiquer – sans écraser leurs esprits – à quel point notre situation est grave et combien leur sera demandé ? Alors que les études scientifiques révèlent notre situation difficile, les analyses technologiques et politiques montrent qu’une réponse est encore possible. Mais les possibilités sont un confort froid dans le monde du déni et du tergiversation dans lequel mes étudiants arrivent à maturité. Il est difficile d’imaginer une voie à suivre.

Le dernier roman de Kim Stanley Robinson, Le ministère de l’avenir,offre justement cela : une vision du siècle à venir honnête à l’échelle de la crise qui offre une voie plausible pour y faire face. Le ministère mentionné dans le titre est un groupe créé conformément aux dispositions existantes de l’Accord de Paris sur le climat, avec pour mandat de « défendre les futures générations de citoyens du monde » et de défendre « toutes les créatures vivantes présentes et futures… en promouvant leur statut juridique. et la protection physique. La composition du personnel du ministère cartographie les dimensions des crises auxquelles nous sommes confrontés et les moyens d’y faire face. Le personnel comprend des professionnels adeptes du droit, de l’économie, de l’écologie, des sciences de la terre, de l’océan et de l’atmosphère ; spécialistes des catastrophes et des réfugiés ; et expert en intelligence artificielle.

« Le ministère de l’Avenir » offre une vision honnête à l’échelle de la crise qui offre une voie plausible pour y faire face.

Le ministère de l’avenir est un roman plein d’espoir, même s’il s’ouvre sur un récit déchirant d’une grave vague de chaleur en Inde. Dans cette crise, le réseau électrique surtaxé tombe en panne, laissant une vaste population sans climatisation ni eau. Des dizaines de millions de personnes meurent. Ces événements ont lieu… dans les cinq prochaines années.

Robinson est un auteur accompli de science-fiction « dure », une écriture qui tente d’imaginer l’avenir à la lumière de contraintes réalistes et de possibilités technologiques. Il est surtout connu pour sa trilogie martienne des années 1990, qui imaginait la terraformation de la planète rouge et, de manière quelque peu tristement célèbre, a inspiré les rêves d’évasion planétaire des milliardaires de la Silicon Valley. Hélas, l’utilisation par la trilogie de la notion de sainte Hildegarde de Bingen de l’œuvre du Saint-Esprit viriditas, ou «vert», car la vision directrice d’un personnage biologiste consacré à apporter la vie à la planète stérile a eu moins d’impact.

Le roman de Robinson 2015 Aurore—publié dans les mois suivant la parution de l’encyclique papale « Laudato Si’« —offre une vision très différente de notre destin planétaire, remettant peut-être intentionnellement en cause les usages auxquels sa série Mars a été mise. Le roman renverse l’intrigue de science-fiction bien usée de la colonisation interstellaire. Après l’arrivée d’une expédition multigénérationnelle dans le système stellaire de Tau Ceti, les colons découvrent le caractère indissociable de la connexion d’Homo sapiens à la Terre et luttent pour retourner sur la planète sur laquelle nous avons évolué. Comme il l’a écrit dans un essai publié avec la sortie du livre : « Il n’y a pas de planète B. »

Le roman décrit en détail comment les systèmes économiques et financiers contribuent à la fois à la crise climatique et font obstacle aux solutions.

Robinson a étudié avec le théoricien littéraire marxiste américain Fredric Jameson, et sa fiction a longtemps lutté avec l’observation de Jameson selon laquelle « il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ». (Essayez-le et voyez.) Cette idée de l’imagination littéraire menace de devenir la réalité que nous léguons à nos enfants alors que nous nous attaquons de plus en plus au dérèglement climatique et à l’effondrement écologique.

Le ministère de l’avenir décrit en détail comment les systèmes économiques et financiers contribuent à la fois à la crise climatique et entravent les solutions. Les doctrines économiques peuvent obscurcir la réalité. Comme le dit un personnage à propos d’un plan exigeant pour ralentir la fonte des glaciers : « Écoutez, si vous devez faire quelque chose, vous devez le faire. Ne continuez pas à parler de coût comme si c’était une chose réelle. L’argent n’est pas réel. Le travail est réel.

Au cœur du roman se trouve l’un des obstacles économiques les plus redoutables à la lutte contre le changement climatique : les « actifs bloqués ». Nous ne pouvons brûler qu’une fraction des réserves prouvées actuelles de pétrole, de gaz et de charbon pour rester en dessous du réchauffement climatique de 1,5 ou même de 2 degrés Celsius. Les propriétaires de ces milliards de dollars d’actifs se sont battus et continueront de lutter contre des politiques qui les rendront sans valeur. Robinson explore l’idée (proposée par le géohydrologue et ingénieur civil Delton Chen) d’un « pièce de carbone » comme solution. Celui-ci propose une monnaie de réserve alternative, inventée en paiement des profits perdus de l’extraction de carbone. Une telle solution convertirait ces milliers de milliards de dollars de pertes en bénéfices potentiels et fournirait également un moyen de rembourser d’innombrables petits acteurs, tels que les agriculteurs des pays en développement qui gèrent leurs champs, pour la réduction du carbone. Cela nécessiterait une réorientation coordonnée de l’ensemble du système financier mondial. Les crises et les négociations qui amènent cette réorientation sont les moteurs centraux de l’intrigue du livre.

Robinson nous oblige à prendre en compte moralement l’ampleur de la violence que notre indifférence et notre indécision provoqueront.

Le livre n’est pas seulement sur la politique; il dépeint avec attention la vie des migrants climatiques, des esclaves et des technocrates qui dirigent le ministère. Les survivants de la vague de chaleur de l’histoire en Inde démontrent le rôle que le traumatisme climatique jouera dans la culture et la politique de ce siècle. Parmi les survivants se trouvent les enfants de Kali, un groupe militant né de la sombre connaissance de l’Inde que les nations riches se soucient peu des souffrances que leurs émissions causent aux plus pauvres. Avec une planification méticuleuse et une ténacité infatigable, ils se battent pour mettre fin aux industries et à la consommation à fortes émissions, généralement avec violence, souvent avec génie. « Kali voit tout. Et les Enfants de Kali ne partiront pas tant que les coupables ne seront pas partis. Soyez avisé. »

Le travail accompli par le sabotage et la terreur est un défi. Cela nous oblige à prendre en compte moralement l’ampleur de la violence que notre indifférence et notre indécision provoqueront. Les générations futures souffriront de notre inaction à une échelle qui éclipse de loin les génocides de masse du 20e siècle. Quel niveau d’action et de sacrifice de notre part serait nécessaire pour empêcher un tel virage à la violence pour le bien de nos victimes à naître ?

Un chapitre s’impose comme luminescent. Il dépeint l’appel d’une future conférence internationale sur la restauration écologique. Page après page, rien d’autre que les présentations d’organisations de tous les coins du monde qui travaillent pour sauver et restaurer leurs terres et leurs écologies. Robinson ne dit pas que tous ces groupes existent réellement et entreprennent déjà ce grand travail.

Dans un article influent intitulé « Au-delà de l’espoir », l’environnementaliste radical Derrick Jensen s’oppose à l’espoir face à la destruction de l’environnement : « L’espoir est ce qui nous maintient enchaînés au système. Pour lui, l’espoir est le contraire de l’action – le genre de chose que nous faisons lorsque nous sommes assis sur le siège passager, pas lorsque nous sommes au volant. La définition de l’espoir de Thomas d’Aquin, en revanche, est intrinsèquement liée à l’action. L’espoir est une attente patiente et un travail pour un « bonum futurum arduum” : un avenir difficile bien. Robinson Le ministère de l’avenir est une œuvre d’espérance précisément dans ce sens.

Dix raisons de ne pas vivre sur Mars – Super endroit à explorer -Ecologie, science


Mars est une planète fascinante, la plus semblable à la Terre de toutes les planètes du système solaire, et peut nous aider à mieux comprendre les origines de la vie sur Terre. Sans aucun doute, c’est un endroit merveilleux à explorer, surtout avec la vision en réalité augmentée. Mais bien qu’il ait été assez semblable à la Terre au cours de ses premières centaines de millions d’années, ce n’est pas du tout la Terre comme maintenant. La Terre reste de loin l’endroit le plus habitable de notre système solaire. Les endroits les plus inhospitaliers de la Terre, comme l’Antarctique, même en plein hiver, et au centre du continent, sont bien plus habitables que partout ailleurs dans notre système solaire. Les colonies spatiales et les pôles de la Lune sont à la fois plus facilement habitables que Mars, et plus faciles à se suffire à eux-mêmes. Pourquoi donc? Continuez de lire pour en savoir davantage.

Vous voyez tellement de reportages sur la possibilité que des humains colonisent Mars, et de nombreux lecteurs peuvent être vraiment enthousiasmés par l’idée. Mais peu de ces histoires mentionnent les nombreux inconvénients et inconvénients de la colonisation humaine. J’ai pensé que cela pourrait aider à rétablir l’équilibre d’en parler.

Notez que cet article comporte environ 33 pages imprimées. Vous pouvez maintenant l’obtenir sous forme de livre Kindle, si vous préférez, pour 0,99 $ + TVA.

Dix raisons de ne pas vivre sur Mars – Super endroit à explorer

1. Froid

Vous conviendrez que le centre de l’Antarctique en hiver est froid, pas le meilleur des endroits pour s’installer ? Eh bien, Mars est beaucoup plus froid. Sur le site de Curiosity, proche de l’équateur, les températures nocturnes typiques sont de -70 °C. Elle descend parfois en dessous de -100 °C. Il fait souvent assez froid pour le CO2 dans l’atmosphère pour geler sous forme de glace sèche. Un humain ne pourrait pas survivre à ces températures sans technologie.

L'Antarctique vu de l'espace (NASA) - c'est beaucoup plus hospitalier que Mars. Mars serait également recouverte de glace, la seule raison pour laquelle ce n'est pas le cas est qu'elle est si sèche qu'il n'y a que suffisamment d'eau pour créer les calottes glaciaires polaires, et l'air est si fin que la glace d'eau se sublime directement en vapeur d'eau chaque fois que les températures monter brièvement au-dessus de 0C.
Les températures moyennes sur Mars sont similaires à celles de l’Antarctique. La seule raison pour laquelle la planète entière n’est pas recouverte de glace est qu’elle a si peu d’eau à transformer en glace, et comme l’atmosphère est un quasi vide, la glace se sublime en vapeur d’eau (comme la glace sèche) et s’accumule aux pôles.

Il fait chaud à midi, brièvement, peut dépasser 0 °C. Il ne fait donc pas froid tout le temps, mais la température moyenne est similaire à celle de l’Antarctique, et il y a ces énormes variations de température de 70 °C, parfois plus, entre le jour et la nuit, à peu près tous les jours. Vous pouvez consultez la météo actuelle de Mars pour Curiosity.

Température maximale du sol en rouge, minimale en bleu, données de Station météo Curiosity Rover REMs sur Mars.La ligne bleu clair (cyan) indique la température -78°C à laquelle la glace sèche se sublime en dioxyde de carbone. Les températures nocturnes, même dans les régions équatoriales, sont souvent bien en dessous de cette température Et les températures hivernales de midi, la partie la plus chaude de la journée, sont généralement bien inférieures à -20 °C. Les températures moyennes varient d’environ -30°C à bien en dessous de -50°C.

Ce n’est pas trop surprenant si l’on pense à notre mont Everest, lui aussi proche de l’équateur, mais avec un air plus fin (un tiers du niveau de la mer mais toujours cinquante fois plus dense que Mars « air »), il a températures moyennes au sommet variant de -35°C le mois le plus froid à -20°C le mois le plus chaud. De fin décembre à début janvier, le sommet du mont Everest ne dépasse jamais -33C.

A voir aussi Températures des panneaux solaires de l’opportunité – la nuit, ceux-ci devenaient très froids, inférieurs à la température de sublimation de la glace sèche chaque nuit, hiver ou été martien. L’opportunité est presque à l’équateur, débarqué 1,95 degrés sud (L’esprit a atterri 14,57 degrés sud et Curiosity a atterri à 4,5 degrés sud).

Mars n’a peut-être pas l’air aussi froide que l’Antarctique, car elle n’a de glace qu’à ses pôles. Mais c’est à cause de la faible atmosphère. Sur la majeure partie de la surface, la glace se sublime directement en vapeur d’eau sans jamais devenir liquide. Il n’y a pas non plus beaucoup de vapeur d’eau. En conséquence, il est extrêmement sec près de l’équateur, suffisamment froid pour qu’il y ait une couverture de glace permanente, comme l’Antarctique, sauf qu’il est trop sec et que l’atmosphère est trop mince pour le supporter.

Si vous recherchez simplement de nouvelles terres où vivre pour les humains, il existe de nombreuses zones inhabitées de la Terre qui pourraient être rendues habitables avec les niveaux de technologie proposés pour Mars. Il est beaucoup plus logique de coloniser le Canada, ou la Sibérie, ou les Hébrides intérieures d’Écosse (où je vis) ou les déserts de l’Arizona ou du Sahara, ou même les fonds marins, que Mars.

Pour les colonies sous-marines, voir Le rêve long et permanent des colonies sous-marines, Atlantica Undersea Colony – idée de construire une ville sous la mer au large de la Floride et les idées de Phil Pauley pour Sous-biosphère 2 qui applique certaines des idées pour les habitats spatiaux tels que la culture hydroponique de la nourriture à une colonie marine – qui s’immerge sous la mer.

Conception du concept de Phil Pauley pour la sous-biosphère 2 – son capable de s’abaisser au fond de la mer (vidéo). et vidéo ici

Pour plus d’idées de colonies marines et leur contexte, et les premières expériences, voir aussi le Rêve de longue date de colonies sous-marines (Discover Magazine, juin 2012) et Habitat sous-marin (wikipédia).

Si vous êtes particulièrement désireux de créer une colonie spatiale plutôt que sur Terre, alors une colonie proche de la Terre, plus proche du soleil et sans l’effet de protection nocturne d’une planète serait comme les tropiques par rapport à Mars. Pourquoi coloniser l’Antarctique en premier, quand on peut coloniser les tropiques ?

2. Vide

Oui Mars a une atmosphère, c’est vrai. Mais il est si fin qu’il compterait comme un vide de laboratoire sur Terre. Dans la plupart des cas, vous pourriez aussi bien être dans l’espace ou sur la Lune.

Un humain aurait besoin de mettre une combinaison spatiale pour survivre à la basse pression, sans parler du manque d’oxygène. La pression est si basse que votre salive et l’humidité qui recouvrent l’intérieur de vos poumons bouilliraient. La pression moyenne à la surface de Mars est bien en deçà de la limite Armstrong de 6 % qui est absolument la limite de la survie humaine. La pression superficielle moyenne est environ 0,6% du niveau de la mer de la Terre. Une fuite dans votre combinaison spatiale vous tuerait rapidement. Pas d’oxygène à proprement parler non plus.

L’atmosphère a certains avantages, en tant que source de CO2, mais même dans ce cas, la pression est faible et doit donc être sous pression pour être utile. Dans une colonie spatiale, alors vous pourriez faire du CO2 des astéroïdes carbonés proches de la Terre; il n’est pas si difficile de trouver des moyens de le faire dans l’espace si vous agrandissez votre habitat, par ex. avec des serres et besoin de plus d’atmosphère. Et notre atmosphère est principalement d’azote et d’oxygène, seulement 0,04 % de CO2, et Cie2 des niveaux supérieurs à 1% sont dangereux pour l’homme.

Le CO2 sur Mars a une certaine valeur pour fabriquer du carburant pour fusée, en utilisant de l’hydrogène importé comme matière première. Mais encore une fois, le carburant de fusée sous forme d’eau est abondant dans de nombreux endroits, même disponible aux pôles de la Lune, ce n’est donc pas un avantage majeur de Mars par rapport à n’importe où ailleurs.

Encore une fois, ce n’est pas un avantage majeur par rapport à l’espace ou à la Lune.

3. Le syndrome du « c’est fait »

Bon, je sais que Mars n’a pas encore « été fait ». Mais de nombreux explorateurs qui veulent coloniser Mars ont pour principale motivation qu’elle est nouvelle. Ils ne sont pas intéressés à coloniser la Lune, car c’est déjà « fait ». Ils veulent juste être les premiers sur une nouvelle planète. Si c’est votre motivation, alors souvenez-vous, dès que les premiers colons arriveront sur Mars alors ce sera déjà « fait ». Pour qu’une colonie survive, elle aurait besoin d’un soutien massif de la Terre, des milliards de dollars toutes les quelques années.

Ceux d’entre nous qui ont vécu les atterrissages d’Apollo se souviendront de l’excitation suscitée par les premiers atterrissages – et puis en seulement deux ou trois ans, c’est devenu ennuyeux pour le public, de voir des astronautes sur la Lune, parce que « c’est fait déjà ». Hormis des moments occasionnels d’intérêt humain comme la première fois qu’une balle de golf a été frappée sur la Lune, le grand public s’est totalement désintéressé et la nouvelle est tombée aux dernières pages des journaux.

Mission Apollo sur la Lune, victime du syndrome du
Finalement, le public a perdu tout intérêt pour la Lune, à l’exception de faits saillants occasionnels tels que la première balle de golf frappée sur la Lune, qui
a probablement parcouru environ un kilomètre, ce qui en fait officieusement probablement le plus long parcours de golf de tous les temps.

Pour les scientifiques, les missions Apollo se sont arrêtées immédiatement après la mission la plus intéressante sur la Lune, Apollo 17, une fois qu’il était suffisamment sûr pour envoyer un géologue, et pas seulement des pilotes d’essai, la première véritable « mission de terrain » géologique sur la Lune. Une grande partie de la Lune est encore inconnue et ne peut être découverte que sur le sol.

La même chose arriverait probablement à Mars, si des astronautes y sont envoyés principalement dans un but politique, pour être les premiers à amener des humains sur Mars. Les missions effectuées pour des raisons scientifiques comme les colonies en Antarctique peuvent durer indéfiniment, produisant continuellement des découvertes nouvelles et intéressantes.

La même chose arriverait sûrement avec les colons sur Mars. Tout comme la Lune peut vous sembler ennuyeuse maintenant, il en serait de même pour Mars après quelques années.

4. Poussière et tempêtes de poussière

Chaque été martien, environ tous les deux ans terrestres, le risque de tempêtes de poussière à l’échelle mondiale augmente. Ceux-ci peuvent durer des semaines et la lumière du soleil diminue de plus de 99%. Voici une photo montrant la progression d’une tempête de poussière vue par Opportunity.

Progression de la tempête de poussière sur Mars sur trois jours, Opportunity Rover
Au milieu de cette tempête de poussière, moins de 1% de la lumière qui atteint le sommet de l’atmosphère martienne a atteint le sol où Opportunity l’a photographié.

Ces tempêtes se poursuivent souvent pendant des semaines et la saison des tempêtes de poussière se produit tous les deux ans terrestres. Dans des tempêtes de poussière comme celle-ci, la lumière artificielle est nécessaire pour faire pousser des plantes, l’énergie solaire ne fonctionnera pas et la poussière est également potentiellement dangereuse pour les humains. Et vous ne verrez pas loin de chez vous ou si vous essayez de voyager.

Bien que les vents ne sont pas dangereux – la poussière est aussi fine que du talc ou de la fumée de cigarette, sinon elles ne seraient pas soulevées du tout – et l’atmosphère est un quasi vide. Les vents les plus forts déplaceraient à peine une feuille d’automne.


Cette animation gif d’Emily Lakdawalla montre comment le soleil s’est évanoui pendant la tempête de poussière, vue depuis Opportunity. Il y a un grand écart à la fin où le soleil était trop sombre pour faire ces images. Voir son article de 2007 : Mise à jour de la tempête de poussière : les rovers toujours OK

Pendant les tempêtes de poussière, la lumière artificielle est nécessaire en milieu de journée pour faire pousser les cultures et vous ne pourrez rien voir. L’énergie solaire ne fonctionnera pas.

Comme point mineur, la poussière elle-même peut être dangereuse pour les humains. Certaines études ont montré que la poussière de lune peut être quelque peu dangereuse – pas autant que l’amiante, mais suffisamment pour être préoccupant. La poussière de Mars peut être similaire (on ne connaît pas encore bien sa constitution). Ça aussi a des niveaux élevés de perchlorates, et peut également avoir des traces de gypse, qui peuvent tous deux être dangereux pour l’homme en cas d’inhalation.

Ce dernier problème peut cependant être résolu. La surface de Mars est couverte de poussière. Cependant, le suitport devrait aider à empêcher les explorateurs de l’amener dans l’habitat. Normalement, la poussière pénètre dans les combinaisons et est ensuite amenée dans l’habitat. Les astronautes d’Apollo ont découvert que la poussière se répandait partout. Cela pourrait également risquer d’encrasser les machines. Mais avec l’idée du port de combinaison, la combinaison n’est jamais introduite dans l’habitat, réduisant ainsi ce risque.

Cependant, vous ne pouvez pas faire grand-chose à propos de l’obscurité pendant les tempêtes de poussière, à l’exception de l’éclairage artificiel, et asseyez-vous simplement.

5. Contamination

Il est presque inévitable qu’une colonie sur Mars finira par contaminer la planète avec des micro-organismes terrestres. Au niveau actuel de la technologie, je ne vois pas comment cela peut être évité. Un humain est l’hôte d’environ 100 000 milliards de micro-organismes appartenant à 10 000 espèces différentes. Un habitat aurait aussi beaucoup d’autres micro-organismes, dans la nourriture, dans le sol, d’autres fournitures et flottant dans l’air.

Certains d’entre eux peuvent être capables de se reproduire à la surface, en particulier les lichens, et certains micro-organismes robustes, polyextrêmophiles qui peuvent survivre dans des habitats marginaux de saumure salée froide qui peuvent se former autour des sels déliquescents le matin et le soir. Voir mon Y aurait-il des microbes à la surface de Mars ?. Certains d’entre eux peuvent très bien fonctionner dans les habitats humains, mais ont des capacités cachées surprenantes pour survivre dans des conditions extrêmes. Les rovers sont stérilisés pour éviter la contamination – les humains ne peuvent pas l’être.

Maintenant, si vous n’êtes pas un scientifique, cela ne vous dérangera peut-être pas beaucoup. Mais de retour sur Terre, vous seriez connu comme le peuple qui a irréversiblement contaminé Mars. Vous obtiendrez probablement pas mal de presse négative pour faire cela, et à travers tout l’avenir de l’histoire humaine, vous serez probablement connu autant que les humains qui ont contaminé Mars comme les premiers à coloniser la planète. Pour avoir une idée de la valeur potentielle d’un Mars vierge, voir Quelle est la valeur de Mars vierge pour l’humanité – Opinion Piece ?

Cela rendrait difficile, voire impossible, de dire si l’une des formes de vie que vous trouvez sur la planète est une forme de vie terrestre introduite ou indigène (de nombreux micro-organismes sur Terre sont mal caractérisés). Cela compliquerait également les expériences pour rechercher des traces de biosignatures dans les dépôts sur Mars, dont certaines sont suffisamment sensibles pour détecter un seul acide aminé dans un gramme de sol.

La contamination pourrait également affecter vos approvisionnements en eau. Il y a aussi la possibilité qu’il puisse évoluer en surface par rayonnement adaptatif vers de nouvelles formes dangereuses pour l’homme, car les conditions sont très différentes (UV puissants, rayonnement cosmique, etc.). Ceux-ci pourraient ensuite retourner dans les habitats quelques années plus tard, conservant toujours leurs capacités à survivre dans un habitat humain, mais avec des capacités supplémentaires de leur évolution à la surface de Mars.

Certaines sources de contamination comprennent

  • Habitat pas complètement autonome – par exemple. peut-être avez-vous besoin d’éliminer les déchets humains à l’extérieur de l’habitat – ou certaines accumulations de produits chimiques doivent être évacuées vers l’extérieur.
  • Fuite de combinaisons spatiales. Le problème est que plus la combinaison spatiale est flexible, plus elle a de joints, et ceux-ci fuient continuellement de l’air. Pourriez-vous contenir des micro-organismes dans la combinaison spatiale sans qu’ils ne s’échappent des articulations ?
  • Sas. Il est peut-être possible de faire quelque chose à ce sujet, mais personne n’a encore conçu un sas qui n’évacue aucun air du vaisseau spatial. Le suitport s’en rapproche, mais est conçu davantage pour empêcher la poussière de pénétrer dans la cabine que pour empêcher l’air de sortir. Un peu d’air s’échapperait encore, environ un pied cube dans la conception actuelle de la valise.
  • Les accidents. Par exemple. combinaison spatiale rompue dans un accident à la surface. Ou l’un des vaisseaux s’écrase lors de l’atterrissage. Même si l’équipage survit, la coque peut être percée et contaminer Mars avec les micro-organismes à l’intérieur de l’habitat. Si quelqu’un meurt, il s’agit immédiatement d’une contamination majeure.

Suitport. L'astronaute monte dans la combinaison spatiale par la trappe. Il fuit encore une petite quantité d'air, environ un pied cube. La combinaison spatiale elle-même aurait également des fuites d'air constantes, comme toutes les combinaisons actuelles, par ex. par des zones flexibles telles que les articulations.
Suitport – l’astronaute se glisse dans cette combinaison par le trou dans son dos, puis le sas est fermé et il marche alors sur la surface portant ce sas portable sur son dos.

Cela réduit la quantité d’air libérée de l’intérieur du vaisseau spatial avec chaque EVA, mais vous perdriez quand même environ un pied cube à chaque fois. Difficile de voir comment l’air pourrait être stérilisé dans des conditions typiques de vaisseau spatial.

Les combinaisons spatiales fuient également constamment de l’air à travers les roulements flexibles dans les articulations, une autre façon pour les microbes de s’échapper à la surface.

Et si l’astronaute a un accident à la surface qui brise la combinaison – ou en effet – le vaisseau lui-même a un atterrissage dur et s’écrase sur Mars avec le contenu éparpillé à la surface ? Après un accident comme celui-ci, il pourrait bien être impossible d’inverser la contamination de Mars par la vie terrestre – car les microbes incrustés dans les grains de poussière sont protégés des rayons UV et peuvent se propager n’importe où sur Mars lors des tempêtes mondiales.

Cela revient à dire que pour contenir la contamination, nous aurions besoin d’atterrir un laboratoire de danger biologique sur Mars, avec l’équipage et tout son contenu comme danger biologique à contenir et à éloigner de la surface de Mars.

Nous n’avons pas encore la technologie pour le faire à un coût raisonnable. En effet, je ne suis pas sûr que ce soit possible avec la technologie actuelle quand on tient compte des possibilités d’accidents et d’atterrissages durs.

Il y a aussi la possibilité de la vie déjà sur la planète. Certains scientifiques pensent qu’il peut y avoir de la vie à la surface même maintenant dans les conditions difficiles qui y règnent. Si c’est le cas, il y a une faible possibilité qu’il puisse être dangereux pour les humains. Cela pourrait être un agent pathogène comme la maladie du légionnaire contre laquelle nous ne sommes pas immunisés. Peut-être qu’il infecte d’autres micro-organismes donc infecte les micro-organismes de l’habitat. Ou pourrait être un allergène pour les humains, par ex. lorsque vous respirez les micro-organismes dans vos poumons. Cette chance est probablement très faible, mais pas impossible. Il a été examiné à plusieurs reprises par des biologistes, et jusqu’à présent, personne ne peut vraiment dire avec certitude, ils ne peuvent pas aller jusqu’à dire que c’est impossible sur la base des connaissances scientifiques de Mars jusqu’à présent.

6. Technologie non éprouvée pour les habitats autonomes

Cela s’applique également aux colonies spatiales, mais je suggère qu’il est préférable de travailler d’abord sur cela dans les colonies spatiales proches de la Terre, où vous pouvez faire face aux urgences plus facilement.

  • Les micro-organismes sont problématiques dans un habitat clos. C’est quelque chose que les Russes ont découvert avec Soyouz. Dans l’ISS, de nombreuses mesures sont prises pour réduire le nombre de micro-organismes, notamment en gardant l’atmosphère très sèche et en les filtrant. Pourtant, ils ont des accumulations occasionnelles de biofilms. (Pour un aperçu de ce problème, voir Colonisation microbienne des stations spatiales
  • L’ISS n’est pas du tout autonome. Ils ne peuvent même pas laver leurs vêtements, mais se font envoyer de nouveaux vêtements lorsqu’ils en ont besoin de propres. Toutes les saletés sont éliminées dans les cuves d’approvisionnement qui brûlent dans l’atmosphère.
  • Les déchets humains peuvent être problématiques dans un petit habitat. Bien que l’urine puisse être recyclée sans trop de problèmes, les excréments sont beaucoup plus difficiles à traiter et, dans l’ISS, ils sont à nouveau éliminés dans les navires de ravitaillement.
  • La régulation de l’atmosphère est difficile dans un habitat clos. Dans l’ISS, il existe un système complexe de régulation de l’environnement qui filtre de nombreux gaz nocifs différents qui peuvent s’accumuler dans un système humain clos (qui comprend ammoniac, cyanure d’hydrogène, acétone, chlorure d’hydrogène, oxyde nitrique, monoxyde de carbone ainsi que dioxyde de carbone et bien d’autres) et maintient les niveaux d’oxygène corrects. Si cela se passe mal dans l’ISS (comme cela s’est produit plusieurs fois), vous pouvez envoyer des composants de remplacement ou de l’oxygène d’urgence depuis la Terre, mais sur Mars, vous auriez des ennuis.
  • Les micro-organismes sont problématiques dans un habitat clos. C’est quelque chose que les Russes ont découvert avec Soyouz. Dans l’ISS, de nombreuses mesures sont prises pour réduire le nombre de micro-organismes, notamment en gardant l’atmosphère très sèche et en les filtrant. Pourtant, ils ont des accumulations occasionnelles de biofilms. (Pour un aperçu de ce problème, voir Colonisation microbienne des stations spatiales)

Tout cela est soluble, mais nécessite des machines complexes pour le maintenir. Il y a des idées pour habitats autonomes en utilisant des méthodes naturelles, comme Biosphère 2, les Mellisa de l’ESA et le BIOS-3 russe mais ceux-ci sont plus grands que les premiers habitats, et encore une fois, ce n’est pas encore une technologie éprouvée à 100% pour l’espace.

Biosphère 2, première tentative à grande échelle d'un habitat de type biosphère clos
Biosphère 2, première tentative à grande échelle d’un habitat de type biosphère clos. L’expérience a été un échec mais beaucoup a été appris et à l’avenir, il sera peut-être possible de créer des habitats totalement autonomes dans l’espace. Cependant, la technologie n’est pas encore mature.

7. Difficile de se suffire à lui-même – besoin de pièces et de fournitures de la Terre

Oui, il y a beaucoup de ressources disponibles sur Mars. Mais ils sont également disponibles dans l’espace, exploitant les objets géocroiseurs. L’exploitation minière sur Mars sera difficile à faire, aussi difficile que dans l’espace. Vous devez toujours utiliser des combinaisons spatiales en raison des conditions de vide. Et peu importe ce que vous pouvez faire à partir de matériaux natifs de Mars, du moins aux niveaux technologiques actuels, de nombreux composants et pièces de rechange devront provenir de la Terre.

L'opportunité, dans le cratère Endurance, le plus ancien rover envoyé sur Mars, a duré depuis 2004, bien au-delà de sa durée de vie initiale.Opportunity rover dans le cratère Endurance – le rover ayant vécu le plus longtemps sur Mars. Il fonctionne depuis 2004 et (au moment d’écrire ceci) est toujours en cours d’exécution. Tous les autres rovers ont duré moins d’une décennie. Bien que les habitats humains soient conçus pour la durabilité, ils finiront par échouer également.

Aucun de nos rovers sur Mars n’a duré très longtemps, à l’exception de Opportunité qui est actif depuis 2004 (c’est le rover jumeau Spirit a cessé de fonctionner en 2010).

Les habitats humains seraient vraisemblablement évalués pour durer plus longtemps que cela. Pourtant, les habitats seraient extrêmement complexes technologiquement. Les choses finiraient par mal tourner et vous auriez besoin de pièces provenant de la Terre.

De plus, les modules de l’ISS atteignent la fin de leur durée de vie nominale après quelques décennies et la plupart de la station sera probablement désorbitée dans les années 2020, les modules étant dégradés au-delà de toute possibilité raisonnable de réparation – et il en serait de même sur Mars. .

Il semble peu probable que vous puissiez vraiment fournir toute la nourriture par les plantes cultivées sur Mars, et si vous pouviez le faire, pourtant, parfois, des mauvaises récoltes se produiraient sûrement, surtout au début. Encore une fois, cela nécessite que la nourriture soit fournie par la Terre.

Des médicaments seraient également nécessaires, ainsi que d’autres fournitures nécessitant des niveaux élevés de technologie.

Les combinaisons spatiales sont aussi des mécanismes complexes qui pourraient échouer, et que la colonie serait sûrement incapable de faire, et seulement capable de faire quelques réparations à leur place.

Il est préférable de considérer les combinaisons spatiales comme des mini-vaisseaux spatiaux plutôt que comme des aqualungs. Une combinaison spatiale typique de la NASA coûterait environ 2 millions de dollars à construire à partir de zéro (sans compter les coûts de conception). Cela nécessite environ 5 000 heures de travail et prendrait environ deux ans et demi à quelqu’un qui aurait toutes les compétences nécessaires pour construire, compte tenu de la fourniture de toutes les pièces et matériaux nécessaires. Voir Evolution de la combinaison spatiale (NASA).

Surtout, vous dépendez totalement de la régulation environnementale de la composition de l’air et de la température de l’habitat, et encore une fois, si cette machine tombe en panne et ne peut pas être réparée, vous mourez.

Il n’y a aucun moyen pour qu’une colonie martienne soit totalement autosuffisante dans un avenir proche – sauf avec certaines technologies révolutionnaires telles que l’impression 3D à l’échelle nanométrique ou la nanotechnologie auto-répliquante.

8. Paysage ennuyeux aux yeux humains sans aide

Le paysage sur Mars peut sembler assez étonnant sur certaines photos. Mais ceux-ci ont été amélioré numériquement avec la balance des blancs modifiée, pour aider les géologues à reconnaître les types de roches. Aux yeux de l’homme, c’est un gris ou brun rougeâtre terne. Le ciel est de la même couleur aussi. Il sera difficile de distinguer les différentes couleurs et tout se ressemble.

Montre l'effet de la couleur naturelle (au centre) et traité pour ressembler aux conditions d'éclairage de la Terre (à droite)

Vous n’auriez probablement pas beaucoup de chance de l’explorer directement pour des raisons de sécurité et parce qu’il faut tellement de temps pour enfiler votre combinaison spatiale. Principalement, vous verriez simplement la vue depuis votre fenêtre, quelle qu’elle soit. Vous vous lasserez vite du gris terne du paysage et du ciel.

9. Accidents

Bon alors les accidents arrivent. Sur Mars, ils peuvent être mortels s’ils endommagent votre combinaison spatiale ou votre habitat.

De plus, dans le vide, vous pouvez mourir simplement parce que vous avez oublié une étape de votre liste de contrôle pendant que vous enfilez votre combinaison spatiale – ou parce que vous vous intéressez à ce que vous faites et oubliez de laisser suffisamment de temps pour revenir dans vos réserves d’oxygène. Ou tout simplement être retardé, par ex. une entorse à la cheville sur Mars pourrait bien vous tuer, car vous ne pourrez alors pas reprendre votre approvisionnement en oxygène à temps pour faire le plein.

Et si vous êtes pris dans une tempête solaire, cela pourrait à nouveau être mortel si vous êtes loin de l’habitat protégé ou du rover le plus proche à ce moment-là.

À l’avenir, nous utiliserons peut-être des robots pour explorer la plupart du temps plutôt que des humains pour des raisons de sécurité, même s’il y a des humains à proximité qui pourraient y aller. Surtout pour les EVA de plusieurs jours de très longue durée, les rovers contrôlés par télérobotique peuvent devenir la norme plutôt que les humains. Pas besoin de transporter de la nourriture, de l’oxygène ou de l’eau. Capable de s’arrêter n’importe où et de travailler sur quelque chose pendant des jours ou de passer des jours ou des semaines sur une seule expérience à l’air libre. Les personnes qui les exploitent via la télérobotique peuvent passer de l’une à l’autre, comme vous le faites avec la civilisation du jeu, en faisant toutes les choses intéressantes, tandis que les robots font les choses ennuyeuses.

« Les robots font mieux » pourrait bien être un slogan très utilisé dans les futures colonies spatiales.

10. Mars est trop petit pour valoir la peine d’être colonisé

Oui je sais que la surface de Mars est grande, comparable à celle de la Terre. Mais il y a plusieurs autres conséquences d’une si petite planète.

D’accord, tout cela peut être résolu, la protection contre le rayonnement cosmique, les dortoirs centrifuges et en effet tout l’habitat pourraient être mis en rotation pour augmenter la gravité ressentie à l’intérieur, et le rayonnement UV assez facile à protéger. La zone de colonisation est comparable à celle de la Terre et ne semble donc que petite par rapport au potentiel de colonie spatiale.

Mais tout cela contribue à rendre Mars moins attrayante qu’il n’y paraît au premier abord.

Coloniser au plus près de la Terre d’abord

Je n’entrerai pas dans les détails ici, car cela s’écarte plutôt du sujet principal de cet article, et je l’ai couvert dans Asteroid Resources could Create Space Habs For Trillions; Superficie des mille terres. Mais en bref, les quantités de ressources disponibles pour construire des colonies spatiales uniquement à partir des objets proches de la Terre (NEO) sont surprenantes. There is easily enough material in NEOs to build habitats with many square kilometers of living area, and with just about all the materials we need to make them.

Longer term, space colonies have more potential for human habitation than planetary surfaces – and that is including the Earth itself. There is enough material in the asteroid belt to build colonies with the land area of a thousand Earths.

Nerius is a likely target for materials for a space colony, as it is one of the larger NEOs to get to, and easier to get to than the Moon. Though only 300 meters across, it has enough material for cosmic radiation shielding for three square kilometers. of space habitats following the design of the Stanford Torus. Mars’s small moon Deimos has enough to shield an area more than twice the size of Switzerland (e.g. as lots of Stanford tori). Then, when you get to the asteroid belt, there is enough material there for cosmic radiation shielding for a thousand times the surface area of Earth. This is a different idea from the idea of hollowing out the asteroids which creates much less living space, Nerius could only make a 300 meters diameter habitat if you hollow it out.

In the nearer term the most habitable surface areas of any celestial body in the solar system outside of Earth are probably the poles of the Moon, where there are the « peaks of (almost) eternal light » that get constant year round light. This would give near constant solar power and light for greenhouses except during eclipses. They are also right next to the craters of eternal night which are thought to have deposits of ice and are the coldest places in the inner solar system. So a fascinating place to explore and live, and with just about all the materials you need to build a small near to self sufficient colony.

The peaks of (almost) eternal light might need to be explored scientifically using rovers first to minimize contamination, for instance maybe there are layered deposits of ice preserving a record of the history of the early solar system and the solar winds. That exploration could be done by humans too, however, by telepresence. The moon is far enough away from Earth for telepresence exploration from L1 or L2 to be worth doing.

NASA artwork from the 1970s for the Stanford Torus design
Stanford Torus Interior (NASA), population 10,000, NASA space colony art from the 1970s

This was something we could build already with 1970s technology and would be far easier to build today. Also, we would have sufficient resources to build this using materials from just one small NEO such as Nereus (perhaps the most accessible of them all, 300 meters across and easier to get to than the Moon in terms of delta v). It has enough material to provide cosmic ray shielding for about 3 square kilometers of habitat living area. There are many other NEOs comparable in size or larger.

One would of course start smaller, but eventually colonies of this size and larger could be constructed, mainly with use of resources available in space within easy access from Earth.

Other colonies could be in the other Lagrange locations, or orbit the Earth or co-orbit the sun with the Earth. Long term, a location close to the Earth makes for faster trade both ways, and permits space tourist visits. Shorter term it also makes for easy assistance and backup in case of emergencies, and astronauts can if necessary be returned to Earth within a day or two.

Also, technical assistance for near Earth colonies can be given by experts on Earth in close to real time without the light speed delays of Mars. In the near term, just because of unavoidable communication delays from Earth during emergencies, I think that explorers who travel as far as Mars would probably have the best chance of success if they are experts who have « written the manual » on the spaceship systems, together with scientific experts able to make fast real time decisions about experiments on the surface.

For more about all this see my Asteroid Resources Could Create Space Habs For Trillions; Land Area Of A Thousand Earths.

Solution to all of this for Mars – telepresence

So, I’m not « against mars colonization ». Would be great if these problems could be solved and maybe with some future technology they could be. Perhaps self healing spacesuits and spaceships, able to hold in contamination even in a hard landing or accident? Perhaps some successor to the suitport that is self cleaning and lets no air escape at all? Or we might find out things about Mars that lead us to decide that it is okay to introduce Earth micro-organisms to it.

But in the meantime, space colonies would seem to make much more sense than a Mars surface colony. But Mars is such an interesting place to explore especially for scientists. With enhanced vision, the boring landscape would become interesting to look at and explore. And our mechanical rovers on Mars are so slow, experiments take months to complete, and they do in a month what a human could do probably in an hour.

So, what can we do? Well the answer is telepresence. The technology is developing rapidly, both through the games industry, and through various applications such as remote telepresence surgery (surgeons in the USA operating on patients in France for instance), and field geology especially deep wells.

With humans in orbit around Mars, then they could explore the surface with telepresence. You get super human abilities too, as you can build telerobots able to fly (hard for a heavy human to do in the thin Mars atmosphere), or smaller or stronger than humans.

Video of Robert Michelson’s entomopter.

On Mars it might be easier for machines to fly with insect type flight with rapidly beating wings, using the bumble bee wings vortex effect for lift. On Mars that can work scaled up to wings a meter across because of the thin atmosphere also assisted by the low gravity. That’s the idea of the entomopter. One way you could build telerobots able to fly on Mars.

With several rovers spread out on the surface of Mars you can « hop » from one to the other in virtual reality, set up experiments, set them going to return to them later, or drive around on the surface of Mars in real time. The robots would be semi-autonomous, not just sit around doing nothing, but a bit like the game of civilization, you set them going doing various tasks then pop over to another place on Mars to take over another robot, and so on.


Image from the Telerobotics Symposium held in 2012, one of the recommendations was that telepresence be used to explore Mars during the early orbital missions.

Eventually we might have a sizeable colony in orbit around Mars and a sizeable « colony » of telerobots on the surface which might make materials for export to the orbital colony or indeed to Earth.

Telerobots could do mining, and all the things envisioned for a human surface colony, with almost no risk of contamination, either of Mars, or back to Earth of any micro-organisms on Mars.

As an astronaut, you could explore the surface within your spaceship in a shirt sleeves environment, no need to put on your spacesuit. The orbital spaceship would spin for gravity, probably using a tether system in early versions of the colony. With an onmidirectional platform and telerobots on the surface, you could walk and run over the surface too, as if you were there but with enhanced vision and capabilities.

We could actually grow plants on the surface of Mars too by telepresence, since seeds can be sterilized. There are two types of hydroponics, and sterile hydroponics doesn’t use micro-organisms, instead supplies all the nutrients the plants need in the water. Aeroponics is a version of hydroponics especially useful for space missions which uses minimal water as the roots grow in moist air.

We could have greenhouses on the surface, and export the food to orbit using fuel also created on the surface of Mars.

Little Prince rover,
« Little Prince » rover (concept by Martin Miklica) to support a single plant on Mars. Book cover of Since seeds can be sterilized (unlike humans or animals), plants on Mars could be grown without any risk of contaminating it with Earth micro-organisms.

Named after the « Little Prince » who looked after a single rose on his asteroid in the fictional book by Antoine de Saint-Exupéry

It’s possible that plants may be the first living Earth colonists of another planet.

Video of the Little Prince rover

Later on, if the decision is made to send humans to the surface, you already have the telerobots there and whatever technology is associated with them, for the humans to use for their habitats.

See also

Encouraged by the interest in this article, I’ve written many more articles since this one, on related topics. See for instance:

Then, on same subject as this article but a more leisurely treatment:

Le lien entre les fermetures de pubs locaux et le soutien à l’UKIP -Ecologie, science


Le déclin de la rue principale a été creuser Les centres-villes britanniques ces dernières années. Lorsque les pubs, les centres communautaires, les bibliothèques et les banques ferment, cela ajoute au sentiment de déclin local. Dans mon récemment publié recherche, j’ai découvert que le déclin local contribue à une augmentation du soutien aux partis politiques de droite radicale – et que la perte de pubs locaux joue un rôle étonnamment important dans le changement.

Lorsque les gens réfléchissent à ce qui pousse les gens à soutenir les partis de droite radicale, ils supposent souvent qu’ils votent dans cette direction en raison de privations économiques ou parce qu’ils s’opposent à l’immigration. Et il est vrai que les partis de droite radicale placent souvent l’immigration en tête de leurs priorités et s’engagent à améliorer la vie des personnes économiquement vulnérables. Mais le dynamisme social dans les lieux locaux est également important.

Les pubs représentent souvent le point focal d’une communauté locale. C’est là que s’établissent les liens sociaux. Mais plus de 25% des pubs ont fermé au Royaume-Uni depuis 2001. Cela est dû, entre autres, à une augmentation du coût de l’alcool après une vague de hausses de taxes gouvernementales et l’interdiction nationale de fumer en 2007.

J’ai particulièrement regardé les pubs locaux de longue date qui en sont venus à définir la communauté, que j’ai étiquetés « pubs communautaires ». Ces pubs communautaires servent souvent de dernier bastion de la culture britannique à l’identité de la classe ouvrière blanche. Je les ai classés comme des pubs indépendants situés en dehors des rues principales dans les quartiers les plus pauvres. J’ai également inclus des pubs appartenant à des entreprises privées qui ont tendance à s’adresser à une circonscription de la classe ouvrière. L’exemple le plus célèbre est celui de JD Wetherspoon, qui s’est considérablement développé pour posséder de nombreux pubs locaux dans de petits quartiers, servant des boissons à des prix relativement bas.

J’ai constaté que les personnes vivant dans les quartiers avec une telle fermeture de pub par an sont plus susceptibles de soutenir l’UKIP que tout autre parti d’environ 4,3 points de pourcentage. L’effet est amplifié dans des conditions de privation matérielle.

Le soutien de l’UKIP n’était cependant lié qu’à la fermeture d’un certain type de pub – ce que je considère comme des « pubs communautaires ». Je n’ai pas trouvé un niveau de soutien plus élevé pour l’UKIP associé à la fermeture des pubs fréquentés par les électeurs des classes moyennes ou supérieures ayant fait des études supérieures et ayant une plus grande diversité ethnique. Le déclin des pubs exploités dans le cadre de franchises de pubs plus grandes (à l’exception de la société Wetherspoon) et de ceux situés dans les rues principales des grandes villes – ou dans les zones plus riches – n’affecte pas les niveaux de soutien à l’UKIP.

J’ai également constaté que les Britanniques blancs occupant des emplois routiniers (c’est-à-dire secrétaires, travailleurs manuels, commis au classement, etc.) sont les plus susceptibles de soutenir l’UKIP à mesure que le nombre de fermetures de pubs augmente dans leur district. Cela confirme le fait que la relation entre les fermetures de pubs et le soutien de l’UKIP est un phénomène de la classe ouvrière blanche.

La fermeture de pubs appréciés semble contribuer au sentiment plus large de marginalisation qui a propulsé des partis comme l’UKIP dans le courant dominant. Théorie du déclin social nous apprend que la désindustrialisation et la mondialisation ont entraîné la disparition progressive des emplois manufacturiers et la montée des emplois de cols blancs. Les communautés de la classe ouvrière blanche ont souvent l’impression qu’elles se déplacent vers la périphérie de la société par rapport à une nouvelle classe blanche dominante d’élites professionnelles et d’immigrants.

Les Blancs de la classe ouvrière sont attirés par les partis de droite radicale parce qu’ils évoquent un passé nostalgique où les travailleurs manuels étaient considérés comme des piliers cruciaux de la société – comme le résument des slogans tels que « Make America Great Again » ou « Take Back Control ».

Il existe donc des preuves d’un facteur socioculturel local derrière le soutien de la droite radicale en Grande-Bretagne. Sans négliger la dimension matérielle, la disparition de lieux socioculturels comme les pubs ou les maisons de jeunes rend les électeurs blancs de la classe ouvrière sensibles aux récits de «gauche-arrière» que les partis de droite radicale utilisent pour obtenir des soutiens.

Une nouvelle théorie de la marginalisation

Il existe déjà diverses théories qui aident à expliquer le soutien à la droite radicale, y compris la théorie du déclin social mentionnée ci-dessus.

Capital social (ou l’isolement social) la théorie lie un manque de connexion dans la communauté avec le soutien de la droite radicale. L’adhésion à des associations bénévoles comme des associations caritatives, des syndicats ou des clubs sportifs renforce la confiance sociale des gens. Ainsi, lorsque les communautés manquent de lieux socioculturels où les gens peuvent se rencontrer et se saluer, nous sommes plus susceptibles de voir des gens soutenir les partis de droite radicale. Ces fêtes attirent des personnes isolées qui ont perdu confiance dans les autres et dans les institutions.

Des hommes assis dans un pub discutent avec Nigel Farage.
L’ancien leader de l’UKIP Nigel Farage rencontre des habitants dans un pub en 2013.
Alamy

Nous savons également que les lieux socioculturels locaux façonnent le comportement électoral des gens en définissant leur identité. Leur disparition augmente l’isolement social et affecte l’estime de soi d’une communauté. Ce qui se perd avec ces fermetures n’est pas seulement la douleur individuelle de perdre quelque chose de précieux, mais le sentiment que son groupe socioculturel (et ses traditions et valeurs distinctives) est devenu marginalisé et abandonné.

Mes recherches suggèrent qu’il y a aussi un élément de dégradation socioculturelle en jeu. La fermeture des lieux sociaux qui sont au cœur des communautés locales contribue à l’isolement social et au sentiment que son héritage socioculturel est attaqué. La perte de ces lieux conduit les personnes qui les fréquentent habituellement à s’interroger sur leur place au sein de la société et peut les rendre sensibles aux récits « laissés pour compte » qui sont la base de la droite radicale. C’est un sentiment qui peut conduire les gens vers des partis de droite radicale.

L’affaire Texas Monkeypox souligne la nécessité d’une meilleure surveillance -Ecologie, science


Eplus tôt ce mois-ci, les Centers for Disease Control des États-Unis confirmé que plus de 200 personnes dans 27 États sont surveillées pour la variole du singe après qu’un patient des urgences de Dallas a été diagnostiqué avec la maladie rare. C’était le premier cas de variole du singe aux États-Unis en 18 ans et le premier jamais enregistré au Texas, rapporte STAT.

L’individu — identifié comme un homme par le BBC– a probablement contracté le virus au Nigéria et a voyagé avec l’infection dans deux aéroports américains, exposant potentiellement des personnes sur ses vols de Lagos à Atlanta et d’Atlanta à Dallas. Andrea McCollum, chef de l’unité d’épidémiologie des poxvirus au Centre national des CDC pour les maladies infectieuses émergentes et zoonotiques à Atlanta, raconte STAT il y avait peu de risques pour les passagers du vol Atlanta-Dallas en raison de sa courte durée. Le virus ne voyage pas bien dans l’air, dit-elle, donc l’agence ne considère qu’une personne qui n’est pas entrée en contact direct avec une personne infectée à risque de contracter la maladie si elle se trouve à moins de six pieds d’elle pendant trois heures. ou plus.

Jusqu’à présent, aucun cas supplémentaire n’a été identifié, et la période d’observation des personnes exposées à l’homme infecté se termine aujourd’hui (30 juillet).

La dernière épidémie de variole du singe aux États-Unis, en 2003, comprenait 37 infections confirmées et 10 probables dans cinq États ; aucun n’a été mortel. Lors de cette épidémie, les épidémiologistes ont conclu que le virus était entré aux États-Unis dans une cargaison de rongeurs africains, puis s’était propagé aux animaux de compagnie. chiens de prairie et sur les gens.

Pour mieux comprendre le nouveau cas et sa signification, Le scientifique s’est entretenu avec Anne Rimoin, experte en variole du singe et épidémiologiste à l’Université de Californie à Los Angeles, via Zoom et e-mail.

UCLA Fielding School of Public health et DR. Anne Rimoin

Le scientifique: Qu’est-ce que la variole du singe ?

Anne Rimoin: C’est une maladie zoonotique virale rare qui survient principalement dans les pays de forêt tropicale d’Afrique centrale et occidentale. Monkeypox appartient à la même famille de virus que la variole (Poxviridae) mais provoque une infection plus bénigne. Les infections à la variole du singe se manifestent généralement par des symptômes pseudo-grippaux, de la fièvre et une éruption cutanée et sont souvent confondues avec d’autres maladies ressemblant à des éruptions cutanées, notamment la varicelle et la rougeole. Il existe deux clades connus de monkeypoxvirus : le clade d’Afrique centrale et le clade d’Afrique de l’Ouest. Le clade ouest-africain est associé à une maladie moins grave et à une mortalité plus faible que le clade centrafricain.

ST: À quel point est-ce dangereux ?

RA: La variole du singe est rare, mais elle peut provoquer des maladies graves chez l’homme. En Afrique, les infections à la variole du singe peuvent être mortelles dans jusqu’à 10 pour cent des cas, mais il est important de se rappeler que ces cas surviennent généralement dans des milieux à faibles ressources sans le type de soins médicaux que nous avons ici aux États-Unis. Par rapport à la variole, elle est nettement moins grave, moins transmissible et associée à une mortalité plus faible.

ST: Comment les gens l’attrapent-ils ?

RA: Les infections à Monkeypox sont le plus souvent le résultat d’un contact direct avec un animal sauvage infecté, mais une transmission interhumaine peut également se produire. Le virus Monkeypox peut être transmis par contact avec des lésions cutanées, des fluides corporels, de grosses gouttelettes respiratoires et des matériaux contaminés tels que des couvertures ou de la literie.

ST: Et quel genre d’animaux sont généralement concernés ?

RA: À l’heure actuelle, le réservoir naturel de la variole du singe est inconnu, mais les espèces de rongeurs africains sont soupçonnées de jouer un rôle dans la transmission. La gamme complète d’hôtes du virus de la variole du singe n’est pas encore bien définie et de nombreux animaux sont sensibles à l’infection. Le virus n’a été récupéré que deux fois sur un animal dans la nature. Le premier était un écureuil de corde africain en République démocratique du Congo. Et le second provenait d’un primate mort qui a été trouvé dans le parc national de Taï en Côte d’Ivoire.

ST: À quel point les gens aux États-Unis qui n’ont pas partagé d’avion avec ce patient devraient-ils être inquiets ?

RA: Les cas de variole du singe humaine en dehors du continent africain sont rares et la probabilité d’une transmission continue de ce cas est faible. Les personnes qui étaient en contact étroit avec le cas dans l’avion sont surveillées pour des symptômes. À l’heure actuelle, la variole du singe ne devrait pas être une préoccupation majeure pour l’Américain moyen.

ST: Et les mutations ? On parle beaucoup en ce moment des variantes ; Quelle est la probabilité que ce virus mute et produise une variante plus transmissible ?

L’identification précoce des maladies infectieuses, la recherche rapide des contacts et l’isolement/la quarantaine sont essentiels pour prévenir de futures pandémies avant qu’elles ne commencent. L’investissement dans ces systèmes devrait être une priorité de santé publique.

RA: Tous les virus ont un potentiel de mutation, mais le monkeypox est un virus à ADN, qui mute beaucoup plus lentement que les virus à ARN [such as coronaviruses]. Bien sûr, à long terme, c’est quelque chose que nous devons toujours garder un œil sur. Nous devons être conscients de l’évolution du paysage épidémiologique et de l’impact que cela peut avoir sur la capacité de ce virus (ou d’autres) à devenir un agent pathogène humain plus efficace. Par exemple, l’éradication de la variole et l’arrêt ultérieur de la vaccination mondiale en 1980 ont des implications importantes pour l’immunité collective contre les poxvirus. Il est certainement possible que le monkeypox ou un autre poxvirus puisse éventuellement combler le vide. Par conséquent, nous devons continuer à surveiller les infections à poxvirus à l’échelle mondiale.

ST: Selon vous, quelle est la principale conclusion que les gens devraient tirer de cette affaire ?

RA: Le gros point à retenir est le suivant : c’est un rappel qu’une infection n’importe où a le potentiel d’être une infection n’importe où. L’expansion rapide des voyages mondiaux a rendu beaucoup plus facile l’importation et la propagation rapide d’une maladie infectieuse contractée dans une partie du monde ailleurs. Au cours des dernières années, nous avons vu plusieurs cas de variole du singe exportés du continent africain vers le Royaume-Uni, Singapour et les États-Unis.

Voir « Prédire les futures épidémies de zoonoses« 

Nous continuerons probablement à voir une augmentation des cas de poxvirus – pas seulement de la variole du singe – parce que nous avons un déclin mondial de l’immunité contre les orthopoxivirus. Nous avons déjà vu des épidémies de variole du chameau en Inde, du virus de l’ectromélie (variole de souris) en Europe et le cas d’une nouvelle infection à poxvirus en Alaska en 2020. Les poxvirus sont courants chez les animaux, et avec la baisse de l’immunité contre les poxvirus, nous devrions les surveiller de près.

Le cas actuel de la variole du singe devrait nous rappeler que nous devons rester vigilants et garder un œil sur les infections émergentes dans le monde. Il souligne la nécessité de disposer de systèmes de surveillance robustes localement et mondialement pour pouvoir les détecter, et de bons systèmes en place pour pouvoir contacter la trace afin d’éviter une propagation ultérieure.

ST: Et comment nous débrouillons-nous sur ce front ?

RA: Je pense que nous avons un long chemin à parcourir avant de pouvoir assurer une bonne surveillance des maladies. La pandémie de SRAS-CoV-2 a certainement souligné l’importance d’un investissement à long terme dans la surveillance des maladies. L’identification précoce des maladies infectieuses, la recherche rapide des contacts et l’isolement/la quarantaine sont essentiels pour prévenir de futures pandémies avant qu’elles ne commencent. L’investissement dans ces systèmes devrait être une priorité de santé publique.

Note de l’éditeur : cette interview a été éditée par TS par souci de concision et par AR pour plus de précision et de fluidité.