La fin des pelouses en gazon -Ecologie, science


À Montréal, trois amis sont déterminés à faire de la pelouse, une histoire ancienne…Ils la jugent trop inhospitalière aux plantes et aux insectes.

Ils veulent transformer les espaces gazonnés en plus de bio diversité
Ils veulent transformer les espaces gazonnés en plus de bio diversité © Nouveaux voisins @NouveauxVoisins

Ils s’appellent Philippe Asselin, Emile Forest et Jonathan Lapalme, et ils veulent bouleverser les pratiques de jardinage ainsi que  l’aménagement paysager  pour le bien de la planète !

Les Nouveaux Voisins

Pour ce faire, ils ont créé “Nouveaux Voisins”, un modèle  qui vise à remplacer les pelouses par des jardins favorables à la biodiversité. Ils incitent  les particuliers à changer de culture pour accueillir davantage de plantes, d’oiseaux, d’insectes, et d’autres voisins non-humains.

Plus de bio diversité

Pendant plus de dix ans, Philippe, Jonathan et Emile ont travaillé sur de nombreux projets d’architecture paysagère en cherchant à ce que la biodiversité soit mieux prise en compte. C’est en 2019, après avoir lu beaucoup de textes scientifiques sur l’importance sociologique et culturelle du gazon, qu’ils ont décidé d’en faire leur cheval de bataille et de fédérer un mouvement qui ne soit pas “anti-gazon” mais “pro-biodiversité”.

Heritage du Moyen Age

La pelouse bien coupée nous vient du Moyen Age. Selon  l’historien Yuval Noah Harari dans son livre Homo Deus, une belle pelouse bien entretenu était un luxe que seuls les rois et les seigneurs moyenâgeux pouvaient s’offrir. Il fallait avoir les moyens pour laisser une parcelle de terre non cultivée et finement coupée ! Et, logiquement, une pelouse trop haute était le signe d’une perte de richesse et de pouvoir. Des siècles plus tard, le symbole de domination sociale associé à la pelouse a perduré et s’est même répandu dans le monde entier.

Amende si la pelouse a plus de 15 cm

Nos cousins québécois  développent donc leur plateforme web qui oriente les propriétaires de parcelle vers les bons outils et les bons interlocuteurs. Les particuliers qui réaménagent leurs espaces verts sont invités à partager des photos avec toute la communauté, étape nécessaire pour convaincre ensuite les mairies d’agir. Et là aussi il y a du chemin à faire , puisqu’il existe encore des municipalités québécoises où les habitants doivent avoir une pelouse de moins de 15 cm de hauteur, sous peine d’amende.

Financement pour la plateforme

Philippe, Emile et Jonathan recherchent des financements pour pouvoir finaliser leur plateforme. Ils continuent en parallèle de faire des recherches, notamment dans le cadre d’un partenariat avec la chaire Urban Landscape Ecology Lab de l’Université de Concordia.

Plus de précisions avec EmmaStokking de l’agence Sparknews au micro d’Emmanuel Moreau



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