Le début d’une période nouvelle.

octobre 15, 2012   ·   0 Comments

Une ère nouvelle se dessine

Demain n’est pas si loin…

Quelque chose a changé sur les marchés, depuis cet été, et ce quelque chose s’apparente au retour d’une certaine confiance et d’une plus grande stabilité.

La raison essentielle en est la place prise par la BCE, avec l’accord des gouvernements européens, et la complicité des institutions mondiales (FMI, FED). La Banque Centrale Européenne est désormais perçue comme un acteur doté de réels moyens d’intervention, d’une mission étendue du strict contrôle de l’inflation au soutien de la croissance, et d’un arsenal technique et institutionnel très élargi. Elle est aussi de facto l’organe de supervision du système bancaire européen et le « prêteur en dernier ressort » des économies.

Les marchés, qui depuis plusieurs années ne dissocient plus l’économique du politique, ont maintenant en face d’eux de part et d’autre de l’Atlantique des interlocuteurs crédibles sur ces deux aspects, et vont pouvoir se concentrer sur la lecture et l’anticipation de l’état de l’économie mondiale, et des entreprises. On peut donc espérer un retour à des valorisations plus rationnelles et moins volatiles.

Pour autant, les inquiétudes sur cette économie restent nombreuses, et lourdes, particulièrement en France. La « crise » prend de plus en plus l’aspect d’une mutation structurelle douloureuse. Comment sortir du surendettement des Etats ? Quel niveau de protection sociale saurons-nous financer ? Comment rétablir la compétitivité de notre pays et sa capacité exportatrice? Quelle transition énergétique imaginer ? Quelle mise en commun souhaitons-nous au niveau européen ?

La plupart des problèmes ont été plus ou moins posés, mais une seule réponse a été trouvée pour l’instant : la maîtrise des déficits par le sucrait massif d’imposition. Bien sûr cette réponse sera insuffisante, mais son ampleur, que nous devons d’ailleurs pour moitié au gouvernement sortant et au nouveau pouvoir, recèle au moins une bonne nouvelle : il sera difficile d’augmenter encore les impôts dans les années à venir, et on peut là aussi, espérer une certaine stabilité, sans aller jusqu’à parler un jour d’un reflux.

D’une certaine manière, nous rentrons peut être dans une période nouvelle, qui n’est pas l’après crise, au sens où elle serait résolue, mais celle d’un long chemin de reconstruction qui ne fait que débuter.

Quels enseignements pouvons-nous en tirer pour votre patrimoine, et pour les conseils à suivre ?

Tout d’abord , toute stratégie patrimoniale s’inscrit plus que jamais dans le long terme: c’est avant tout la compréhension de leurs enjeux qui doit guider le choix d’une solution. Quand tout est plus difficile, on a encore moins le droit de se tromper. Quand on ne peut plus attendre que « ça s’arrange », il faut prendre ses dispositions dans la durée.

Ensuite , la politique fixée par les Banques centrales, qui est sans doute en place pour plusieurs années aura pour corollaire des taux d’intérêt durablement bas. Les placements courts sécuritaires doivent donc être cantonnés à une épargne de précaution, certes plus importante dans les périodes de récession, ou réservés aux épargnants totalement averses au risque. Mais l’impact majeur concerne les fonds en euros dans l’assurance vie. Les fonds en euros, constituent près du tiers du stock d’épargne des français, et sans doute plus de 50 % pour la clientèle patrimoniale. Nourris en grande partie d’emprunt d’état français, ils sont voués à une rentabilité décroissante. Il faut donc limiter leur souscription, et s’arbitrer significativement vers des Unités de Compte, les fameux FCP et Sicav : dans un moment où le pays en a besoin, il faut naturellement orienter son épargne vers des investissements productifs.

Vers quels investissements se diriger ?

  • Dans l’immobilier, car la construction de logements neufs est une composante de base du renouvellement de l’infrastructure du pays, comme le sont les projets relatifs au tourisme  à l’éducation ou à la santé. Avec ou sans bonus fiscal, des projets immobiliers bien sélectionnés seront porteurs d’une rentabilité satisfaisante et durable.
  • Sur les marchés, car ils permettent d’accéder aux entreprises, piliers de l’économie productive, en les finançant ou en participant à leur capital.

Chacun connaît aujourd’hui les fonds d’obligations à échéance. Mais les fonds « purs », actions notamment, ne collectent peu ou plus, malgré de bonnes performances récentes. Il faut progressivement réapprendre à les utiliser, opter pour une stratégie de diversification et capter la valeur créée par les entreprises les plus performantes et les économies les plus dynamiques.

  • Du côté du… non coté enfin, qui recèle des perspectives de rentabilité très intéressantes car il est au plus proche de l’économie réelle. Il permet par l’intermédiaire de gérants expérimentés d’acheter à un bon prix des actifs porteurs de croissance…

Cette fin d’année sera sans aucun doute décisive tant sur le point des décisions que le gouvernement prendra en terme de fiscalité mais également (et en conséquence) sur les arbitrages à entrevoir… ou à réaliser sans plus attendre.

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