Ecologie et anticorruption, le cocktail gagnant à Zagreb -Ecologie, science




Tomislav Tomasevic, élu dimanche maire de Zagreb.


© Denis Lovrovic
Tomislav Tomasevic, élu dimanche maire de Zagreb.

«La bataille pour Zagreb commence sur cette colline», déclarait en 2017 Tomislav Tomasevic depuis la décharge de Jakusevac, une montagne de déchets dans les environs de la capitale croate. A l’époque, cela faisait saisir et qu’ils étaient entreposées entre 600 et 800 tonnes de déchets par jour, dans l’indifférence des autorités locales. Quatre ans plus tard, la colline de détritus existe toujours, présentant un risque environnemental majeur. Et il incombe désormais à l’écologiste Tomislav Tomasevic, élu dimanche maire de Zagreb, de s’attaquer au problème.

Epingler le clientélisme

Le candidat d’une coalition de la gauche et des Verts n’est pas un eu de cesser, tout au long de sa campagne, de promettre le changement. Il a remporté l’élection, avec 62,25% des voix, face au candidat d’extrême droite, Miroslav Skoro. Ce chanteur ultranationaliste se présentait comme le «candidat du peuple».

Agé de 39 ans, Tomislav Tomasevic est novice dans l’arène politique, mais n’en demeure pas moins un militant de longue date, avec une expérience concrète au sein des réseaux associatifs croates. Diplômé de Cambridge en environnement, il milite depuis ses 16 ans à Zelena Akcija, l’une des principales organisations de lutte pour l’environnement. Il est également l’un des membres fondateurs du mouvement Zagreb est à nous, un collectif citoyen qui se bat contre la corruption et la privatisation des services publics municipaux. En 2009 par exemple, il a été à l’initiative de l’action «Muddy, eau d’une source intacte de fraude», qui visait à épingler le clientélisme, la corruption et le favoritisme dans la capitale croate. Mener une politique transparente et développer l’engagement citoyen apparaît comme ses premiers chantiers.

Vidéo: Mcfly et Carlito: «Macron cherche à évincer les journalistes» (Le Figaro)

Réveil de la «majorité silencieuse»

Avec sa coalition articulée autour du mouvement citoyen Mozemo, créé en 2019 et qui signifie en croate «nous pouvons» (comme Podemos en Espagne), Tomislav Tomasevic défend un programme antilibéral, écologiste et féministe. La coalition rassemble aussi bien des Verts que des membres du Front ouvrier et de Zagreb est à nous, mouvement entré en 2016 au conseil municipal, où Tomasevic s’était érigé en opposant principal à l’exubérant maire Milan Bandic, en place depuis deux décennies.

Connu pour ses excès et ses frasques, Bandic est mort fin février. La bataille pour sa succession a marqué la fin d’une ère car les deux partis traditionnels, l’Union démocratique croate (HDZ, plutôt à droite) et le Parti social-démocrate (SDP, à gauche), ont été sèchement évincés de la course à la mairie, cumulant moins de 10% des voix au premier tour. «Il semble que la majorité silencieuse de la population, en particulier dans les centres urbains, ait commencé à se réveiller, motivée par de nouveaux visages qui présentent des discours différents, s’éloigne des luttes idéologiques vides pour parler de solutions politiques réelles», analyser Igor Vidacak, professeur à la faculté de sciences politiques de l’Université de Zagreb.

La coalition a également obtenu, lors du premier tour, des scores significatifs dans d’autres grandes villes du pays, à l’instar de Pula, en Istrie ou Split, en Dalmatie. La victoire d’Ivica Puljak, candidat de la nouvelle plateforme Centre (Centre), à ​​la mairie de Split, apparaît également comme un choc pour les partis traditionnels. Pour Igor Vidacak, ces résultats illustrent l’intérêt profond d’une partie grandissante de l’opinion publique croate pour les problématiques environnementales, comme le problème des études de l’Eurobaromètre de la Commission européenne.

Ce qui change à partir de 2021 -Ecologie, science


Le Mardi 29 décembre 2020

Crédits : MTE

À compter du 1er janvier 2021, une série de mesures entre en vigueur dans de nombreux domaines : économie circulaire, énergie, rénovation énergétique, logement, santé et environnement … Tour d’horizon.

Découvrez ce qui change le 1er janvier 2021 :

Économie circulaire

De nouveaux produits plastiques à usage unique interdits

Pailles, couverts, touillettes, boites à sandwich, couvercles de boissons, tiges pour ballons, confettis et piques à steak : dès le 1er janvier 2021, ces produits en plastique à usage unique seront interdits. Les distributeurs auront alors 6 mois pour écouler leurs stocks.

Par ailleurs, les entreprises et les établissements publics ne pourront plus distribuer de bouteilles en plastique.

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire programme ainsi l’interdiction progressive, année après année, des différents objets plastiques jetables du quotidien, avec l’objectif d’atteindre zéro plastique à usage unique d’ici 2040.

Déploiement de l’indice de réparabilité

L’indice de réparabilité est déployé à partir du 1er janvier 2021 aussi bien dans les rayons qu’en vente à distance. Il s’agit d’une note sur 10 apposée sur le produit, sur son emballage ou à proximité du prix, permettant au consommateur de savoir si son produit est réparable, difficilement réparable ou non réparable. Le consommateur pourra alors faire du caractère réparable d’un produit un critère de choix d’achat. Objectif : atteindre 60 % de taux de réparation des produits électriques et électroniques d’ici 5 ans.

Dans un premier temps, l’indice de réparabilité porte sur 5 catégories de produits dites pilotes : lave-linge, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon. Il a vocation à pouvoir être appliqué à d’autres catégories de produits électriques et électroniques dans les années à venir.

Grâce à cette mesure de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le consommateur aura accès à une meilleure information sur ses achats, et le producteur, encouragé par ce devoir de transparence, devra s’impliquer davantage dans une production responsable de meilleure écoconception.

Distribution et publicité

À partir du 1er janvier 2021, le dépôt d’imprimés publicitaires sur les véhicules sera interdit, ainsi que la distribution de cadeaux non sollicités à visées commerciales dans les boites aux lettres.

Gestion des déchets de plastique

La modification de la convention de Bâle, décidée lors de la COP14 en mai 2019, entre en vigueur le 1er janvier 2021. Seuls les déchets de plastique non dangereux facilement recyclables, c’est-à-dire triés et non contaminés par d’autres déchets, pourront être exportés vers des pays tiers pour recyclage.

Recyclage

Votée en 2018, l’augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) débute le 1er janvier 2021 et se poursuivra jusqu’en 2025, date à laquelle la mise en décharge coûtera plus cher que le recyclage.

En parallèle, la TVA des prestations de collecte séparée, de collecte en déchetterie, de tri et de valorisation matière de déchets des ménages, est réduite à 5,5 % afin d’encourager le recyclage et l’économie circulaire.

Énergie

Tarifs réglementés de vente de l’électricité

Depuis l’ouverture totale du marché à la concurrence en 2007, les consommateurs ont le choix pour leur contrat de fourniture d’électricité entre les tarifs réglementés de vente (TRV) et les offres de marché.

À partir du 1er janvier 2021, les offres de fourniture d’électricité aux tarifs réglementés de vente (TRV) sont caduques pour les entreprises et professionnels ayant une puissance de compteur inférieure ou égale à 36 kVA.

À compter du 31 décembre 2020, les TRV d’électricité sont uniquement maintenus pour :

  • les particuliers ;
  • les propriétaires uniques et les copropriétés d’un immeuble unique à usage d’habitation ;
  • les TPE ou petites structures publiques, à condition qu’elles emploient moins de 10 personnes ou que leur chiffre d’affaires, leurs recettes ou le total de leur bilan annuel n’excèdent pas 2 millions d’euros.

Énergies renouvelables et de récupération

Hausse du taux d’incorporation de biocarburants dans les carburants

Les taux d’incorporation de biocarburants dans l’essence augmentent au 1er janvier 2021 : ils passent d’un taux moyen de 8,2 % à 8,6 % (pas d’augmentation cette année pour le gazole). La traçabilité des biocarburants est aussi renforcée.

L’autre nouveauté concerne la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) dont le taux plein baisse de 2 centimes d’euro pour tenir compte du taux de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel.

Logement

APL en temps réel : tout comprendre sur l’évolution des aides au logement

Les aides personnelles au logement (APL) regroupent l’aide personnalisée au logement, l’allocation de logement à caractère familial et l’allocation de logement à caractère social. En tant qu’aides sociales universelles, elles sont versées par les caisses d’allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Elles permettent à l’ensemble des ménages percevant des revenus modestes de réduire leurs dépenses de loyer. Le montant des aides varie en fonction des revenus, de la localisation du logement et de la situation familiale et professionnelle du ménage. Pour être au plus près des changements de vie, les aides au logement évoluent.

À partir du 1er janvier 2021, ces aides seront calculées tous les trois mois, sur la base des revenus des douze derniers mois connus et non plus tous les ans sur la base des revenus perçus deux ans avant. Cette évolution des APL répond aux modes de vie d’aujourd’hui : si hier les situations professionnelles et familiales étaient plus stables, aujourd’hui les rapports à l’entreprise et à la famille ont changé, entraînant des discontinuités de parcours. Le calcul des aides « en temps réel » permet de mieux prendre en compte la situation des allocataires.

Harmonisation et simplification des polices des immeubles, locaux et installations

Au 1er janvier 2021, l’ensemble des polices administratives spéciales relatives à la lutte contre l’habitat indigne, prévues au code de la construction et de l’habitation et au code de la santé publique, sont simplifiées et unifiées. Cette mesure, prévue par l’ordonnance du 16 septembre 2020, constitue une étape décisive en faveur de l’accélération de la résorption de l’habitat insalubre et dangereux, en réponse à une priorité forte de l’action gouvernementale.

Douches sans ressaut dans les logements neufs

Le 1er janvier 2021 marque aussi la mise en place de l’obligation de douches sans ressaut dans les maisons individuelles et les logements situés en rez-de-chaussée des bâtiments d’habitation collectifs.

Rénovation énergétique

Une qualification RGE (Reconnu garant de l’environnement) plus claire et plus sûre

Pour rénover énergétiquement leur logement, les ménages peuvent bénéficier d’aides financières (MaPrimeRénov’, écoprêt à taux zéro, aides des fournisseurs d’énergie dans le cadre des certificats d’économie d’énergie, aides de l’Anah…), à condition de recourir à un professionnel RGE.

En 2021, la qualification évolue.

  • Des domaines de travaux plus précis : le nombre de domaines RGE passe de 12 à 19. Par exemple, il y aura désormais deux domaines RGE pour l’isolation des murs, car une isolation des murs par l’extérieur ne requiert pas les mêmes compétences qu’une isolation par l’intérieur.

  • Des audits et contrôles renforcés : les pouvoirs publics renforcent les mesures de contrôle et les sanctions, notamment en cas de malfaçons et de fraudes. Davantage d’audits sont également prévus en cas de non-conformités majeures constatées sur un chantier. Enfin, les organismes de qualification mettent en place une procédure de traitement de toute réclamation ou signalement effectué par un tiers (malfaçon, démarchage abusif, offre mensongère).

  • Des outils mis à disposition des entreprises : des grilles d’audits harmonisées sont en ligne sur le site FAIRE pour faire connaître les points de contrôle des audits RGE.

MaPrimeRénov’, l’aide à la rénovation énergétique ouverte à tous

Lancée début 2020, MaPrimeRénov’ est une aide à la rénovation énergétique des logements plus simple, plus juste et plus efficace. Avec France relance, MaPrimeRénov’ devient la principale aide de l’État à la rénovation énergétique en s’ouvrant à l’ensemble des propriétaires, occupants comme bailleurs, ainsi qu’à l’ensemble des copropriétaires. Ce sont ainsi 500 000 rénovations énergétiques qui sont visées en 2021 grâce à une enveloppe budgétaire de 2 Md€.

  • Ouverture des dépôts de dossier pour les nouveaux bénéficiaires : la plateforme maprimerenov.gouv.fr sera mise à jour le 11 janvier 2021 pour permettre à tous les propriétaires occupants, quels que soient leurs revenus, ainsi qu’aux syndicats de copropriétaires de déposer en ligne leur demande d’aide. Les propriétaires bailleurs pourront déposer leur dossier à partir de juillet 2021.
  • La rénovation globale pour tous : désormais, MaPrimeRénov’ finance également les rénovations les plus ambitieuses avec la mise en place d’une aide à la rénovation globale (gain énergétique d’au moins 55%) pour les ménages aux revenus intermédiaires et supérieurs. Les ménages aux revenus modestes et très modestes continuent à bénéficier du programme Habiter Mieux. En complément, des bonus sont créés pour les rénovations permettant de sortir du statut de passoire thermique (étiquette énergie F et G) et pour celles permettant d’atteindre le niveau BBC (étiquette énergie B ou A).
  • Éligibilité des travaux engagés depuis le 1er octobre 2020 : les travaux engagés sur la base de devis signés entre le 1er octobre 2020 et l’ouverture du dépôt en ligne sont éligibles, même s’ils sont débutés voire terminés et payés, à condition de répondre aux critères d’accès à MaPrimeRénov’.

Nouveau crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des locaux des TPE et PME

Ce crédit d’impôt exceptionnel a été annoncé dans le cadre de France relance. Il est destiné aux TPE et aux PME, tous secteurs d’activité confondus, soumises à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, propriétaires ou locataires de leurs locaux, qui engagent des travaux pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs bâtiments tertiaires (bureaux, commerces, entrepôts…).

Le montant de ce crédit d’impôt est de 30 % des dépenses éligibles, dans la limite de 25 000 euros par entreprise.
Cette aide est ouverte pour les dépenses engagées entre le 1er octobre 2020 (devis daté et signé postérieurement au 1er octobre) et le 31 décembre 2021.

Santé environnement

Qualité de l’air ambiant : un nouvel indice national plus clair et plus précis

La qualité de l’air représente un enjeu majeur de santé publique avec 48 000 décès prématurés par an causés par la pollution de l’air selon Santé publique France. Elle est aussi le premier sujet de préoccupation environnementale des Français. Le dispositif de surveillance français s’appuie sur les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Chaque AASQA calcule et publie chaque jour un indice de qualité de l’air ambiant : l’indice ATMO.

Créé en 1994, l’indice ATMO actuel est calculé à partir des concentrations dans l’air de quatre polluants : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10). Cet indice n’a pas connu d’évolution majeure depuis sa création.

À partir du 1er janvier 2021, cet indice évolue afin d’être plus représentatif de l’état de la qualité de l’air ambiant et plus en phase avec les attentes des citoyens. Il prend en compte un nouveau polluant réglementé, les particules de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5). Il permet par ailleurs de fournir une prévision à l’échelle de chaque établissement public de coopération intercommunale (EPCI), voire de la commune, sur l’ensemble du territoire national, y compris outre-mer. Enfin, l’échelle de qualification de l’indice évolue, s’alignant avec les seuils de l’indice de l’Agence européenne pour l’environnement.

Produits phytopharmaceutiques : entrée en vigueur du dispositif de séparation des activités de vente et de conseil

Afin de prévenir les risques de conflit d’intérêts et de garantir aux utilisateurs de produits phytopharmaceutiques un conseil indépendant, le Gouvernement a souhaité garantir la séparation des activités de conseil et de vente de ces produits.

Ce dispositif entre en vigueur au 1er janvier 2021. Il contribue à la trajectoire de réduction de l’usage et des impacts des produits phytopharmaceutiques, en orientant le conseil vers une meilleure appropriation des principes agro-écologiques et des systèmes à bas niveau d’intrants.

Transports

Marquage obligatoire des vélos vendus à partir du 1er janvier 2021

Afin de lutter contre le vol et de faciliter leur restitution, les vélos vendus en magasin à partir du 1er janvier doivent disposer d’un identifiant unique auquel sont associées les coordonnées du propriétaire. Après la parution du décret d’application de la loi d’orientation des mobilités, l’Association pour la promotion de l’identification du cycle (APIC) a été désignée gestionnaire de ce fichier, marquant la première étape de ce dispositif, précurseur en Europe, qui rendra service aux millions de Français soucieux de protéger leur bicyclette.

Brexit : ce qui change pour les transporteurs professionnels à partir du 1er janvier 2021

Après une période de transition qui prend fin le 31 décembre 2020, le Brexit prend officiellement effet au 1er janvier 2021. Pour connaître les changements que cela entraine pour les transporteurs professionnels, consultez les pages dédiées.

Eau et biodiversité

Règles visant à améliorer la parité dans les conseils d’administrations des agences de l’eau et dans les comités de bassins

La loi relative à l’accélération et la simplification de l’action publique (loi ASAP) promulguée le 7 décembre 2020 porte des dispositions phares, dont l’introduction de règles visant à améliorer la parité dans les conseils d’administrations des agences de l’eau et dans les comités de bassins. Ces règles seront appliquées début 2021 lors du renouvellement de ces instances.

Les comités de bassin voient leur mandat échoir au 31 décembre 2020 . À la suite de la déconcentration de la décision, chaque préfet coordonnateur de bassin va nommer les nouveaux membres du comité de bassin, à compter du 1er janvier 2021 (la date précise dépendra de chaque bassin), et avant la prochaine réunion de ce comité qui doit se tenir en février (date fixée librement par chaque bassin). Les conseils d’administration sont élus sur la base des membres.

Les écologistes étudient ces version entre des organismes et des foyer de tailles très différentes, allant de l’étude des bactéries microscopiques qui se développent dans un aquarium aux immixtion compliqué entre les milliers de communautés végétales, animales et autres que l’on trouve dans un désert. Les écologistes étudient également de nombreux types d’environnements. Par exemple, écologistes étudier micro-organisme vivant a l’intérieur du sol sous-vêtement vos patte et pourquoi pas les animaux et plantes dans une tropicale ou bien dans l’océan.

L’atmosphère du Soleil est des centaines de fois plus chaude que sa surface – voici pourquoi -Ecologie, science


La surface visible du Soleil, ou le photosphère, est d’environ 6000 ° C. Mais à quelques milliers de kilomètres au-dessus – une petite distance si l’on considère la taille du Soleil – l’atmosphère solaire, également appelée couronne, est des centaines de fois plus chaud, atteignant un million de degrés Celsius ou plus.

Cette pointe de température, malgré l’augmentation de la distance par rapport à la principale source d’énergie du Soleil, a été observée dans la plupart des étoiles et représente un puzzle fondamental que les astrophysiciens réfléchissent depuis des décennies.

En 1942, le scientifique suédois Hannes Alfvén a proposé une explication. Il a émis l’hypothèse que les ondes magnétisées de plasma pouvaient transporter d’énormes quantités d’énergie le long du champ magnétique du Soleil de son intérieur à la couronne, contournant la photosphère avant d’exploser de chaleur dans la haute atmosphère du Soleil.

La théorie avait été provisoirement acceptée – mais nous avions encore besoin de la preuve, sous forme d’observation empirique, que ces ondes existaient. Notre étude récente a finalement atteint cet objectif, validant la théorie vieille de 80 ans d’Alfvén et nous rapprochant de l’exploitation de ce phénomène de haute énergie ici sur Terre.

Questions brûlantes

le problème d’échauffement coronaire a été établi depuis la fin des années 1930, lorsque le spectroscopiste suédois Bengt Edlén et l’astrophysicien allemand Walter Grotrian ont observé pour la première fois des phénomènes dans la couronne du Soleil qui ne pouvaient être présents que si sa température était quelques millions de degrés Celsius.

Cela représente des températures jusqu’à 1000 fois plus chaudes que la photosphère en dessous, qui est la surface du Soleil que nous pouvons voir depuis la Terre. L’estimation de la chaleur de la photosphère a toujours été relativement simple: il suffit de mesurer la lumière qui nous parvient du Soleil et comparez-le à des modèles de spectre qui prédisent la température de la source de lumière.

Au cours de nombreuses décennies d’études, la température de la photosphère a été constamment estimée à environ 6 000 ° C. La découverte d’Edlén et Grotrian selon laquelle la couronne du Soleil est tellement plus chaude que la photosphère – bien qu’elle soit plus éloignée le noyau du Soleil, sa source ultime d’énergie – a conduit à beaucoup de grattage dans la tête de la communauté scientifique.

La chaleur extrême de la couronne solaire est l’un des problèmes les plus épineux de l’astrophysique.

Les scientifiques se sont penchés sur les propriétés du Soleil pour expliquer cette disparité. Le Soleil est composé presque entièrement de plasma, qui est un gaz hautement ionisé qui transporte une charge électrique. Le mouvement de ce plasma dans le zone de convection – la partie supérieure de l’intérieur solaire – produit d’énormes courants électriques et de puissants champs magnétiques.

Ces champs sont ensuite entraînés depuis l’intérieur du Soleil par convection, et grouillent sur sa surface visible sous la forme de taches solaires sombres, qui sont des amas de champs magnétiques qui peuvent former une variété de structures magnétiques dans l’atmosphère solaire.

C’est là qu’intervient la théorie d’Alfvén. Il a estimé que dans le plasma magnétisé du Soleil, tout mouvement en vrac de particules chargées électriquement perturberait le champ magnétique, créant des ondes qui peuvent transporter d’énormes quantités d’énergie sur de grandes distances – de la surface du Soleil à sa haute atmosphère. . La chaleur voyage le long de ce qu’on appelle tubes à flux magnétique solaire avant d’éclater dans la couronne, produisant sa température élevée.

Un diagramme des différentes caractéristiques du soleil
Les taches solaires sont des taches plus sombres sur la surface du Soleil.
Art sibérien / Shutterstock

Ces ondes de plasma magnétiques sont maintenant appelées ondes d’Alfvén, et leur rôle dans l’explication de l’échauffement coronaire a conduit Alfvén à obtenir le prix Prix ​​Nobel de physique en 1970.

Observer les ondes d’Alfvén

Mais il restait le problème de l’observation effective de ces vagues. Il se passe tellement de choses à la surface du Soleil et dans son atmosphère – des phénomènes bien plus grands que la Terre à de petits changements inférieurs à la résolution de notre instrumentation – qu’une observation directe des ondes d’Alfvén dans la photosphère n’a pas été obtenue auparavant.

Mais les progrès récents de l’instrumentation ont ouvert une nouvelle fenêtre à travers laquelle nous pouvons examiner la physique solaire. L’un de ces instruments est le Spectropolarimètre bidimensionnel interférométrique (IBIS) pour la spectroscopie d’imagerie, installé au Dunn Solar Telescope dans l’État américain du Nouveau-Mexique. Cet instrument nous a permis de faire des observations et des mesures beaucoup plus détaillées du Soleil.

Combiné avec de bonnes conditions de visualisation, des simulations informatiques avancées et les efforts d’une équipe internationale de scientifiques de sept instituts de recherche, nous avons utilisé l’IBIS pour enfin confirmer, pour la première fois, l’existence d’ondes d’Alfvén dans les tubes à flux magnétique solaire.

Nouvelle source d’énergie

La découverte directe des ondes d’Alfvén dans la photosphère solaire est une étape importante vers l’exploitation de leur potentiel énergétique élevé ici sur Terre. Ils pourraient nous aider à rechercher la fusion nucléaire, par exemple, quel est le processus en cours à l’intérieur du soleil cela implique que de petites quantités de matière soient converties en énormes quantités d’énergie. Nos centrales nucléaires actuelles utilisent fission nucléaire, qui, selon les critiques, produit des déchets nucléaires dangereux – en particulier dans le cas de catastrophes, y compris celle qui a eu lieu à Fukushima en 2011.

Créer une énergie propre en reproduisant la fusion nucléaire du Soleil sur Terre reste un défi de taille, car il nous faudrait encore générer 100 millions de degrés Celsius rapidement pour que la fusion se produise. Les ondes d’Alfvén pourraient être un moyen d’y parvenir. Notre connaissance croissante du Soleil montre que c’est certainement possible – dans les bonnes conditions.



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Nous nous attendons également à de nouvelles révélations solaires prochainement, grâce à de nouvelles missions et instruments révolutionnaires. L’Agence spatiale européenne Satellite Orbiter solaire est maintenant en orbite autour du Soleil, fournissant des images et prenant des mesures des régions polaires inexplorées de l’étoile. Terrestre, le dévoilement de nouveaux télescopes solaires devraient également améliorer nos observations du Soleil depuis la Terre.

Avec de nombreux secrets du Soleil à découvrir, y compris les propriétés du Soleil champ magnétique, c’est une période passionnante pour les études solaires. Notre détection des ondes d’Alfvén n’est qu’une contribution à un champ plus large qui cherche à percer les mystères restants du Soleil pour des applications pratiques sur Terre.

Les temps maigres laissent les orangs-outans dépérir. La perte d’habitat aggrave les choses -Ecologie, science


  • Les orangs-outans de Bornéo subissent une perte musculaire lorsque les fruits sont rares, car les réserves de graisse qu’ils accumulent pendant les périodes de forte disponibilité des fruits ne sont pas suffisantes pour répondre à leurs besoins, selon une nouvelle étude.
  • Les chercheurs disent que cela est surprenant car les orangs-outans sont connus pour leur tendance à stocker les graisses afin de s’adapter aux périodes de faible disponibilité alimentaire.
  • Les résultats soulignent que toute nouvelle perturbation de leur approvisionnement en fruits – y compris le changement climatique et la perte d’habitat – pourrait avoir des conséquences désastreuses sur leur santé et leur survie.

JAKARTA – Il a été constaté que les orangs-outans de Bornéo gaspillent physiquement lorsque les fruits sont rares – une découverte aux conséquences désastreuses car le changement climatique provoqué par l’homme et la destruction de leur habitat menacent encore plus leur approvisionnement alimentaire.

Dans une étude récemment publiée dans la revue Rapports scientifiques, les chercheurs ont collecté et analysé des échantillons d’urine d’orangs-outans de Bornéo (Pongo pygmaeus) à Bornéo indonésien pour mesurer l’évolution de leur masse musculaire entre les périodes d’abondance et de pénurie de fruits. Plus précisément, ils ont recherché la créatinine, un déchet formé lors de la dégradation des muscles, à partir de 1130 échantillons d’urine prélevés sur 70 orangs-outans à la station de recherche de Tuanan dans la province du Kalimantan central de 2009 à 2017.

L’étude, la première à examiner la masse corporelle maigre estimée chez les orangs-outans sauvages, a révélé que la masse musculaire des singes était significativement plus faible pendant les périodes de faible disponibilité des fruits.

Ce qui est surprenant, c’est la façon dont ce phénomène a été détecté de manière cohérente dans toutes les classes d’âge et de sexe, même si les orangs-outans sont connus pour avoir tendance à stocker de la graisse, selon l’auteur principal Caitlin A. O’Connell de l’Université Rutgers aux États-Unis.

«Nous pensions que certains types d’individus pourraient parfois être conduits au catabolisme musculaire, tandis que d’autres pourraient être plus protégés de la fonte musculaire», a-t-elle déclaré à Mongabay dans un e-mail. «Surtout parce que les orangs-outans sont considérés comme particulièrement bons pour stocker les graisses à utiliser pour l’énergie pendant les périodes de faible consommation de fruits.»

L’étude identifie les forêts tropicales d’Asie du Sud-Est comme des «habitats difficiles» pour les vertébrés fruitiers, avec une disponibilité alimentaire «particulièrement limitée» à Bornéo. Cela a conduit les orangs-outans de Bornéo à développer un mécanisme de survie dans lequel ils ont tendance à stocker les graisses et ont un métabolisme extrêmement faible. Les seuls autres mammifères dont le taux métabolique mesuré est inférieur sont les paresseux et les pandas géants.

Cela signifie que les orangs-outans en captivité ont une forte tendance à devenir obèses. Ce phénomène – la constitution de réserves de graisse pendant les périodes d’abondance des fruits puis leur perte pendant la pénurie de fruits – distingue les orangs-outans des autres grands singes.

Mais souvent, ce n’est pas une couverture suffisante pour les périodes de vaches maigres. L’étude a révélé que les orangs-outans peuvent passer en mode famine, où ils brûlent la plupart de leurs réserves de graisse et commencent à brûler leur propre masse musculaire. Bien que ce soit un résultat attendu pour les orangs-outans femelles adultes, dont les besoins énergétiques augmentent pendant la grossesse et l’allaitement, les chercheurs ne s’attendaient pas à le voir également dans la population.

« Au lieu de cela, nous avons constaté que tous, des grands mâles aux jeunes individus, avaient une masse corporelle maigre estimée inférieure lorsque les fruits étaient faibles », a déclaré O’Connell.

Les résultats indiquent que toute nouvelle interruption de l’approvisionnement en fruits des singes pourrait menacer leur survie même. Et c’est une menace de plus en plus réelle alors que ces primates en danger critique d’extinction continuent de perdre leur habitat à cause de la déforestation due à l’exploitation forestière et au défrichage des terres pour les plantations de palmiers à huile et de bois à pâte. En fait, la perte d’habitat a été identifiée comme la principale cause du déclin de la population d’orangs-outans au cours des dernières décennies.

Le changement climatique d’origine humaine aggrave également le problème, en amplifiant les événements météorologiques El Niño qui se traduisent par une aggravation des sécheresses et des incendies de forêt en Asie du Sud-Est.

Les écologistes et les décideurs doivent garder à l’esprit les besoins à long terme des orangs-outans en tenant compte de la disponibilité des fruits dans les parcelles ou les couloirs forestiers que les singes pourraient devoir occuper à mesure que la déforestation se propage dans leur aire de répartition, a déclaré O’Connell.

«Une zone qui soutient les orangs-outans à un moment donné peut ne pas être en mesure de les soutenir plus tard», a-t-elle déclaré. «Que ce soit en raison de fluctuations naturelles ou de changements anthropiques, nous devons évaluer si les zones forestières sont suffisamment vastes et contiennent suffisamment de nourriture d’orang-outan pour les faire passer à la fois par les périodes de production de fruits élevés et faibles.»

De même, les orangs-outans en réadaptation et transférés peuvent nécessiter une surveillance à long terme après la libération pour s’assurer qu’ils peuvent survivre pendant des périodes de faible disponibilité de fruits, a ajouté O’Connell.

Elle a déclaré que la méthodologie de l’étude – l’analyse simple et non invasive de l’urine, qui peut être collectée sur des orangs-outans sauvages ou en captivité – peut être utilisée dans de futures recherches afin d’obtenir une meilleure compréhension de la physiologie de la conservation des orangs-outans.

«À quel point la situation est-elle grave lorsqu’un orang-outan commence à cataboliser ses muscles?» Dit O’Connell. «Nous pouvons en apprendre davantage à ce sujet en examinant la masse corporelle maigre estimée avec d’autres mesures de santé à l’avenir.»

Citation:

O’Connell, C. A., DiGiorgio, A. L., Ugarte, A. D., Brittain, R. S., Naumenko, D. J., Utami Atmoko, S. S., et Vogel, E. R. (2021). Les orangs-outans sauvages de Bornéo subissent un catabolisme musculaire lors d’épisodes de pénurie de fruits. Rapports scientifiques, 11(1). est ce que je:10.1038 / s41598-021-89186-4

Image de bannière: orang-outan de Bornéo (Pongo pygmaeus) dans le parc national de Tanjung Puting, prise lors d’un voyage photo en Indonésie en 2018. Image reproduite avec l’aimable autorisation de Thomas Fuhrmann /Wikipédia Commons.

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Quatre choses «simples» que nous pouvons faire maintenant pour une communauté plus verte et plus vivable -Ecologie, science


Qu’il s’agisse de faire face à notre crise climatique ou d’imaginer comment réinventer nos rues pour être en sécurité pour mes enfants et tous les New-Yorkais, les défis peuvent sembler accablants. Mais que se passe-t-il si nous coupons cette pomme en tranches?

L’écologisation de notre ville – des rues vivables à un avenir durable – peut et doit commencer immédiatement. De grandes idées que je soutiens fortement, telles que le Green New Deal pour New York, nécessitent d’importants changements de politique à l’échelle de la ville, y compris les approbations de l’État et les domaines de travail qui me tiennent à cœur, comme investir dans nos parcs et terrains de jeux, nécessitent des efforts à l’échelle de la ville. Pourtant, il existe de nombreuses actions que nous pouvons entreprendre dès maintenant au niveau du quartier.

La pomme a déjà été tranchée pour nous par des groupes à but non lucratif dynamiques et percutants dans les communautés de Brooklyn et de la ville – et en nous appuyant sur les idées de ces groupes, nous avons compilé un ensemble d’actions qui, alors que je me présente pour le conseil municipal. dans le 39e arrondissement de Brooklyn, Je suis prêt à agir sur pour aider à créer le changement au niveau du quartier: aller grand sur l’énergie solaire sur les toits; des rues plus sûres et des zones réservées aux piétons; réduire l’empreinte carbone de nos aliments et déchets; et accélérer le nettoyage des héritages toxiques dans notre arrière-cour. Ce sont des éléments exploitables pour aider ceux qui appellent Park Slope, Windsor Terrace, Kensington, Borough Park, Gowanus, Carroll Gardens, Cobble Hill et le Columbia Waterfront District chez eux ou qui travaillent, visitent ou vont à l’école là-bas.

Les toits solaires présentent une opportunité simple et gagnant-gagnant. Le coût a été considérablement réduit, les problèmes techniques ont été résolus et nous avons maintenant un certain nombre d’installateurs avec une expérience approfondie des bâtiments de New York (y compris au moins une entreprise basée dans le 39th Council District).

Ce qui manque maintenant, c’est un effort pour placer l’énergie solaire sur les toits juste devant le nez des gens. Les grandes idées transformatrices telles que les services publics renouvelables et l’éolien offshore à grande échelle en valent la peine, mais elles prendront du temps et nécessiteront l’approbation de l’État. Tous les outils pour augmenter considérablement le solaire sur les toits sont disponibles mais doivent être mis à l’échelle: une campagne porte-à-porte pour s’inscrire au solaire, une «option publique» pour le solaire communautaire pour les locataires et des outils de financement pour éliminer les coûts initiaux. Je suis particulièrement enthousiasmé par les programmes de formation professionnelle pour l’installation solaire en tant que voie vers la classe moyenne.

Il existe tout autant de moyens concrets pour avancer dans des rues plus sûres. Je marche et fais du vélo avec mes enfants à Brooklyn. Ma photo de cycliste n’est pas un super-athlète, c’est un parent qui transporte des enfants, un livreur ou mon père de 76 ans qui sillonne encore la ville sur deux roues, avec sa nouvelle hanche.

Nous devons transformer la façon dont nous protégeons nos cyclistes, nos poussettes, nos aînés et nos piétons – et la façon dont nous réinventons les rues publiques en tant qu’espaces publics. Brad Lander, membre du Conseil pour un mandat limité, a montré qu’un membre du Conseil local peut faire une différence.

Je m’appuierais sur ce bilan en concentrant les solutions d’application et de conception sur les intersections les plus dangereuses. Je serais un champion pour aller plus loin dans la création et le maintien d’espaces publics pour le jeu, l’école en plein air, les restaurants, la culture, la vente au détail et les rassemblements communautaires. En 2022, je m’efforcerais de m’assurer qu’il y ait une «rue ouverte» continue dans chaque quartier et de piloter une «zone piétons d’abord» à plusieurs pâtés de maisons dans un quartier.

Et rendons les déplacements plus faciles, plus accessibles et plus abordables dans notre ville en développant Citi Bike dans tout Kensington, en déployant chaque année un réseau cyclable de quartier sûr pour les 8 à 80 ans, et en investissant dans des programmes qui facilitent l’accès de tous et sécuriser un vélo en toute sécurité.

Nous pouvons immédiatement faire mieux sur les déchets et nos systèmes alimentaires, des zones où l’année dernière a vu notre ville reculer. Ce fut un véritable coup dur de perdre la collecte sélective de compost. Je suis reconnaissant que les organisations de compostage communautaires se soient mobilisées pour préserver les sites de dépôt. Mais nous pouvons remettre sur pied le programme municipal de manière rentable grâce à une sensibilisation bloc par bloc et le compléter en rendant le recyclage des textiles et des déchets électroniques accessible à chaque bloc. En même temps, pilotons un programme de conteneurisation dans un couloir commercial pour éliminer les piles de sacs poubelles.

L’économie coopérative propose également des solutions. Les coopératives alimentaires, les réseaux d’entraide et les groupes «n’achetez rien» constituent un groupe de plus en plus nombreux pour aller à l’échelle pour réduire notre empreinte carbone des consommateurs. J’ai passé deux décennies à créer des organisations qui utilisent le capital social et les efforts collectifs pour créer de grands changements et aideraient à soutenir et à connecter ces modèles de coopération plus récents et plus établis pour voir ce que nous pouvons vraiment accomplir ensemble.

Enfin, cela ne se limite pas à notre quartier, mais il existe une opportunité unique pour nous de faire avancer les choses accélérer le nettoyage des héritages toxiques dans notre propre arrière-cour. Le canal de Gowanus a été accablé par un héritage historique d’industrie toxique, avec une pollution supplémentaire due aux débordements d’eaux usées combinées (OSC) dans le canal des égouts de la ville chaque fois qu’il pleut. Le travail mené par la représentante Nydia Velazquez et l’EPA dans le cadre du programme Superfund mérite d’être fait le plus rapidement possible. Ensemble, nous pouvons agir rapidement sur les engagements de la ville de réduire les OSC et de garantir que les sites sont nettoyés conformément aux normes appropriées, sans danger pour les usages résidentiels.

Et je m’engage à nouveau les conditions décisives pour l’investissement dans NYCHA et les objectifs de justice environnementale fixés par la Gowanus Neighbourhood Coalition for Justice pour tout mouvement vers l’avant sur le Gowanus Rezoning. Indépendamment de ce qui se passe avec le rezonage, nettoyer le Gowanus et le soutenir en tant que quartier dynamique, durable et polyvalent est un projet générationnel qui nécessite un engagement et un leadership continus.

Comme nous l’avons vu même au pire de cette pandémie, les partenariats locaux peuvent avoir un impact plus rapide que d’attendre des politiques plus larges. Un exemple: un groupe de voisins et moi nous sommes réunis pour établir et agrandir le Camp Friendship Food Pantry en mai dernier, et nous servons maintenant des centaines de familles chaque semaine.

En tant que membre du conseil municipal, bien sûr, j’utiliserais les lois locales, l’examen de l’utilisation des terres et la surveillance comme des outils puissants – mais pour être vraiment efficaces, les membres du conseil doivent également utiliser les pouvoirs non contraignants du bureau: convoquer des groupes locaux, fournir une base pour s’organiser autour de solutions et rassembler les gens pour résoudre les problèmes. Je m’appuierais sur mes 20 années d’expérience en tant qu’organisateur et bâtisseur d’institutions pour me réunir, innover et me donner les moyens de faire de réels progrès en matière de climat et de rues sûres en 2022, et de contribuer à verdir notre quartier, notre ville et notre avenir.

Lorsque la ville a commencé le projet pilote de compostage en bordure de rue, notre bâtiment n’était pas immédiatement admissible. J’ai dû faire des recherches sur le programme, l’apporter au conseil de la coopérative et obtenir l’adhésion. Les gens hésitaient: cela conduirait-il à plus de rats? Une zone de déchets encombrée? Et si nous ne composions pas correctement? Avec l’aide du programme organique du Département de l’Assainissement, nous avons répondu à toutes ces questions et avons opté pour un essai.

Des années plus tard, lorsque la ville a mis fin au programme, plusieurs voisins qui avaient d’abord hésité sont venus me voir: «Justin, tu connais le gouvernement de la ville. Comment récupérer le compostage? »

La seule façon de faire quelque chose qui en vaille la peine: ensemble.

*JELes données de cette chronique ont été tirées du travail formidable d’une gamme d’organisations locales – tirées des rapports et programmes publics et de nombreuses conversations directes – y compris la Gowanus Neighborhood Coalition for Justice, Solar1, le Gowanus Canal Conservancy, BIG Reuse, The HOPE Programme, Families for Safe Streets, Transportation Alternatives, Riders Alliance, Pratt Center for Community Development, Park Slope Neighbours, Sustainable CUNY, Lower East Side Ecology Center, et plus encore qui s’attaquent à ces problèmes au quotidien.

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Justin Krebs est un organisateur progressiste, chef des campagnes nationales chez MoveOn et candidat démocrate au conseil municipal du 39e arrondissement de Brooklyn. Sur Twitter @justinmkrebs

Ce message était précédemment publié sur Gotham Gazette avec un Licence Creative Commons.

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Crédit photo: iStock


six leçons que les parents peuvent tirer de l’enseignement à domicile en cas de pandémie -Ecologie, science


Maintenant que les enfants du Royaume-Uni sont de retour à l’école, les parents ont la possibilité de réfléchir à ce qui peut être appris verrouillage à la maison. Ou comme certains l’ont appelé à juste titre, école de crise.

Nouvelle recherche nous avons examiné les expériences des parents en matière d’enseignement à la maison – et ce qui a aggravé ou aggravé leur stress – lors du premier confinement en Angleterre.

Au total, 323 parents ont répondu à un sondage quantitatif en ligne entre le 1er mai et le 24 juillet 2020. Nous avons constaté que même si la plupart des parents ont déclaré se sentir stressés, certains avaient utilisé efficace mécanismes d’adaptation, qui améliorent leur bien-être. Ceux qui étaient les plus stressés ont déclaré ne pas aimer l’école à la maison de leurs enfants et ne se sentaient pas sûrs de savoir comment le faire.

Malgré à quel point les circonstances de l’année écoulée ont été extraordinaires, les tensions qui y sont associées ne sont pas rares, et ce sentiment d’insécurité n’est pas non plus le fait de ne pas savoir comment les surmonter. Voici six conseils pratiques que nos conclusions soutiennent, qui pourraient s’avérer utiles pour les parents à l’avenir.

Planifier à l’avance

La préparation et la planification étaient l’un des mécanismes d’adaptation positifs auxquels les parents ont répondu notre enquête ont déclaré avoir aidé pendant la scolarité en lock-out. Cela sonne avec une grande partie de la conseils aux médias car des parents inquiets s’attendaient soudain à devenir enseignants pendant cette période.

La recherche montre que planifier à l’avance peut aider tout le monde se sentir en contrôle et acquérez un sentiment de sécurité indispensable pendant les patchs difficiles. Cela permet d’éviter – autant que possible – les événements inattendus qui peuvent créer des stress.

Il y aura toujours des aspects de nos vies que nous ne pouvons pas contrôler. En ce sens, les familles peuvent trouver utile, au-delà de la pandémie, de planifier leur semaine à l’avance le dimanche. Assurez-vous que chaque membre de la famille sait ce qui se passe. Vérifiez que les enfants ont tout ce dont ils ont besoin pour l’école et qu’ils sont au courant de leurs activités de la semaine.

Pensez de manière créative

Dans notre étude, les parents qui se considéraient comme créatifs ont déclaré se sentir moins stressés et mieux en mesure de subvenir aux besoins de leurs enfants en matière d’éducation à la maison. Nous avons tendance à penser que les créatifs sont bons en arts, mais la créativité c’est aussi trouver des solutions aux problèmes quotidiens.

Les éducateurs ont encouragé les parents aux prises avec l’école-maison pour la première fois à trouver des moyens alternatifs d’utiliser leurs espaces faire de la place pour le plaisir. Ce sont des exemples de pensée créative.

Essayez d’exploiter une approche similaire pour la résolution des problèmes parentaux en général. Demandez-vous ce qui est sous votre contrôle. Que pouvez-vous faire différemment? De quelles ressources ai-je?

Apprenez par la réflexion

Nous avons trouvé que les parents qui se livraient à une réflexion positive ont déclaré se sentir moins stressés lorsqu’ils enseignaient à leurs enfants à la maison. La recherche le confirme: il y a des leçons à tirer de toute situation, parfois encore plus négatifs.

Pendant le confinement, les éducateurs ont souligné qu’il était important que les parents rester flexible dans leur approche de l’apprentissage à domicile. Réfléchir à vos expériences pourrait s’avérer précieux. Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne fonctionne pas? Quand les choses reviennent à la normale, qu’aimeriez-vous changer et que voudriez-vous conserver?

De même, le week-end, vous trouverez peut-être utile, en famille, de réfléchir à vos expériences de la semaine et à ce que vous pouvez en tirer. Cela aidera les enfants à se rendre mieux se connaître et rassembler la famille.

Un père dans un haut vert tient un tout-petit devant un mur rouge
Prendre le temps de réfléchir à ce que vous avez appris du verrouillage, en tant que parent, peut être utile.
humphrey muleba | se défaire, FAL

Pensez à la discipline

Certains parents qui ont participé à notre étude qui étaient très stressés pendant le confinement a signalé des mesures disciplinaires leurs enfants plus durement et plus fréquemment que ceux qui étaient moins stressés. Une autre étude menée en Allemagne a demandé à 562 parents d’écrire un journal de 21 jours pendant le verrouillage de 2020 et a constaté qu’en général, les fermetures d’écoles avaient un impact négatif sur les relations parents-enfants. Les relations étaient pires à la fois lorsque les enfants faisaient leurs devoirs tous les jours et quand ils ne faisaient rien du tout. Cela suggère que, aussi difficile soit-il de trouver un équilibre entre le travail et le plaisir, cela a néanmoins été utile pour maintenir la relation saine.

Nous savons que lorsque les parents sont stressés, ils ont tendance à se comporter de manière plus autoritaire et à utiliser des techniques de discipline plus dures – parfois même les châtiments corporels. Cela se produit parce que lorsque nous sommes stressés, nous sommes plus susceptibles d’avoir du mal à contrôler nos émotions négatives et de perdre patience.

Ainsi, chaque fois que vous traversez une période difficile, essayez de réfléchir à la façon dont vous disciplinez vos enfants et à ce que cela peut vous dire sur vous-même à ce moment-là. Pour ce qui est de remédier à un mauvais comportement, essayez de l’expliquer à vos enfants et, ensemble, réfléchissez à la manière de vous comporter la prochaine fois. C’est ce qu’on appelle discipline inductive. Lorsqu’elle est répétée de manière cohérente, elle a tendance à être plus efficace que la discipline punitive.

Regarder devant

Les parents qui se sont livrés à ce que nous appelons le catastrophisme – qui ruminaient à quel point l’école à la maison était terrible et à quel point cela semblait interminable – ont déclaré se sentir plus stressés lorsqu’ils enseignaient à leurs enfants à la maison que ceux qui le pouvaient. mettre les choses en perspective.

Dans les situations difficiles, en particulier celles que nous ne pouvons pas contrôler, il est assez facile de tomber dans le piège de ne pas en voir la fin – un autre exemple de mécanisme d’adaptation inefficace. Il est important de continuer à nous rappeler – et à nos enfants – que cela prendra fin. Cela aide tout le monde à se sentir plus positif et plus en contrôle.

Prends soin de toi

Une femme en legging rouge fait des craquements sur un tapis d'exercice
Prendre soin de soi est crucial pour être pleinement présent et prendre soin de vos enfants.
jonathan borba | se défaire, FAL

Pour terminer, nous avons trouvé que ces parents qui étaient très stressés, faisaient plus mal face aux exigences de l’enseignement à la maison que ceux qui ne l’étaient pas. C’est probablement la règle la plus fondamentale de la parentalité, mais nous l’oublions souvent. On ne peut s’occuper des autres que si on est se sentir bien et fort.

Comme l’ont souligné les psychologues, lorsque l’apprentissage du verrouillage a commencé, afin de faire face aux exigences d’être un parent scolarisé à la maison, il était important de trouver des moyens de transaction avec nos propres stress.

Cela s’applique toujours. Consacrez du temps chaque jour à vous-même, même si ce n’est que 30 minutes. Promenez-vous, prenez un bain, parlez à un ami, faites une petite sieste – une activité qui améliorer votre bien-être.

Les enfants apprennent en observant les parents – c’est ce que nous appelons la modélisation). Prenons donc l’exemple et faisons le bilan de ce que l’on peut tirer de l’expérience de l’école-maison pendant la pandémie. Nous pouvons apprendre aux enfants à utiliser des mécanismes d’adaptation positifs, à faire face aux problèmes de manière créative et à affronter l’avenir avec optimisme. Ce faisant, nous leur donnerons les outils pour faire face à d’autres problèmes que la vie peut leur poser.

De nombreux promoteurs de bactéries et d’archaées travaillent en avant et en arrière -Ecologie, science


CContrairement à ce qui est généralement décrit dans les manuels de biologie, les bactéries et les archées peuvent avoir une transcription dans des directions opposées sur le génome. Cela se produit grâce à des promoteurs bidirectionnels – des séquences d’ADN dans lesquelles les ARN polymérases peuvent sauter et voyager dans un sens ou dans l’autre pour produire des transcrits d’ARNm. De tels promoteurs ne sont pas rares: 19% de tous les sites de début de transcription (TSS) dans Escherichia coli sont associés à un promoteur bidirectionnel, selon une étude publiée le 6 mai dans Microbiologie de la nature.

«Nous avons été vraiment surpris», déclare Emily Warman, co-auteur de l’étude, postdoc en microbiologie moléculaire à l’Université de Birmingham au Royaume-Uni. Alors que des recherches antérieures avaient décrit des promoteurs bidirectionnels chez les eucaryotes, ainsi que dans quelques espèces de bactéries et d’archées, la nouvelle étude établit une transcription divergente – la lecture des gènes dans les deux sens – comme une caractéristique répandue conservée dans les trois domaines de la vie.

Promoteurs bidirectionnels à travers la biologie

Dans les cellules eucaryotes, l’ADN s’enroule autour des protéines histones et est conditionné dans la chromatine. Les tronçons d’ADN qui ne sont pas étroitement enroulés sont accessibles à l’ARN polymérase et à d’autres protéines nécessaires à la transcription. Dans certains cas, ces régions contiennent deux TSS, un sur chaque brin d’ADN, orientés dans des directions opposées; ces TSS peuvent être séparés par des centaines ou des milliers de paires de bases. Les scientifiques ont identifié ces types de promoteurs bidirectionnels dans une variété de cellules eucaryotes, de la levure aux macrophages de souris.

Les bactéries n’ont pas d’histones. Mais certains ont une protéine de structuration nucléoïde de type histone (H-NS), qui se lie à l’ADN et facilite le repliement des chromosomes bactériens. Dans une étude de 2014 publiée dans Gènes et développement, les chercheurs ont constaté que dans E. coli, H-NS supprime les promoteurs captés via le transfert horizontal de gènes, qui est la transmission de matériel génétique entre les organismes en dehors de la reproduction. Curieusement, ils ont noté que de nombreux promoteurs supprimés par H-NS étaient destinés à des ARN non codants et situés au milieu d’autres gènes.

L’un des premiers emplois de Warman lorsqu’elle était doctorante dans le laboratoire de David Grainger à Birmingham a été de caractériser l’activité de ces promoteurs en les insérant devant un gène rapporteur dans un plasmide et en mesurant l’expression génique résultante. «Une grande partie des informations dont nous disposions sur ces régions ne nous indiquaient pas dans quelle direction la transcription se déroulerait», dit-elle. «Pour couvrir toutes nos bases, je prenais toutes ces régions et je les mettais dans les deux sens.» De manière surprenante, de nombreux fragments de promoteur ont produit une activité dans l’une ou l’autre orientation, ce qui signifie que le même segment d’ADN pourrait conduire la transcription dans les deux sens.

Pour explorer si les promoteurs bidirectionnels étaient courants dans E. coli génome, l’équipe a analysé les ensembles de données précédemment obtenus qui cartographiaient les TSS. Ils ont trouvé 5 292 TSS divergents, séparés de 7 à 25 paires de bases, mais sur des brins d’ADN différents. Ces paires TSS représentaient 19 pour cent de tous les TSS en E. coli. La distance la plus courante entre les sites était de 18 paires de bases – beaucoup plus proche que les distances observées dans les cellules eucaryotes. Cet espacement rapproché positionne les éléments promoteurs, les séquences d’ADN qui sont essentielles pour le recrutement de l’ARN polymérase, en face l’une de l’autre sur les deux brins d’ADN. Ainsi, les auteurs proposent, l’ARN polymérase peut attacher la même section d’ADN dans deux orientations différentes et procéder à l’initiation de la transcription dans les deux sens.

Les promoteurs bidirectionnels comprennent deux sites de départ de transcription (TSS) étroitement positionnés, un sur chaque brin d’ADN. Ces sites sont en amont des régions codant pour le gène. Les chercheurs ont constaté que dans E. coli, ces TSS sont généralement séparés par 18 paires de bases, une distance qui place les éléments promoteurs nécessaires au recrutement de l’ARN polymérase en face l’un de l’autre sur les deux brins d’ADN.

Le scientifique Personnel

Ils ont ensuite examiné les TSS de plus d’espèces de bactéries et ont constaté que les paires divergentes étaient abondantes. Chez les protéobactéries et les actinobactéries, les paires de TSS étaient généralement séparées de 18 ou 19 paires de bases. L’équipe a également examiné les cartes TSS publiées précédemment pour deux espèces archéennes et a découvert de nombreuses paires de TSS divergentes.

«La transcription bidirectionnelle est également une caractéristique de la transcription eucaryote, mais surtout, cet article montre que le mécanisme chez les bactéries est différent du mécanisme chez les eucaryotes», explique Seth Darst, biophysicien à l’Université Rockefeller qui n’a pas participé à l’étude. Le scientifique par email.

Dans une étude de 2018 publiée dans Génomique BMC, les chercheurs ont rapporté une découverte similaire dans Pseudomonas aeruginosa, un agent pathogène qui provoque des infections chez les humains. Ils ont trouvé 105 paires de TSS sur des brins opposés, espacées exactement de 18 paires de bases.

«Nous venons de regarder Pseudomonas, et nous les avons trouvés et avons pensé que c’était inhabituel », explique Peter Unrau, biochimiste à l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique et coauteur de l’étude de 2018. « Ils sont apparemment partout dans les bactéries et les archées, donc c’est vraiment cool. »

Régulation génique bidirectionnelle

Les auteurs proposent que les promoteurs bidirectionnels pourraient permettre une régulation coordonnée des gènes fonctionnant dans des directions opposées. Par exemple, les facteurs de transcription qui se lient à une région promotrice pourraient moduler l’expression de deux gènes adjacents simultanément. Ces détails moléculaires de ceci et d’autres formes potentielles de régulation dépendante de l’ARN sont encore des questions ouvertes, dit Unrau.

Dans une étude de 2019 publiée dans Microbiologie de la nature, Shixin Liu, biophysicien à l’Université Rockefeller, et ses collègues ont fait une découverte complémentaire sur la transcription dans E. coli: certains gènes convergents se rejoignant partagent un terminateur de transcription bidirectionnel.

Les bactéries ont des génomes relativement compacts, dit Liu. « Celles-ci [bidirectional elements] semblent être un moyen de coder des fonctions de régulation plus sophistiquées dans leurs petits génomes, de sorte qu’un promoteur puisse contrôler deux gènes divergents, ou qu’un terminateur puisse contrôler simultanément deux gènes convergents. »

La prévalence des promoteurs bidirectionnels pourrait être remarquable pour les applications biotechnologiques, où les scientifiques visent à utiliser des promoteurs efficaces pour générer des produits géniques, dit Warman. « Je pense que c’est juste quelque chose dont toute personne qui s’intéresse à l’expression génétique doit être consciente. »

Pour protéger les environnements océaniques, «  assez bien  » pourrait être la meilleure option à long terme -Ecologie, science


Le golfe de Californie – une mer près de la frontière ouest des États-Unis et du Mexique – abrite certains des paysages sous-marins les plus incroyables du monde. Il génère 60% des prises de poisson du Mexique, mais surpêche menace ses écosystèmes marins et le les gens qui en vivent.

En 2012, un certain nombre de petites villes de pêcheurs ont créé 11 petites zones temporaires où la pêche a été interdite pour lutter contre la surpêche dans le Golfe. Lorsque ces réserves marines ont expiré cinq ans plus tard, les villes voisines ont toutes voté sur l’opportunité de les conserver ou de les modifier. Une communauté, Agua Verde, a voté pour conserver sa réserve voisine de San Marcial et la rendre cinq fois plus grande. Aucune des autres villes n’a élargi ses réserves.

Nous sommes un sociologue et un écologiste marin, et ensemble, nous étudions la gestion et la conservation des pêches communautaires. Nous voulions explorer pourquoi une réserve avait un tel succès alors que les autres du système ne l’étaient pas. Notre nouveau papier, publié le 26 mai 2021 dans la revue Frontiers in Marine Science, montre à quel point le soutien communautaire est essentiel aux efforts de conservation et comment les petites réserves qui sont «suffisamment bonnes» sur le plan écologique peuvent favoriser ce soutien et conduire à une conservation à long terme réussie.

Vue sur la proue d'un bateau en eau libre.
Un pêcheur sur l’eau ne voit pas les lignes qui définissent une zone protégée.
Anastasia Quintana, CC BY-ND

Lignes sur les cartes

Au cours des 15 dernières années, les aires marines protégées sont devenues l’outil dominant de la protection marine. De manière générale, ces zones protégées restreignent ou interdisent la pêche et la récolte dans une zone. Ils couvrent actuellement 7,66% de la surface de l’océan, soit environ 5 milliards de terrains de football. Les aires marines protégées peuvent augmenter le nombre et la taille des poissons, reconstruire les pêcheries à proximité, renforcer la résilience face au changement climatique et même réduire la maladie chez les espèces marines.

Lorsque les défenseurs de l’environnement et les décideurs ont entrepris de concevoir une nouvelle aire marine protégée, l’ancienne façon de penser était de trouver le meilleur emplacement pour une protection permanente. Cette focalisation signifiait souvent fermer de grandes zones à la pêche, créant conflits.

Historiquement, cette tension a opposaient scientifiques et pêcheurs – pas le meilleur quand pêcheur la conformité détermine le succès ou l’échec de la plupart des aires marines protégées. Souvent, la «protection» n’est rien de plus que lignes sur les cartes dans les bureaux du gouvernement tandis que la pêche se poursuit sans relâche dans l’eau. Même les réserves que les écologistes qualifient de succès peuvent être simultanément des échecs sociaux, qui menace en fin de compte les résultats écologiques à long terme.

Les 11 réserves de pêche mises en place dans le golfe de Californie sont un exemple d’approche alternative, où les pêcheurs décident de ce qu’est une réserve marine optimale. Les fermetures étant temporaires, les pêcheurs ont la possibilité de tester et d’adapter leurs conceptions au fil du temps. Au lieu d’imposer de grandes fermetures que la communauté pourrait accepter à contrecœur, l’idée était d’opter pour quelque chose de plus petit qui intéressait la communauté. Plutôt que d’être conçu principalement par scientifiques et décideurs, pêcheurs locaux – avec l’aide du groupe de conservation à but non lucratif Niparajá – dirigé l’effort eux-mêmes.

Deux communautés de pêcheurs, deux niveaux de réussite

Les aires marines protégées créent souvent un dilemme pour les pêcheurs – les meilleures zones à protéger sont souvent aussi les mieux pêcher. Lorsque Niparajá a approché les communautés de Baja California Sur, différentes villes avaient des niveaux de confiance variables quant à savoir si les réserves amélioreraient réellement leurs pêcheries.

Un homme tenant un gros poisson bleu et argent sur une plage.
Les pêcheurs locaux, bien que n’étant pas en mesure de pêcher à San Marcial, ont pu voir directement les avantages de l’AMP.
Anastasia Quintana, CC BY-ND

Dans la ville d’Agua Verde, les pêcheurs travaillaient avec Niparajá depuis des années. Les habitants faisaient tellement confiance au personnel du groupe de conservation qu’ils étaient prêts à transformer l’une de leurs précieuses zones de pêche en une réserve interdisant toute pêche. Unifiés par de solides dirigeants, les pêcheurs d’Agua Verde ont conçu San Marcial, la plus grande zone protégée du réseau, à 5,2 kilomètres carrés.

Sur cinq ans, il y a eu une augmentation de 30% de la biomasse de poisson dans la réserve. Lors des relevés, les pêcheurs ont signalé que les prises – qui étaient en déclin depuis des années – s’étaient stabilisées. Avec de tels avantages tangibles, lorsque le moment est venu de mettre à jour la réserve, Agua Verde l’a agrandie cinq fois. La ville a également voté pour la création d’une deuxième zone marine protégée presque aussi grande que la première.

Mais le contrôle local total a une faiblesse: lorsque les pêcheurs ne font pas confiance au processus, ils ne sont pas disposés à abandonner des zones de pêche productives. Nous l’avons vu avec la réserve de Punta Coyote. Certains pêcheurs des communautés qui ont conçu cette réserve avaient des antécédents de conflit avec Niparajá. Plusieurs villes pêchaient également dans les mêmes zones dans cette région, il était donc difficile pour un seul chef de coordonner les communautés.

Les communautés autour de Punta Coyote ont finalement conçu une minuscule réserve de 0,9 kilomètre carré qui couvrait un fond plat et sableux – un habitat du poisson pauvre. Sans surprise, il y a eu un effet négligeable sur le nombre de poissons au cours de la période de cinq ans. À l’expiration de la protection en 2017, les pêcheurs ont renouvelé mais n’ont pas élargi la zone fermée.

Par rapport à San Marcial, les neuf autres réserves étaient plus proches de la taille de Punta Coyote et se situaient au milieu en termes de résultats écologiques. Chacun a été renouvelé mais pas agrandi.

Nous avons découvert plusieurs facteurs médiateurs dans ces processus. Le leadership était essentiel pour créer une vision unifiée. De plus, les pêcheurs avaient besoin d’un moyen de voir par eux-mêmes les avantages de la réserve. Quatre des pêcheurs d’Agua Verde étaient recruté pour compter les poissons dans la réserve de San Marcial, ils ont donc observé de première main le rétablissement de l’écosystème.

En fin de compte, nous avons constaté que la conservation communautaire est un processus d’auto-renforcement qui fonctionne dans des boucles de rétroaction. En outre, une conception initiale «assez bonne» – c’est-à-dire ne pas viser le maximum d’avantages écologiques possibles tout en s’assurant que les réserves se traduisent par des améliorations perceptibles – semble fonctionner le mieux. Cela a conduit au succès de la conservation qui à son tour a conduit à la confiance et à la fierté – et à l’expansion – de l’aire protégée. Cependant, lorsque les conflits et la méfiance ont conduit à une conception médiocre sans avantages évidents – comme ce qui s’est passé avec Punta Coyote – les pêcheurs n’ont pas gagné la confiance dans le processus et n’ont pas élargi la zone.

Un diagramme montrant une boucle de rétroaction de la confiance, de la conception et des résultats écologiques.
Les boucles de rétroaction sociales et écologiques peuvent renforcer ou affaiblir les aires marines protégées.
Anastasia Quintana, CC BY-ND

La confiance mène à un soutien plus fort

Nos découvertes sur San Marcial et Punta Coyote remettent en question le besoin d’aires marines protégées optimales et permanentes. Au lieu de cela, nous voyons les aires marines protégées comme des opportunités d’action collective où «assez bien» pourrait en fait être mieux. Cependant, une mauvaise conception ou un manque de leadership peut conduire à une spirale descendante pour une aire protégée.

Ces résultats sont particulièrement pertinents cette année, car le Les Nations Unies dresse son cadre de la biodiversité pour la prochaine décennie. le projet de document publié appelle à étendre la couverture de 7,66% à 30% de l’océan mondial. Nos travaux suggèrent que dans certains cas, un moyen de créer des aires marines protégées plus nombreuses et plus efficaces est de donner un réel pouvoir aux personnes touchées par la protection, de commencer petit et de se concentrer sur l’établissement de la confiance et de rendre les résultats écologiques visibles. Alors que les aires protégées peuvent commencer petit, elles peuvent devenir beaucoup plus grandes lorsque les communautés locales les soutiennent.

Écologie industrielle – Wikipédia -Ecologie, science


étude de la matière et des flux d’énergie dans les systèmes industriels

Écologie industrielle (C’EST À DIRE) est l’étude des flux de matières et d’énergie à travers les systèmes industriels. L’économie industrielle mondiale peut être modélisée comme un réseau de processus industriels qui extraient des ressources de la Terre et transforment ces ressources en produits qui peuvent être achetés et vendus pour répondre aux besoins de l’humanité. L’écologie industrielle cherche à quantifier les flux de matières et à documenter les processus industriels qui font fonctionner la société moderne. Les écologistes industriels sont souvent préoccupés par les impacts des activités industrielles sur l’environnement, par l’utilisation de l’approvisionnement de la planète en ressources naturelles et par les problèmes d’élimination des déchets. L’écologie industrielle est un domaine de recherche multidisciplinaire jeune mais en pleine croissance qui combine des aspects de l’ingénierie, de l’économie, de la sociologie, de la toxicologie et des sciences naturelles.

L’écologie industrielle a été définie comme «un discours multidisciplinaire basé sur des systèmes qui cherche à comprendre le comportement émergent de systèmes complexes humains / naturels intégrés».[1] Le domaine aborde les questions de durabilité en examinant les problèmes sous de multiples perspectives, impliquant généralement des aspects de la sociologie, de l’environnement, de l’économie et de la technologie. Le nom vient de l’idée que l’analogie des systèmes naturels devrait être utilisée pour aider à comprendre comment concevoir des systèmes industriels durables.[2]

Aperçu[[Éditer]

L’écologie industrielle concerne le passage du processus industriel de systèmes linéaires (en boucle ouverte), dans lesquels les investissements en ressources et en capital se déplacent à travers le système pour devenir des déchets, à un système en boucle fermée où les déchets peuvent devenir des intrants pour de nouveaux processus.

Une grande partie de la recherche se concentre sur les domaines suivants:[3]

L’écologie industrielle cherche à comprendre la manière dont les systèmes industriels (par exemple une usine, une écorégion ou une économie nationale ou mondiale) interagissent avec la biosphère. Les écosystèmes naturels fournissent une métaphore pour comprendre comment différentes parties des systèmes industriels interagissent les unes avec les autres, dans un «écosystème» basé sur les ressources et le capital infrastructurel plutôt que sur le capital naturel. Il cherche à exploiter l’idée que les systèmes naturels ne contiennent pas de déchets pour inspirer une conception durable.

Outre des objectifs plus généraux de conservation de l’énergie et de conservation des matériaux, et la redéfinition des marchés des produits de base et des relations d’intendance des produits strictement comme une économie de services, l’écologie industrielle est l’un des quatre objectifs du capitalisme naturel. Cette stratégie décourage les formes d’achat amoral résultant de l’ignorance de ce qui se passe à distance et implique une économie politique qui valorise fortement le capital naturel et repose sur plus de capital pédagogique pour concevoir et maintenir chaque écologie industrielle unique.

Histoire[[Éditer]

L’écologie industrielle a été popularisée en 1989 dans un Américain scientifique article de Robert Frosch et Nicholas E. Gallopoulos.[[citation requise] La vision de Frosch et Gallopoulos était « pourquoi notre système industriel ne se comporterait-il pas comme un écosystème, où les déchets d’une espèce pourraient être une ressource pour une autre espèce? Pourquoi les produits d’une industrie ne seraient-ils pas les intrants d’une autre, réduisant ainsi l’utilisation de matières premières? matériaux, pollution et économies sur le traitement des déchets? « [2] Un exemple notable réside dans un parc industriel danois de la ville de Kalundborg. Ici, plusieurs liens de sous-produits et de chaleur résiduelle peuvent être trouvés entre de nombreuses entités telles qu’une grande centrale électrique, une raffinerie de pétrole, une usine pharmaceutique, une usine de plaques de plâtre, un fabricant d’enzymes, une entreprise de gestion des déchets et la ville elle-même.[4] Un autre exemple est le Rantasalmi EIP à Rantasalmi, en Finlande. Bien que ce pays ait déjà eu des PEI de forme organique, le parc de Rantasalmi est le premier PEI planifié en Finlande.

Le domaine scientifique de l’écologie industrielle s’est développé rapidement ces dernières années. Le Journal of Industrial Ecology (depuis 1997), l’International Society for Industrial Ecology (depuis 2001) et la revue Progress in Industrial Ecology (depuis 2004) confèrent à Industrial Ecology une position forte et dynamique dans la communauté scientifique internationale. Les principes de l’écologie industrielle émergent également dans divers domaines politiques tels que le concept d’économie circulaire qui est promu en Chine. Bien que la définition de l’économie circulaire n’ait pas encore été formalisée, l’accent est généralement mis sur des stratégies telles que la création d’un flux circulaire de matières et les flux d’énergie en cascade. Un exemple de ceci serait l’utilisation de la chaleur perdue d’un processus pour exécuter un autre processus qui nécessite une température plus basse. On espère qu’une telle stratégie créera une économie plus efficace avec moins de polluants et d’autres sous-produits indésirables.[5]

Des principes[[Éditer]

L’un des principes centraux de l’écologie industrielle est l’idée que les systèmes sociétaux et technologiques sont limités à l’intérieur de la biosphère et n’existent pas en dehors de celle-ci. L’écologie est utilisée comme métaphore en raison de l’observation que les systèmes naturels réutilisent les matériaux et ont un cycle en boucle largement fermée des nutriments. L’écologie industrielle aborde les problèmes avec l’hypothèse qu’en utilisant des principes similaires systèmes naturels, systèmes industriels peuvent être améliorées pour réduire également leur impact sur l’environnement naturel. Le tableau montre la métaphore générale.

IE examine les problèmes de société et leur relation avec les systèmes techniques et l’environnement. À travers cela vision holistique , IE reconnaît que la résolution de problèmes doit impliquer la compréhension des connexions qui existent entre ces systèmes, divers aspects ne peuvent être considérés isolément. Souvent, des modifications dans une partie du système global peuvent se propager et provoquer des modifications dans une autre partie. Ainsi, vous ne pouvez comprendre un problème que si vous regardez ses parties par rapport au tout. Sur la base de ce cadre, IE examine les problèmes environnementaux avec un pensée systémique approcher. Un bon exemple d’EI avec ces impacts sociétaux peut être trouvé au Blue Lagoon en Islande. Le lagon utilise l’eau surchauffée d’une centrale géothermique locale pour remplir des bassins riches en minéraux qui sont devenus des centres de guérison récréatifs. En ce sens, le processus industriel de production d’énergie utilise ses eaux usées pour fournir une ressource cruciale pour l’industrie récréative dépendante.

Prenons une ville par exemple. Une ville peut être divisée en zones commerciales, zones résidentielles, bureaux, services, infrastructures, etc. Ce sont tous des sous-systèmes du système des «grandes villes». Des problèmes peuvent surgir dans un sous-système, mais la solution doit être mondiale. Disons que le prix du logement augmente considérablement parce que la demande de logement est trop élevée. Une solution serait de construire de nouvelles maisons, mais cela conduira à plus de personnes vivant dans la ville, conduisant au besoin de plus d’infrastructures comme des routes, des écoles, plus de supermarchés, etc. Ce système est une interprétation simplifiée de la réalité dont les comportements peuvent être «prédit».

Dans de nombreux cas, les systèmes avec lesquels IE traite sont des systèmes complexes. La complexité rend difficile la compréhension du comportement du système et peut entraîner des effets de rebond. En raison d’un changement de comportement imprévu des utilisateurs ou des consommateurs, une mesure prise pour améliorer les performances environnementales n’entraîne aucune amélioration ou peut même aggraver la situation.

En outre, réflexion sur le cycle de vie est également un principe très important en écologie industrielle. Cela implique que tous les impacts environnementaux causés par un produit, un système ou un projet au cours de son cycle de vie sont pris en compte. Dans ce contexte, le cycle de vie comprend

Le transport nécessaire entre ces étapes est également pris en compte ainsi que, le cas échéant, des étapes supplémentaires telles que la réutilisation, la remise à neuf et le recyclage.
L’adoption d’une approche basée sur le cycle de vie est essentielle pour éviter de déplacer les impacts environnementaux d’une étape du cycle de vie à une autre. Ceci est communément appelé déplacement de problème. Par exemple, lors de la refonte d’un produit, on peut choisir de réduire son poids, diminuant ainsi l’utilisation des ressources. Il est possible que les matériaux plus légers utilisés dans le nouveau produit soient plus difficiles à éliminer. Les impacts environnementaux du produit acquis lors de la phase d’extraction sont déplacés vers la phase d’élimination. Les améliorations environnementales globales sont donc nulles.

Un dernier principe important d’IE est son approche intégrée ou alors multidisciplinarité. L’IE prend en compte trois disciplines différentes: les sciences sociales (y compris l’économie), les sciences techniques et les sciences de l’environnement. Le défi est de les fusionner en une seule approche.

Exemples[[Éditer]

Le parc industriel de Kalundborg est situé au Danemark. Ce parc industriel est particulier car les entreprises réutilisent les déchets des autres (qui deviennent alors des sous-produits). Par exemple, la centrale électrique Energy E2 Asnæs produit du gypse comme sous-produit du processus de production d’électricité; ce gypse devient une ressource pour le BPB Gyproc A / S qui produit des plaques de plâtre.[4] Voici un exemple de système inspiré de la métaphore biosphère-technosphère: dans les écosystèmes, les déchets d’un organisme sont utilisés comme intrants pour d’autres organismes; dans les systèmes industriels, les déchets d’une entreprise sont utilisés comme ressource par d’autres.

Outre l’avantage direct d’incorporer des déchets dans la boucle, l’utilisation d’un parc éco-industriel peut être un moyen de rendre les centrales de production d’énergie renouvelable, comme le solaire PV, plus économiques et respectueuses de l’environnement. Essentiellement, cela contribue à la croissance de l’industrie des énergies renouvelables et aux avantages environnementaux qui découlent du remplacement des combustibles fossiles.[6]

Des exemples supplémentaires d’écologie industrielle comprennent:

  • Remplacer le sous-produit des cendres volantes des pratiques de combustion du charbon par le ciment dans la production de béton[7]
  • Utilisation de biocarburants de deuxième génération. Un exemple de ceci est la conversion de graisse ou d’huile de cuisson en biodiesels pour alimenter les véhicules.[8]
  • Le Centre national de production plus propre d’Afrique du Sud (CNPC) a été créé afin de rendre les industries de la région plus efficaces en termes de matériaux. Les résultats de l’utilisation de méthodes durables comprendront une réduction des coûts énergétiques et une meilleure gestion des déchets. Le programme évalue les entreprises existantes pour mettre en œuvre le changement.[9]

Directions futures[[Éditer]

La métaphore de l’écosystème popularisée par Frosch et Gallopoulos[2] a été un outil créatif précieux pour aider les chercheurs à rechercher de nouvelles solutions à des problèmes difficiles. Récemment, il a été souligné que cette métaphore est largement basée sur un modèle d’écologie classique, et que des progrès dans la compréhension de l’écologie basée sur la science de la complexité ont été réalisés par des chercheurs tels que C. S. Holling, James J. Kay,[10] et plus avancé en termes d’écologie contemporaine par d’autres.[11][12][13][14] Pour l’écologie industrielle, cela peut signifier un passage d’une vision plus mécaniste des systèmes à une vision où la durabilité est considérée comme une propriété émergente d’un système complexe.[15][16] Pour approfondir cette question, plusieurs chercheurs travaillent avec des techniques de modélisation basées sur des agents
.[17][18]

L’analyse exergétique est réalisée dans le domaine de l’écologie industrielle pour utiliser l’énergie plus efficacement.[19] Le terme exergie a été inventé par Zoran Rant en 1956, mais le concept a été développé par J. Willard Gibbs. Au cours des dernières décennies, l’utilisation de l’exergie s’est étendue en dehors de la physique et de l’ingénierie aux domaines de l’écologie industrielle, de l’économie écologique, de l’écologie des systèmes et de l’énergétique.

Autres exemples[[Éditer]

Le Burnside Cleaner Production Centre de Burnside, en Nouvelle-Écosse, est un autre excellent exemple d’écologie industrielle, tant dans la pratique que dans le potentiel. Ils jouent un rôle en facilitant l’écologisation de plus de 1 200 entreprises situées à Burnside, le plus grand parc industriel de l’est du Canada. La création d’une bourse des déchets est une grande partie de leur objectif, qui favorisera de solides relations d’écologie industrielle.[20]

Voir également[[Éditer]

Les références[[Éditer]

  1. ^
    Allenby, Brad (2006). « Les ontologies de l’écologie industrielle » (PDF). Progrès en écologie industrielle. 3 (1/2): 28–40. est ce que je:10.1504 / PIE.2006.010039.[[lien mort permanent]
  2. ^ une b c Frosch, R.A .; Gallopoulos, N.E. (1989). « Stratégies de fabrication ». Américain scientifique. 261 (3): 144-152. Bibcode:1989SciAm.261c.144F. est ce que je:10.1038 / Scientificamerican0989-144.
  3. ^ « Société internationale d’écologie industrielle | Histoire ». Archivé de l’original le 10 juillet 2009. Récupéré 8 janvier 2009.
  4. ^ une b « Le centre de Kalundborg pour la symbiose industrielle ». Récupéré en 2007.
  5. ^ Yuan, Z .; Bi, J .; Moriguichi, Y. (2008). « L’économie circulaire: une nouvelle stratégie de développement en Chine ». Journal d’écologie industrielle. dix (1–2): 4–8. est ce que je:10.1162 / 108819806775545321.
  6. ^ Pearce, J. M. (2008). « Symbiose industrielle pour la fabrication photovoltaïque à très grande échelle ». Énergie renouvelable. 33 (5): 1101-1108. CiteSeerX 10.1.1.394.8892. est ce que je:10.1016 / j.renene.2007.07.002.
  7. ^ Thomas, Michael. « Optimiser l’utilisation des cendres volantes dans le béton. » Association du ciment Portland
  8. ^ « Huiles et graisses usagées et usagées pour le biodiesel – eXtension ». extension.org. Récupéré 7 avril 2018.
  9. ^ «NCPC – Énergie plus propre et réduite».
  10. ^ Kay, J.J. (2002). Kibert, C.; Sendzimir, J .; Guy, B. (éd.). « Sur la théorie de la complexité, l’exergie et l’écologie industrielle: quelques implications pour l’écologie de la construction » (PDF). Écologie de la construction: la nature comme base des bâtiments verts: 72–107. Archivé de l’original (PDF) le 6 janvier 2006.
  11. ^ Levine, S. H. (2003). « Comparaison des produits et de la production dans les systèmes écologiques et industriels ». Journal d’écologie industrielle. 7 (2): 33–42. est ce que je:10.1162 / 108819803322564334.
  12. ^ Nielsen, Søren Nors (2007). « Qu’est-ce que la théorie moderne des écosystèmes à offrir à la production plus propre, à l’écologie industrielle et à la société? Les points de vue d’un écologiste ». Journal de la production plus propre. 15 (17): 1639-1653. est ce que je:10.1016 / j.jclepro.2006.08.008.
  13. ^ Ashton, W. S. (2009). « La structure, la fonction et l’évolution d’un écosystème industriel régional ». Journal d’écologie industrielle. 13 (2): 228. doi:10.1111 / j.1530-9290.2009.00111.x.
  14. ^ Jensen, P. D. (2011). « Réinterpréter l’écologie industrielle ». Journal d’écologie industrielle. 15 (5): 680–692. est ce que je:10.1111 / j.1530-9290.2011.00377.x.
  15. ^ Ehrenfeld, John (2004). « L’écologie industrielle peut-elle être la science de la durabilité? ». Journal d’écologie industrielle. 8 (1–2): 1–3. est ce que je:10.1162 / 1088198041269364.
  16. ^ Ehrenfeld, John (2007). « L’écologie industrielle existerait-elle sans la durabilité en arrière-plan? ». Journal d’écologie industrielle. 11 (1): 73–84. est ce que je:10.1162 / jiec.2007.1177.
  17. ^ Axtell, R.L .; Andrews, C.J .; Petit, M.J. (2002). « Modélisation à base d’agents et écologie industrielle ». Journal d’écologie industrielle. 5 (4): 10–13. est ce que je:10.1162 / 10881980160084006.
  18. ^ Kraines, S.; Wallace, D. (2006). « Application de la simulation basée sur les agents en écologie industrielle ». Journal d’écologie industrielle. dix (1–2): 15–18. est ce que je:10.1162 / 108819806775545376.
  19. ^ Mur, Göran. « Exergy – un concept utile ».
  20. ^ « Écologie industrielle: de la théorie à la pratique ». newcity.ca. Archivé de l’original le 22 février 2006. Récupéré 7 avril 2018.

Lectures complémentaires[[Éditer]

Liens externes[[Éditer]

Articles et livres
Éducation
Matériel de recherche
Réseau


Le pliage des matériaux 2D leur confère de nouvelles propriétés utiles pour les communications quantiques – nouvelle recherche -Ecologie, science


Le graphène est un matériau composé d’atomes de carbone d’une épaisseur d’une couche, disposés dans une structure en nid d’abeille. Il a été utilisé pour rendre les matériaux plus solides, créer des composants à ultra-haute fréquence pour les communications, améliorer les performances de la batterie et même utilisé pour faire des tests COVID-19. C’est le matériau bidimensionnel par excellence (2D), mais les matériaux 2D sont bien plus que le graphène.

Depuis que le graphène a été isolé pour la première fois en 2004, la recherche s’est étendue à la création d’autres matériaux 2D sans carbone. Il y en a maintenant plusieurs dizaines, et ils sont réputés pour avoir un impact là où le graphène est moins adapté, comme dans les nouveaux transistors et les dispositifs optoélectroniques de nouvelle génération, qui génèrent, détectent et contrôlent la lumière.

Notre étude récente s’est concentré sur une nouvelle forme du matériau 2D disulfure de tungstène (WS2), qui est à la fois 2D et 3D. WS2 est un semi-conducteur – le même que le silicium, que l’on trouve dans presque tous les appareils électroniques. Cependant, contrairement au silicium, WS2 peut exister sous une forme 2D stable. Nous avons organisé le matériau WS2 d’une nouvelle manière pour créer un agencement 3D de feuilles 2D que nous appelons un nanomesh.

Le nanomesh WS2 double la fréquence et divise par deux la longueur d’onde de la lumière laser – changeant ainsi sa couleur – avec une grande efficacité. Cela signifie qu’il pourrait être utile dans les composants pour les communications quantiques utilisant la lumière, où les tentatives «d’écouter» des messages peuvent toujours être détectées. La lumière est importante dans les communications quantiques car des particules de lumière, appelées photons, peuvent être utilisées pour transporter des informations. Lorsque deux photons subissent ce qu’on appelle l’intrication quantique, tout ce qui arrive à l’un d’eux est immédiatement observable dans l’autre, quelle que soit leur distance.

La communication quantique a le potentiel de fournir une communication véritablement sécurisée à travers le monde. En utilisant la propriété bizarre de l’intrication, il est possible de concevoir un système de sorte que lorsqu’un signal est intercepté, l’expéditeur le sache immédiatement.

Un grand nombre des tentatives jusqu’à présent pour créer des communications quantiques ont utilisé la lumière laser. Mais pour ce faire, nous avons besoin d’un moyen efficace de contrôler la lumière. Cela pourrait potentiellement être fait avec des matériaux 2D.

Un circuit imprimé avec des lumières qui en sortent.
Les communications quantiques seraient protégées des pirates.
Shutterstock / Titre sans titre

Confinement bidimensionnel

Dans les matériaux 2D, les électrons peuvent se déplacer dans deux dimensions mais leur mouvement dans la troisième dimension est limité. Ce confinement confère aux matériaux 2D des propriétés intéressantes qui signifient qu’ils sont très prometteurs en tant que dispositifs ultra-minces pour l’informatique, les communications, la détection, l’énergie, l’imagerie et l’informatique quantique. Pour bon nombre de ces applications, les matériaux 2D, qui n’ont qu’un seul atome d’épaisseur, reposent à plat sur une surface de support.

Malheureusement, cependant, la résistance de ces matériaux – qu’ils sont extrêmement minces – est également leur plus grande faiblesse. Cela signifie que lorsqu’ils sont éclairés, la lumière visible ne peut interagir avec eux que sur une épaisseur minime et l’effet résultant est faible. Pour surmonter cela, des chercheurs comme moi commencent à chercher de nouvelles façons d’emballer les matériaux 2D dans des structures 3D complexes.

Nanomesh

Mon doctorant et moi avons créé un réseau 3D palmé de piles denses et distribuées de manière aléatoire, contenant des feuilles 2D pivotées et fusionnées appelées nanomesh. Ses caractéristiques uniques sont le résultat du processus de synthèse spécifique que nous avons développé. Nous avons commencé par cultiver des nanotubes unidimensionnels (feuilles laminées) de WS2, comme un échafaudage. Ceux-ci sont naturellement remplis d’un matériau à partir duquel les feuilles de WS2 pourraient croître aux extrémités des nanotubes et sur leurs côtés, tournées les unes sur les autres et déployées comme un ventilateur. Ces feuilles ont ensuite fusionné les unes avec les autres pour créer des feuilles 2D plus grandes se croisant en 3D pour créer le nanomesh.



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À l’intérieur d’un semi-conducteur, il y a des bandes d’énergie, séparées par un écart d’énergie. Seule la lumière avec une énergie plus grande que l’écart d’énergie peut interagir avec le matériau de manière utile. Si de nouveaux niveaux d’énergie sont introduits à l’intérieur de cet écart d’énergie, le doublement de la fréquence de la lumière qui traverse le matériau est beaucoup plus efficace et peut avoir lieu sur une plus large gamme de longueurs d’onde. C’est exactement ce que notre nanomesh réalise, il change le paysage énergétique – les bandes d’énergie, les écarts d’énergie et les niveaux d’énergie à l’intérieur de l’écart – du matériau.

Les mesures effectuées par mes collègues du groupe photonique ont démontré que le matériau nanomesh convertit efficacement une couleur laser en une autre sur une large palette de couleurs. Comparé aux couches WS2 à plat, le nanomesh est très efficace et répond à une large gamme de longueurs d’onde lumineuses, tout en étant durable et capable de se développer sur de grandes surfaces.

Notre étude est la preuve que l’assemblage de matériaux 2D dans un agencement 3D ne se traduit pas seulement par des matériaux 2D plus épais avec lesquels la lumière interagit plus fortement – cela produit des matériaux aux propriétés entièrement nouvelles.

Le nanomesh que nous avons fabriqué est technologiquement simple à produire à grande échelle et offre une interaction avec la lumière qui peut être réglée. Le matériau pourrait encore évoluer, par exemple en incluant de petites nanoparticules métalliques ou en déposant un second matériau. De tels hybrides offriraient des moyens supplémentaires de changer la lumière laser qui les traverse.

Notre prochain objectif est d’incorporer le nanomesh dans des dispositifs qui transmettent et modifient la lumière et qui peuvent être intégrés à la microélectronique traditionnelle. C’est une voie pour développer des communications optiques quantiques pratiques.